169.jpg

Une semaine, un oiseau

Le Pipit spioncelle

pipit spioncelle lib5369 christine tomasson lddDate de parution :15 janvier 2017

Avec 17 cm de long pour une vingtaine de grammes, un dessus gris-brun, des parties inférieures blanchâtres aux rayures foncées, son sourcil et ses 2 barres alaires claires, le Pipit spioncelle (Anthus spinoletta) en plumage internuptial, tel qu’on l’observe classiquement chez nous, pourrait faire penser à une petite grive.

A partir de mars, il acquiert son plumage nuptial. Sa tête et sa nuque gris cendré contrastent alors  avec son dos brun , sa poitrine pratiquement sans taches se teinte de rose clair et son bec devient noir.

Une migration d’altitude :

Quand on pense aux oiseaux qui viennent hiverner sous nos latitudes, on pense aux grues, aux oies, aux canards… mais pas forcément à de petits passereaux. Le Pipit spioncelle est pourtant l’une de ces espèces qui ne fréquentent notre région que pendant la « mauvaise saison », en provenance non pas du Grand Nord mais des massifs montagneux. Sa migration se fait donc des hauteurs vers les plaines humides, les bords de lacs et d’étangs, pas forcément du nord vers le sud, un partie des populations du centre de l’Europe hivernant en Grande-Bretagne.

Le Pipit spioncelle niche au-dessus de la limite des arbres. La femelle  construit, dans une crevasse de rocher ou à même le sol, bien caché dans la végétation, un nid constitué d’herbes. C’est également elle qui couve seule ses 4 à 6 œufs, le mâle se chargeant de nourrir la nichée, seul dans un premier temps puis avec l’aide de la femelle. Les jeunes sont capables de voler à l’âge de 14 jours.

Recherchant toujours la proximité de l’eau, douce de préférence, le Pipit spioncelle se nourrit d’insectes et de petits invertébrés mais les algues peuvent constituer une part importante de son alimentation. La migration vers ses sites d’hivernage  commence mi-septembre. C’est donc un oiseau à essayer de voir chez nous à partir d’octobre et jusqu’en mars, très fidèle, d’année en année à ses sites d’hivernage.

Gérard Rolin

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

 

 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, un oiseau ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

logo LPO CA       logo jhm   birder    

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Vous êtes ici : Accueil Découverte Une semaine, un oiseau Le Pipit spioncelle