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chasse
Rappel des principaux événements survenus de 1979 à fin 2001
Rappel des principaux événements survenus
en 2002 et 2003
Rappel des principaux
événements survenus en 2006
Rappel des principaux événements
survenus en 2007 et début 2008
Rappel des principaux événements
survenus en 2008 et 2009 28 janvier 2004 : L’ARRETE
DE CLOTURE DE LA CHASSE AUX OISEAUX MIGRATEURS EN 2004 VIENT DE
PARAITRE
Voici enfin sorti au J.O. de ce jour l'arrêté de Mme Bachelot fixant les
dates de fermeture de la chasse au gibier d'eau et oiseaux de passage en
2004
SON CONTENU :
- anatidés fermés au 31 janvier
- Oies, limicoles et rallidés fermés le 8 février (à partir du 1/02, chasse
uniquement à partir des installations fixes tels que hutteaux, huttes,
tonnes et gabions...)
- oiseaux de passage (turdidés, colombidés, caille, bécasse) fermés au 20
février sauf alouette des champs (31/01)
ACTION LPO :
Aussitôt publié, aussitôt attaqué devant le Conseil d'Etat (dépôt des
recours ce jour à 14 H 00) sous la forme d’un recours en annulation assorti
d'un référé suspension (pour le faire suspendre dans l'urgence sous 48 H)
A noter que la LPO avait le 27 janvier envoyé à la ministre, un courrier
(fax) la sommant de faire publier l'arrêté avant aujourd'hui, date limite
pour son entrée en vigueur le 31/01 (en effet, s'il paraît au J.O. du 28/01,
il arrive en préfecture le 29/01, le 30 est un jour franc et il entre en
vigueur donc le 31/01, date de fermeture admise par la jurisprudence pour un
certain nombre d'espèces ...)
CE QUE CONTESTE LA LPO DEVANT LE CONSEIL D'ETAT :
la fermeture des oies, rallidés,limicoles, turdidés, de la bécasse et de la
tourterelle turque après le 31 janvier
la fermeture des autres colombidés (pigeons) après le 10 février ...
REMARQUES
Constatons tout de même que Madame Bachelot a attendu le dernier jour pour
publier son arrêté signé presque un mois auparavant, le 31 décembre 2003 !
Etait-ce une nouvelle manœuvre pour empêcher les velléités contentieuses des
associations ?
Les chasseurs espéraient, sans doute, que faute d’arrêté, ils pourraient
chasser toutes les espèces jusqu’à la date butoir du 28 février !
Après la générosité excessive dont elle a fait preuve en sortant 3 arrêtés
successifs d’ouverture anticipée de la chasse au gibier d’eau l’été 2003,
voilà que notre Ministre rechigne à en publier un seul sur les dates de
clôture de la chasse aux oiseaux migrateurs.
5 février 2004 : Le juge du Conseil d'Etat
rend son ordonnance de référé (lire ci-dessus) suite à l'action des
association des protection de la nature (LPO, ROC, ASPAS et CVN).
- Le juge des référés a considéré que la condition d'urgence n'était plus
réunie pour les oies, limicoles, rallidés dont la fermeture était prévue
le 8/02 et a maintenu cette date pour ces espèces.
- Pour les pigeons et turdités (grives et merle), il a suspendu l'arrêté
ministériel et enjoint la ministre de prendre "sans délai" un nouvel
arrêté fixant au 10 février la clôture pour ces 8 espèces.
- Pour le tourterelles et la bécasse des bois, il a maintenu la date du 20
février.
- l'Etat est condamné à verser respectivement à la LPO, CNV et l'APSAS
2 000 €, 8 00 € et 1 500 €.
En publiant son arrêté le 28 janvier, quelques
jours avant la date limite, la manoeuvre de Madame Bachelot a permis aux
chasseurs de pouvoir tirer les oies, limicoles et rallidés jusqu'au 8
février, alors que cette chasse aurait dû être fermée le 1er.
Cette volonté de contrarier l'action juridique des associations en les
mettant (ainsi que le conseil d'Etat) devant le fait accompli montre que
notre gouvernement préfère comme d'habitude ne pas déplaire aux chasseurs,
d'autant plus que les échéances électorales approchent.
Une nouvelle fois le Conseil d'Etat a donné raison aux associations de
protection de la nature, mais combien de décisions semblables
devront-elles être prise pour qu'enfin notre gouvernement accepte
d'appliquer les directives européennes (adoptées, rappelons le, sous la
présidence Française en avril 1979...) ?
