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Une semaine, un oiseau

Le Milan royal

Milans royaux (Romain Riols)Date de parution : 5 février 2017

Revenus de leurs sites d’hivernage en France méridionale, en Espagne ou encore, mais plus rarement, en Afrique du Nord, les premiers Milans royaux (Milvus milvus) vont faire leur apparition dans le ciel haut-marnais vers la fin janvier. Cette période de migration prénuptiale va s’intensifier à partir de la 2éme quinzaine de février et se poursuivre jusqu’à la mi-mars.

D’une envergure de 1,50 mètre, ce rapace majestueux est facilement identifiable grâce à sa longue queue rousse fortement échancrée en V. Le couple reste uni toute sa vie et il est fidèle à ses sites de reproduction, le Milan royal affectionne les secteurs agricoles faiblement boisés où dominent les pâtures. Installé dans un arbre dominant, le nid est constitué de branches. Il est garni d’herbes sèches. Quelques jours avant la ponte il est complété de laine de moutons. La femelle y dépose de 1 à 3 œufs en général qu’elle va couver durant une trentaine de jours. Les poussins naissent aux alentours de la mi-mai. Ils resteront sous la dépendance de leurs parents durant un mois en moyenne avant de s’émanciper.

 

Un monarque en sursis !

Limitée à l’Europe occidentale (Allemagne, France, Espagne, Suisse, Suède et Royaume-Unis), la population mondiale de Milan royal est estimée à 20 000 couples. Même si elle était principalement cantonnée dans les départements des Ardennes et de la Haute-Marne, l’espèce était présente sur l’ensemble de la région il y a une cinquantaine d’années. A l’époque, la Champagne-Ardenne accueillait quelques 500 couples de Milans royaux. Estimée aujourd’hui à 25 à 30 couples, la population nicheuse régionale se concentre désormais sur le secteur du Bassigny et dans certaines vallées du département. La disparition des prairies de fauche et de pâturage, la raréfaction des petits mammifères, des insectes et des lombrics qui composent une grande partie de son régime alimentaire, sont des facteurs prépondérants de son déclin. Charognard mais aussi prédateur de campagnols, le Milan royal est aussi une victime indirecte d’empoisonnements lorsqu’il vient à consommer des rongeurs tués par des anticoagulants tels que la Bromadiolone.
Quelques dizaines de Milans royaux hivernent dans notre région. Pour combien de temps encore ?
Étienne Clément

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, un oiseau ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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