Pygargue à queue blanche

Le Pygargue à queue blanche

Comment le reconnaître ?
Avec plus de 2 mètres d'envergure, c'est le plus grand de nos rapaces. Bien sur de très loin, il est parfois difficile de se rendre compte de sa taille. Mais lorsqu'il est houspillé par des Corneilles noires, vous vous rendez compte alors de la différence de taille.
Sa silhouette massive et sa grande taille sont ses points les plus caractéristiques. Ses ailes sont longues et larges et très nettement digitées (les plumes du bout des ailes sont semblables à des doigts).
Seul l'adulte a la queue blanche caractéristique de l'espèce. Les jeunes peuvent être confondus avec d'autres rapaces.

Sa vie :
Dans notre région de Champagne Ardenne, c'est un hivernant, c'est à dire qu'il vient passer l'hiver sur les grands lacs de Champagne humide. Il passe son temps à pêcher, chasser et à se reposer. On le voit alors posé sur un arbre ou une souche en attente d'une proie. Son envol provoque la panique chez les oiseaux des alentours (Vanneaux huppés, Sarcelles d'hiver...)

Comment se reproduit-il ?
Il ne niche pas en France. Il fait son nid dans un arbre ou sur une falaise, comme en Norvège où il est facilement observable.

Que mange-t-il ?
C'est à la fois un pêcheur, un chasseur, un parasite et un charognard! Ainsi, au bord du Der, vous pouvez avoir la chance de le voir pêcher un beau poisson, mais il ne rechigne pas à poursuivre un Héron cendré si celui-ci a trouvé une proie (le héron, poursuivi par le pygargue a vite fait de lâcher sa proie). Il s'en prend également aux canards présents sur le plan d'eau et n'hésite pas à s'attaquer à une proie plus grosse si celle-ci lui paraît affaiblie (une Oie cendrée ne l'intimide pas).
S'il revient bredouille de sa chasse ou de sa pêche, il se contentera des charognes qu'il pourra trouver.

Où peut-on le rencontrer ?
En France c'est un hivernant rare, mais régulier sur les grands lacs de Champagne Ardenne : lac du Der et lacs Aubois. Dans la région, on peut le rencontrer également en Argonne.

Chant et cris
En dehors de la période de reproduction, il est le plus souvent silencieux. Certains observateurs ont déjà entendu le mâle adulte "chanter" (crier serait plus juste) au lac du Der par une belle journée de février ou mars.

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