7 février 2004 : Madame Bachelot se plie à
l'injonction du Conseil d'Etat et ferme la chasse aux grives, merle et
pigeons le 10 février.
30 juillet 2004 : Serge Lepeltier, nouveau
Ministre de l’Ecologie et du Développement durable fixe les dates
d'ouverture de la chasse aux oiseaux migrateurs. La LPO reste moyennement
satisfaite quant aux dates retenues.
Satisfaite d’un côté car pour la première fois, l’ouverture de la
chasse aux canards sur le domaine public maritime et sur le domaine
terrestre se fera à la même date, le 28 août 2004. Une décision historique
prise par le Ministère que la LPO tient à souligner comme une véritable
avancée.
Néanmoins, la LPO désapprouve et regrette l’ouverture de la chasse
sur le domaine public maritime portée au 7 août pour les oies, les
limicoles (oiseaux de rivage qui regroupent les courlis, barges, pluviers,
bécasseaux, chevaliers), et les bécassines (chassables uniquement sur les
seules platières aménagées). La LPO avait préconisé une ouverture au 15
août.
Si ces nouvelles mesures prises par le gouvernement sont par certaines
encourageantes, elles ne doivent pas faire oublier ni masquer le fait
qu’une ouverture de la chasse pour certains migrateurs dès le début du
mois août reste néfaste. Elle porte en effet un grave préjudice aux
autres espèces, en les dérangeant notamment en pleine période de
reproduction qui se poursuit jusqu’en septembre.
La LPO rappelle donc sa
position sur le sujet et préconise une ouverture de la chasse pour toutes
ces espèces au 1er septembre.
Octobre 2004 :
La loi sur le développement des territoires ruraux dont l'objectif
initial était le développement des territoires ruraux se transforme petit à
petit en nouvelle loi sur la chasse. Le lobby de la chasse en profite en
effet pour essayer de faire reculer la protection de la nature de 40 ans!
Nous ne manquerons pas de vous informer ici de cette nouvelle loi, dès que
les navettes parlementaires seront terminées.
Les débats à l'Assemblée nationale ont été consternants. L'amour de la chasse justifie
pour certains tous les excès. Le député de notre région, Charles Amédée De
Courson n'a-t-il pas déclaré en parlant des Buses variables à l'Assemblée
Nationale le 12 octobre 2004 : "Savez-vous
ce que je fais, lorsque je m'ennuie sur l'autoroute ? Je compte les buses
sur les poteaux. Elles sont grasses comme des gorets et elles prolifèrent."
Cette magnifique phrase prouve
au moins une chose : le ridicule ne tue pas.

Charles Amédée De Courson a inspiré notre dessinateur
Julien Soufflot.
Jean-Claude Lemoine (UMP Manche et rapporteur de la loi) s'est lui aussi
largement illustré ce jour là. Au sujet des espèces protégées le député et
rapporteur de la loi se montre en pleine forme : "tout le monde connaît le
cas des cormorans, qui sont une calamité, mais il en est de même pour les
" becs crochus ", buses, busards, éperviers, très nocifs pour le gibier
sédentaire. " Des propos que l'on pensait disparus depuis des décennies.
Janvier 2005 :
Le Ministère de l'Ecologie et du développement Durable a fait paraître au
J.O. du 19/01/05 un arrêté du 17/01/05 fixant, de manière permanente
(valable pour chaque saison de chasse sauf s'il était attaqué et annulé) la
date de clôture de la chasse aux oiseaux migrateurs du 31 janvier au 20
février selon les espèces.
- Fermeture de tout le gibier d'eau (canards, oies, limicoles y compris
bécassines et vanneaux) et de l'alouette des champs le 31 janvier.
- Fermeture de la chasse des turdidés (les 4 espèces de grives et le merle)
et des pigeons (3 espèces) le 10 février.
- Clôture de la chasse à la caille des blés, la bécasse des bois et aux
tourterelles (2 espèces) le 20 février.
La LPO est plutôt satisfaite quant aux dates
choisies pour la fermeture de la chasse aux oiseaux migrateurs car pour la
première fois, la fermeture de la chasse aux oiseaux migrateurs respectera
les réalités biologiques de la migration prénuptiale actuellement
disponibles et reconnues par le monde scientifique.
Néanmoins, la LPO estime qu’une date de clôture
unique de toutes les espèces au 31 janvier reste la meilleure solution.
Pour la première fois depuis plus de 15 ans, il est
probable que s’installe enfin une trêve et que les arrêtés fixant les dates
de chasse pour la saison 2004/2005 (ouverture et clôture) ne feront pas
l’objet de recours contentieux.
