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La Grue cendrée en France |
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Migration pré-nuptiale 2004 |
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Des mouvements diffus |
Le 1er février 2004, un vol survole le département du Cher (18), un autre en Dordogne (24) et un troisième dans l’Aube (10). A partir du 2 février, les groupes en migration sont plus importants : 250 dans la Nièvre (58), 200 dans la Vienne (86). Durant cette période (25 janvier au 14 février), chaque jour fournit au moins une observation de groupe en migration. Au cours de cet intervalle de temps, ce sont environ 6 000 grues qui sont observées en migration à travers le pays. En réalité, ce sont au moins 12 000 grues qui ont déserté les sites aquitains. |
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Première importante journée de
migration |
Ce jour, la migration de printemps démarre véritablement : 1 000 oiseaux migrent en Dordogne (24), 7 500 en Haute-Vienne (87), 600 dans la Nièvre (58). Un rassemblement important est observé à l’étang de Lachaussée dans la Meuse avec 1 000 oiseaux le soir et 1 500 le lendemain. Notons la présence d’un vol de grues (40 à 60 individus) en Seine-Maritime (76). Dans les jours suivants, les plus importants mouvements ont lieu en Allemagne dans la région de la Hesse. Cette journée dénote le passage d’au moins 8 000 oiseaux en France. |
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Première vague diffuse (21/02/04 - 01/03/04) |
En Espagne, du 24 février au 1er mars, de très mauvaises conditions
atmosphériques (froid et neige) ont fait s’accumuler d’importants effectifs sur
le site de la Sotonera (nord Aragon). Les arrivées les plus remarquables ont
commencé vers le 21 et 22 février. Les groupes les plus importants observés en
migration active durant cette période en France sont par exemple 1 655 oiseaux
comptés dans la Nièvre (58) le 25 février et 530 le 28. Toujours le 28, la
Haute-Vienne (87) enregistre le passage d’au moins 280 oiseaux et le lendemain,
181 grues sont observées dans l’Yonne (89). Il est difficile d’évaluer le nombre de grues concernées par cette petite vague mais on peut estimer que 8 000 grues au minimum sont passées. |
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Deuxième vague plus intense (02/03/04 - 14/03/04) |
Le 2 mars, environ 8 100 grues arrivent au-dessus du camp du Poteau
(33/40) à partir de la fin d’après-midi. Plus de 6 500 grues se posent sur le
site, pour repartir en majorité dès le lendemain. |
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Carte 5 : Nombre cumulé de Grues cendrées lors des
mouvements |
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Fin de la migration (15/03/04 - 14/05/04) |
Le 15 mars, 2 960 grues fréquentent le lac du Der (51/52). Notons quelques stationnements tardifs dans des départements tels que l’Aisne (02), le Bas-Rhin (67), le Cher (18), la Haute-Vienne (87) et le Haut-Rhin (68). Encore 36 oiseaux sont posés à Puydarrieux (65) le 6 avril. La dernière grue est notée le 14 mai dans l’Aube (10). |
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Bilan 2003/2004 |
Le nombre de grues en migration prénuptiale se porte pour cette saison à au moins 164 000 individus. Ce chiffre prend en compte l’ensemble des vagues précédemment analysées ainsi que les petits mouvements complémentaires. Cette estimation reflète l’augmentation régulière de la population observée depuis la mise en place de mesures de protection adaptées à cette espèce. |
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Migration en Champagne-Ardenne Saison 2003/2004 |
D’une
manière générale, il s’agit d’une migration que l’on peut qualifier de «
classique » pour cette région. La première observation de Grues cendrées en
Champagne-Ardenne concerne 3 oiseaux le 30 juin 2003 au lac du Der. Le 14
octobre, 16 000 grues fréquentent le Der. Le deuxième mouvement a lieu les
23 et 24 octobre. Ainsi, le 24 au matin, ce ne sont pas moins de 35 000
grues qui stationnent sur le Der. Début novembre, de nombreux dortoirs
satellites se forment autour du principal dortoir que constitue le lac du
Der. Le 2 novembre, les Grues tardent à quitter les îlots du dortoir, ainsi
le lever dure une heure et demie : du jamais vu ! Sur les lacs aubois, ce
