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Une semaine, un oiseau

Le Grand Cormoran

eclcormoranDate de parution dans le JHM : 27 août 2017

A l’origine cantonné le long des côtes atlantiques, le Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo) a progressivement étendu son aire de répartition en suivant les cours d’eau pour remonter à l’intérieur des terres. L’espèce est aujourd’hui régulièrement rencontrée sur les plans d’eau champenois en particulier en hiver où les effectifs locaux sont renforcés par les oiseaux venus du nord de l’Europe pour passer l’hiver dans notre région.


Contrairement à ce que laisse penser sa dénomination latine (carbo = charbon), le plumage du grand cormoran n’est pas entièrement noir mais possède des reflets bleu et vert-bronze. En période nuptiale, la tête est parsemée de plumes blanches formant un collier plus ou moins fourni selon les individus. Des tâches blanches apparaissent également sur les flancs et sur le haut des cuisses.
Grégaire, le grand cormoran niche en colonie. Il construit un nid imposant à l’aide de branches qu’il tapisse ensuite d’herbes et d’algues. La femelle y pond trois ou quatre œufs qu’elle couve pendant un mois en alternance avec le mâle. Durant les deux premières semaines, les poussins sont nourris à l’aide d’une substance huileuse régurgitée par leurs parents.

Un pêcheur efficace

Le régime est composé de poissons durant les trois semaines suivantes. Puis c’est déjà l’heure de quitter le nid ! Toutefois les jeunes ne s’émanciperont totalement de leurs parents que deux mois plus tard. Excellent pêcheur, le grand cormoran va capturer ses proies sous l’eau. Il est capable d’y rester durant près d’une minute en s’enfonçant jusqu’à une dizaine de mètres sous la surface de l’eau. Sa partie de pêche terminée, le cormoran se poste alors sur un perchoir en déployant ses ailes face au soleil. Contrairement a ce qui est souvent dit, il ne s’agit pas d’une technique pour sécher plus facilement ses plumes. Cette posture lui permet avant tout de concentrer la chaleur sur son bol alimentaire et de lui faciliter ainsi la digestion. Espèce protégée donc non chassable, le cormoran est toutefois l’objet d’arrêtés préfectoraux de destruction afin de protéger les cheptels piscicoles. Si l’espèce a fortement progressé lors de ces cinquante dernières années, les suivis réalisés régulièrement tendent à montrer que les effectifs sont en voie de stabilisation.
Etienne Clément

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, un oiseau ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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