Mars
2005.
A l'approche du référendum sur l'Europe, le
gouvernement essaye de ratisser large et comme d'habitude caresse le monde
de la chasse dans le sens du poil :
Pour dissuader les chasseurs français,
traditionnellement eurosceptiques, de voter contre le traité
constitutionnel, Jean-Pierre Raffarin multiplie les gestes à leur égard
ils représentent 1,5 million de voix potentielles.
Le premier ministre français plaide notamment pour l'insertion d'un "guide
interprétatif" dans les annexes de la directive européenne "oiseaux" de
1979, qui interdit la chasse pendant les périodes de migration et de
reproduction de ces derniers.
Dans ce guide, figureraient, par exemple, des données scientifiques sur les
espèces qui pourraient permettre d'élargir, pour certaines d'entre elles
notamment le gibier d'eau , les périodes de chasse.
"Nous pourrions gagner une à deux semaines de plus pour certains oiseaux
d'eau", prédit un conseiller de la Fédération nationale des chasseurs (FNC),
dont le président, Charles-Henri de Ponchalon, a été reçu, le 10 mars, par
Jean-Pierre Raffarin.
Report de
l'arrêté du 21 mars 2002 contre le plomb : Chasseurs pollueurs = Oiseaux
payeurs !
Autre "cadeau" aux chasseurs : le ministre de l'Ecologie et du
développement durable, Monsieur Lepeltier devant l’assemblée générale de
la Fédération Nationale des Chasseurs le 21 mars promet de « réexaminer la
question de l’interdiction du plomb dans les zones humides » prévue pour le
1er juillet 2005…
Pour mémoire, l’accord sur la Conservation des Oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie
(AEWA) prévoit que « les Parties s'efforcent de supprimer l'utilisation de
la grenaille de plomb de chasse dans les zones humides pour l'an 2000"!
Neuf de nos pays voisins ont soit complètement abandonné le plomb soit
interdit son utilisation dans les zones humides : il en est ainsi du
Danemark, de la Finlande, des Pays-Bas, de la Grande-Bretagne, de la
Norvège, de la Suède et de la Flandre belge, de l’Allemagne, et de
l’Espagne…
Pour en savoir plus
Le 12 avril 2005, Monsieur LEPELTIER confirme
qu'il proposera au Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage du
jeudi 14 avril un arrêté instaurant une période de transition de 11 mois à
partir du 1er juillet 2005 pour l'interdiction du plomb dans les zones
humides.
Pour permettre aux chasseurs de s'adapter aux changements, il leur accorde
ce délai supplémentaire !
Ils pourront toutefois se servir de munitions sans plomb (grenaille d'acier)
dès l'ouverture 2005 pour "expérimenter"
Et identifier leurs difficultés ….. Et les agents ONCFS devront jouer cette
saison un rôle d'informateurs auprès des protagonistes ….
Le MEDD rappelle toutefois que l'usage du "sans plomb" dans les cartouches
sera généralisé dès 2006 !
Ce cadeau électoraliste aux chasseurs est ainsi
commenté dans la rubrique "Chasse" tenue par la Fédération des Chasseurs de
la Marne dans le journal "l'Union de Reims" daté du 26 avril:
A la surprise générale, le ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier a accordé
un report d'un an "pour laisser aux chasseurs le temps de se préparer".
Curieux comme certaines choses que l'on dit impossible deviennent
réalisables... juste avant un référendum"!
Le problème se posera de la même façon dans un an, et ce report dans
l'interdiction du plomb ne redore pas dans l'opinion publique le blason du
chasseur. Le plomb est condamné: les études scientifiques ont prouvé sa
toxicité pour les oiseaux d'eau et en d'autres domaines - peintures,
essence, canalisations - il disparaît également. La LPO a exprimé son
indignation et sur ce sujet, on ne peut guère la blâmer.
Alors, si ce sont les chasseurs qui le disent...
21 juillet 2005 : dates de chasse, on
recommence...
