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Le réseau Grues France
Grâce au Réseau Grues France, vous pouvez
suivre la migration des Grues cendrées sur ce site. |
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" Un billet aller-retour " pour un voyage à travers lEurope De tout temps, la migration des Grues cendrées a rythmé les saisons des hommes. Leurs " grou-grou " caractéristiques annoncent leur arrivée. De la Suède à la Péninsule Ibérique en passant par la France, les Grues traversent notre continent deux fois par an : vers leurs zones dhivernage à lautomne puis vers leurs sites de nidification au printemps. Après lélevage des jeunes dans les tourbières de la forêt scandinave, des milliers de Grues se rassemblent pendant les mois daoût et septembre sur les îles et les côtes sud de la mer Baltique. A partir doctobre, quand la nourriture devient plus difficile à trouver, les départs vers le sud interviennent massivement, en deux, voire trois grosses vagues. Cest le début de la longue route trans-européenne les conduisant vers l'Espagne, lieu d'hivernage classique. Mais de plus en plus, la France accueille des hivernantes (Champagne et Aquitaine). Dès février, la migration reprend en sens inverse. Pressées par linstinct Lultime étape avant la dispersion sur les sites de nidification est le lac dHornborga en Suède.
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Le Réseau Grues France : des observateurs aux aguets Complexe et mystérieuse, cette migration est suivie depuis quelques années par les observateurs du Réseau Grues France. Pour les membres du réseau, les grands coups de clairon des Grues annoncent une période intense démerveillement et de suspense. Mis en place en 1995 par la LPO Champagne-Ardenne, le réseau regroupe la trentaine dassociations présentes tout au long du couloir de migration. Le réseau prend toute sa dimension grâce aux échanges avec des organismes étrangers en Allemagne et en Espagne. Lors des gros passages migratoires, cest leffervescence dans les bureaux champardennais. Téléphone, fax, e-mail sont mobilisés. Un dispositif sans failles a été élaboré afin de mieux anticiper les mouvements migratoires et de s'alerter lors d'arrivées ou départs massifs de Grues. Premier mouvement, première alerte Un exemple : le 8 novembre 1998, 2 600 Grues sont comptabilisées au départ de leur
dortoir du lac du Der. Pendant ce temps là, en Allemagne, des rassemblements massifs dans
le nord du pays laissent présager des départs imminents... Dans le même temps, en Allemagne du Nord les départs continuent, des vols sont repérés tout au long du couloir et en Champagne-Ardenne les fax nen finissent pas de crépiter...
Où le terme " réseau " prend sa véritable signification Tout au long de la saison de migration, départs et arrivées se succèdent à un rythme très soutenu. Ainsi à limage de cette première vague fort mouvementée, toutes les observations de vols de Grues sont centralisées par les associations locales et retransmises à la LPO en Champagne-Ardenne, coordonnateur national. Outil de communication indispensable entre les associations participantes, une synthèse nationale est éditée chaque année faisant le bilan de la migration précédente. Le fonctionnement dun tel réseau permet aussi dassurer un relais d'information régulier et fiable auprès du public et des médias fortement intéressés. Il permet également de rassembler les observations de Grues baguées dans le cadre d'un programme scientifique international et d'y collaborer pleinement.
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| Le réseau Grues France, c'est :
Une cinquantaine d’organismes couvrant lensemble du couloir de migration (voir carte ci-contre) Les membres du réseau Grues France
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Des contacts fructueux avec plusieurs associations à létranger : Kranich-Informationszentrum en Allemagne, SEO/BirdLife, SEO/ARAGON et ALLUCANT, ADENEX en Espagne et Swedish Crane Working Group en Suède.. Tout au long du Réseau, communiquez vos données :
votre participation est une chance pour que les Grues cendrées soient mieux connues et
mieux protégées ! La Champagne-Ardenne au cur de la migration |
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Des mesures agri-environnementales en diminution. Les mesures agri-environnementales qui existaient en
Champagne Ardenne venaient s’inscrire
dans la ligne de protection de la grue et de ses sites de stationnement.
Elaborées en concertation avec la profession agricole, elles laissaient une
nourriture accessible aux Grues (pas de labours sur les chaumes de maïs
avant le 15 décembre ou le 15 mars, préservation des prairies). En
compensation, les agriculteurs souscrivant à ces pratiques recevaient une
aide financière (crédits français et européens). Le suivi de ces zones
d’alimentation (près de 1500 hectares contractualisés) était assuré par la
LPO. Ces mesures n'ont pas été pérennisées. Information et sensibilisation De nombreux produits d’animations ont été mis en place autour du lac du Der où le spectacle grandiose des levers et couchers des Grues attire chaque année de nombreux admirateurs venus de toute l’Europe. Week-ends, journées Der, et accueils le long des digues du lac assurés par des bénévoles permettent à un large public de découvrir ces formidables échassiers. Ainsi, la conciliation Grue - Agriculture - Tourisme que la LPO a initiée et la forte implication de ses bénévoles (près de 900 heures consacrées cette saison au suivi des oiseaux et à l'accueil du public) font qu'aujourd'hui elle est devenue l'interlocuteur privilégié des agriculteurs et joue un rôle touristique incontestable. Elle participe ainsi à sa manière au développement local durable de la région. Un exemple à suivre, déjà engagé en Aquitaine. Où voir les Grues en France ? |
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Des vols de Grues peuvent être observés d'octobre à décembre et en février-mars dans toutes les régions du couloir de migration (Lorraine, Champagne-Ardenne, Bourgogne, Centre, Limousin, Auvergne, Aquitaine). De plus, quelques sites favorables accueillent régulièrement
plusieurs milliers d’oiseaux. - Lac du Der-Chantecoq, - Captieux et site de gagnage d'Arjuzanx (Solferino-Platiet) en
Aquitaine, |
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