sont 1 800 grues qui fréquentent le dortoir le 5 novembre. Jusqu’à la
mi-novembre, la migration se poursuit de manière régulière. Les bonnes
conditions météorologiques permettent de compenser les départs de Champagne
Humide par des arrivées d’oiseaux en provenance d’Allemagne. Jusqu’à la fin
du mois de novembre, les effectifs se situeront entre 14 000 et 20 000
oiseaux. Autour du 10 décembre, les départs de Champagne se multiplient, les
effectifs se réduisent alors de façon significative, on comptait seulement
un peu plus de 1 400 individus au dortoir du Der le 21 décembre. Il faut
remonter à l’automne 1987 pour retrouver des effectifs aussi faibles, alors
qu’à cette époque la population mondiale de Grues cendrées était nettement
moins importante. Le nombre de Grues sur le Der reste très bas jusqu’au
début février (moins de 900 le 1er). L’hivernage très faible s’explique en
grande partie par l’arrêt des mesures agro-environnementales comme expliqué
plus haut. Tout au long du mois, le nombre d’oiseaux augmente de façon
régulière mais les conditions météorologiques (brouillard) rendent
difficiles les comptages. Au début du mois de mars d’importants groupes de
Grues sont de retour en Champagne-Ardenne, 18 000 oiseaux sont présents le 4
mars. Puis 20 000 le 7. La migration se termine rapidement par la suite, le
31 mars lors du dernier comptage, il n’y avait plus que 64 Grues sur le Der.
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Questions/réponses sur la Grue cendrée |
Pourquoi les grues volent-elles
souvent en forme de V ou en ligne ? |
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Une espèce protégée mais toujours vulnérable |
A partir de la fin du 19ème siècle et jusqu’au milieu des années 60, la chasse et l’assèchement des marais (milieu de reproduction) ont entraîné une chute importante des populations. Depuis sa protection à travers l’Europe, les effectifs sont en augmentation. Actuellement, les populations sont en bon état de conservation même si ces dernières n’ont retrouvé ni leurs effectifs ni leur répartition d’antan. Les menaces pesant de nos jours sur l’espèce sont nombreuses et se situent à différents niveaux. Sur les sites de haltes migratoires et d’hivernage, le dérangement constitue la principale menace. Son origine est diverse, l’augmentation touristique en est la principale. L’observation des oiseaux s’alimentant ne doit en aucun cas entraîner leur envol. Il est impératif de conserver une distance importante avec les oiseaux. Lors de la migration de printemps, les agriculteurs effarouchent également les grues et ce pour éviter les dégâts dans les semis. Ces dégâts sont en effet une réalité même si leur importance varie énormément d’une année sur l’autre. La principale mesure pour limiter ces dégâts consiste à créer des zones « refuges » où les grues peuvent s’alimenter (maintien des chaumes, création de jachères, agrainages…). |
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Le Réseau Grues France |
Animé
par la Ligue pour la Protection des Oiseaux de Champagne-Ardenne, le
Réseau Grues France regroupe tous les organismes et associations
français s’intéressant de prés ou de loin aux Grues cendrées.Ses rôles sont multiples : - anticiper les mouvements migratoires - informer le public et les médias - suivre les effectifs - rechercher des oiseaux bagués - connaître les couloirs de migration - participer au groupe de travail européen sur les Grues cendrées (ECWG) En savoir plus sur le Réseau Grues France La liste des membres du Réseau Grues France |
| Les observations du réseau sur l’ensemble du territoire permettent de visualiser le couloir de migration principal des Grues cendrées sur la France. Il est représenté sur la carte ci-dessous. Pour la saison 2003/2004, ce sont 73 départements qui ont fourni au minimum une observation de grues dont 27 totalisent plus de 10 jours de présence de l’espèce. | |
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Carte 6: Nombre de journées d’observation de Grues cendrées
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Conception et réalisation : Aurélien DESCHATRES, Emmanuel LE
ROY |
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Migration post-nuptiale 2003 Hivernage 2003-2004 Migration pré-nuptiale 2004 |
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