Nelly Olin, ministre de l’Ecologie avance de trois semaines cette
année la chasse aux canards et rallidés sur le domaine public maritime de la
Manche et de l’Atlantique, et sur les plans d’eau douce de Gironde et des
landes en s’appuyant sur les seules données d’un rapport de l’Office
National de la Chasse sévèrement critiqué par la LPO, notamment sur les
points suivants :
* aucune référence aux espaces protégés du littoral (terrains du
Conservatoire du Littoral et les 20 réserves naturelles concernées) ;
* méthodologie insuffisante et mal adaptée (données des seuls chasseurs et
agents de l’ONCFS) ;
* destruction possible d’oiseaux, gibiers ou protégés, qui n’ont pas encore
terminé leur reproduction sur le littoral ;
* non validation du rapport ONCFS par les scientifiques reconnus (MNHN,
CNRS, Universités…)
Cette décision est d’autant plus critiquable qu’elle constitue un véritable
privilège accordé aux chasseurs du Sud-Ouest qui pourront chasser sur des
plans d’eau intérieurs, parfois très éloignés du Domaine Public Maritime
(lac de la Prade sur la commune de Bazas, situé à 80 km du DPM) et très
fréquentés par les touristes en cette saison estivale (Lacanau, Hourtin…).
La LPO avait pourtant proposé à la ministre de l’Ecologie la reconduction de
l’arrêté 2004, compromis que les chasseurs et les protecteurs avaient décidé
de ne pas attaquer l’an passé.
En conséquence, la LPO dépose ce jour un recours en référé pour demander la
suspension de l’arrêté litigieux avant son entrée en vigueur le 6 août
prochain.
3 août 2005 : le conseil d'Etat donne raison à
la LPO
Pour le Conseil d’Etat, le rapport de l’ONCFS n’apporte pas de données
scientifiques nouvelles ou crédibles. Après audition du président de la LPO
et de représentants d’autres associations, opposés à cet arrêté contraire
aux objectifs de la directive « Oiseaux », le Conseil d’Etat a décidé de ne
pas suivre les recommandations de la Ministre.
La ministre de l'Ecologie Nelly Olin a pris acte de l'ordonnance du juge des
référés du Conseil d'Etat sur l'ouverture de la chasse aux canards dès le 6
août.
Elle reprend l'arrêté signé l'an dernier qui fixait au 28 août
l'ouverture de la chasse aux canards et aux rallidés, ont annoncé ses
services dans un communiqué. Cet arrêté, qui «n'avait pas été déféré devant
la juridiction administrative», sera «publié dans les 48 heures».
Suite à la décision du Conseil d’Etat, Allain BOUGRAIN
DUBOURG, Président de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) a
déclaré :
« Au lieu de reconduire avec sagesse le compromis historique accepté l’année
dernière par les protecteurs de la nature et les chasseurs, le MEDD a
préféré, une nouvelle fois, satisfaire l’extrême chasse, sans tenir compte
des élémentaires données scientifiques et juridiques.
Résultat : le MEDD est discrédité devant la Haute Assemblée.
La LPO regrette sincèrement de devoir, une nouvelle fois, « colmater l’arche
» alors qu’il y a urgence à préserver la biodiversité. En attendant, ce sont
des milliers d’oiseaux qui, durant cette période de reproduction, seront
sauvés grâce à l’action des associations de protection de la nature. »
15 août 2005 : braconnage à grande échelle en
Camargue !
Des centaines de chasseurs-braconniers se sont lancés dans un marathon
meurtrier en s’attaquant aux gibiers d’eau, alors que leur chasse est
fermée. Mais qui plus est, sans jamais être inquiétés par les pouvoirs
publics. Pire, d’après les informations obtenues sur place, ces
hors-la-loi auraient prévu de récidiver le week-end prochain !
En ce lundi de fête et quinze jours avant l’ouverture légale de la chasse,
ces braconniers en nombre (plusieurs centaines) ont considéré la Camargue
comme une zone de non-droit. Ainsi, le site s’est transformé en vaste
terrain de tir aux canards et foulques alors que les oiseaux sont encore en
période de reproduction. La LPO dénonce ce qu’elle considère comme une
mobilisation orchestrée de hors-la-loi de la chasse affectant gravement la
biodiversité.
La LPO dénonce l’inertie manifeste des pouvoirs publics: aucun garde de
l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, aucun gendarme ni
policier n’était présent pour interpeller ces braconniers.
Madame Olin, Ministre de l'Ecologie et du développement durable avait
pourtant assuré vouloir tout mettre en œuvre pour que la réglementation soit
respectée. La LPO avait ainsi obtenu une garantie de surveillance. Pourtant,
ce week-end rien n’a été fait, les promesses n’ont pas été tenues …
Nous nous étonnons que le ministre de l’intérieur, le ministre de l’écologie
et du développement durable, le Premier ministre, et les préfets concernés,
puissent tolérer une telle situation, malgré les mises en garde de la LPO.
Devant de telles exactions, la LPO a immédiatement fait établir un constat
d’huissier, et se réserve le droit d’engager des poursuites.
17 décembre 2005 : scandaleuse agression contre des
membres de la LPO en Haute-Normandie.
Il est de Régions de France où il ne fait pas bon afficher son appartenance
à la LPO.
A Rouen, après s'en être pris au mobilier urbain et aux voitures dans
l'après midi (plus de 200 000 euros de dégâts) un groupe de
chasseurs-casseurs qui manifestaient contre l'interdiction d'utiliser des
appelants pour la chasse au gibier d'eau s'en est pris physiquement aux
administrateurs de la LPO Haute-Normandie. Ceux-ci dînaient tranquillement
dans un restaurant lorsqu'ils ont vu une horde de sauvages encagoulés et en
treillis envahir les lieux et casser tout sur leur passage.
Bien entendu, ces courageux individus étaient masqués et avaient maquillé
les numéros de leurs 4x4.
Lire l'article paru dans le
journal local.
1er février 2006 : publication au Journal
Officiel d'un arrêté du 31 janvier 2006 modifiant l’arrêté du 17 janvier
2005 relatif aux dates de fermeture de la chasse aux oiseaux de passage
et au gibier d’eau.
Cet arrêté s’applique dans les départements et
cantons suivants : Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes,
Ardèche (cantons de Bourg-Saint-Andéol, des Vans, de Vallon-Pont-d’Arc),
Aude, Aveyron, Bouches-du-Rhône, Haute-Corse, Corse du Sud, Drôme (cantons
de Pierrelatte, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Grignan, Nyons,
Buis-les-Baronnies, Sédéron, Rémuzat, La Motte-Chalançon, Luc-en-Diois,
Châtillon-en-Diois), Gard, Hérault, Lozère, Pyrénées Orientales, Tarn, Var
et Vaucluse.
Il autorise, du 11 au 20 février sur ces territoires la chasse des grives
et merles dans ces départements du sud de la France à partir de poste
fixe matérialisé de main d’homme.
Pour les autres espèces et de manière générale dans
tout le, reste de la France les dates de chasse ne sont pas modifiées
puisque l’arrêté de l’année dernière (17/01/05) n’est pas millésimé,
c'est-à-dire que les dates fixées sont permanentes, à savoir :
- Fermeture au 20 février pour les espèces suivantes : caille des prés,
bécasse des bois, tourterelle turque, tourterelle des bois.
- Fermeture au 10 février pour les espèces suivantes : pigeon biset, pigeon
colombin, pigeon ramier, merle noir, grive litorne, grive musicienne, grive
mauvis, grive draine.
- Fermeture au 31 janvier pour les autres espèces.
Dans un courrier au président de la Fédération
nationale des chasseurs daté du 13 janvier, la ministre Nelly Olin avait
annoncé son intention de répondre favorablement à la demande de ces derniers
en repoussant du 10 au 20 février la date de fermeture de la chasse aux
grives. "J'attire cependant votre attention sur les risques que cette
décision, que vous avez souhaitée, fait encourir", avait cependant écrit Mme
Olin, évoquant la possibilité que la Commission européenne "prenne prétexte
de cet arrêté pour relancer tout de suite le contentieux (avec la France)
sur les dates de chasse".
La LPO attaque cet arrêté, en considérant
que les rapports sur lesquels se base le Ministère de l’écologie et du
développement durable pour prendre cet arrêté (qui concluent que la
migration prénuptiale des turdidés ne commence qu’à compter de la troisième
décade de février) ne sont pas des études scientifiques objectives.
8 février 2006 : le Conseil d'Etat donne raison
à la LPO.
Le Conseil d'Etat suspend l'arrêté de la ministre de l'Ecologie qui
prolongeait de dix jours par rapport à la date de fermeture imposée en 2005,
la chasse aux grives et au merle noir jusqu'au 20 février, dans dix-sept
départements du Sud-Est de la France.
Le Conseil d'Etat a jugé que l'objectif de protection complète des espèces
pendant leur trajet de retour vers leur lieu de nidification établi par une
directive européenne de 1979, implique une clôture de cette chasse au 31
janvier ou au 10 février au plus tard, a-t-il précisé dans un communiqué.
La suspension ainsi prononcée est exécutoire et a donc pour effet de
maintenir en vigueur la date de fermeture de la chasse qui avait été fixée
au 10 février par un précédent arrêté du ministère de l'Ecologie du 17
janvier 2005.
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