|
|
La Grue cendrée en France |
![]() |
|
Migration pré-nuptiale 2007 |
| Le début de la migration de retour sur les sites de nidification ne peut être clairement défini. La première observation de vol vers le nord-est dans notre pays date du 25 janvier dans la Creuse (23), alors que des grues circulent en sens inverse en provenance d’Allemagne à la même date. La situation est donc particulièrement complexe lors de ce mois de janvier 2007. | |||||||
|
Première petite
vague |
Le 13 février
2007 marque le véritable début des principaux départs des grues ayant passé
l’hiver en Aquitaine. Ces douze jours vont voir des départs journaliers
depuis cette région. Certains sont marqués par une activité migratoire plus
intense. C’est notamment le cas entre le 17 et le 20 février où 27
départements nous ont fait part d’observations. Dès le 17, plus de 3 000
grues quittent l’Aquitaine et sont observées en Charente (16) ainsi que dans
la Vienne (86). Le lendemain, 1 600 migrent dans le ciel nivernais (58) et
1 000 stationnent sur le site de Lachaussée (55). De même, 200 oiseaux
profitent d’une halte dans une parcelle agricole en Indre-et-Loire (37). Le
19, les déplacements se poursuivent avec à nouveau 2 600 individus en
Charente (16). Le 20, le flux diminue alors que la migration se poursuit
dans nos pays voisins de Belgique, d’Allemagne et du Luxembourg. Ce premier
mouvement "printanier"
concerne environ 15 000 grues. |
||||||
|
Espagne : le grand départ,
direction la France ! |
En Espagne la journée des
grands mouvements est sans nul doute le 27 février. Ce jour, 30 000 grues
quittent la région de Gallocanta et 15 000 celle de la Sotonera. Ces oiseaux
ne tardent pas à franchir notre frontière. Dans les Hautes-Pyrénées (65),
10 000 grues franchissent ainsi le massif à haute altitude (2 500 à 3 000
m). Puis c’est au tour de l’ensemble du sud-ouest d’être concerné :
Pyrénées-Atlantiques (64), Gers (32), Tarn-et-Garonne (82), Lot-et-Garonne
(47), Lot (46), Dordogne (24) ou bien encore Gironde (33). Ces oiseaux sont
le plus souvent observés entre 15 et 19h00. Le lendemain, alors que les
arrivées d’Espagne se poursuivent sur un rythme soutenu, les oiseaux animent
le ciel du centre (4 500 dans l’Allier (03), 6 000 dans la Nièvre (58)), du
nord-est du pays (plusieurs milliers dans l’Aube (10)) mais également
d’Allemagne (1 260 dans l’après midi en Hesse). La migration reste intense,
et les "réserves"
en Espagne sont encore importantes (38 000 à Gallocanta le 1er
mars). Le 2 mars, les effectifs pour certains département deviennent
importants : 11 700 dans l’Indre (36), 20 000 dans le Cher (18) et entre 20
et 30 000 dans les Pyrénées-Atlantiques (64). L’Allemagne est également très
concernée, près de 16 000 oiseaux en 3 heures et 24 000 le lendemain en 214
vols ! Le 4 mars, les effectifs restent considérables (au moins 15 000 dans
la Vienne (86) et plus de 24 000 en Charente (16). Le 5 mars, les premières
grues arrivent en Suède. Entre le 6 et le 11 mars, les mouvements sont
moindres. Le site de Puydarrieux (65) est déserté le 9 mars. Le 11, 2 100
oiseaux survolent les Landes (40) dans le même temps 97 grues prennent du
bon temps sur la plage de Port-la-Nouvelle (11). Le même jour, il ne reste
que 3 grues à Cousseau (33). Le mouvement n’est pas fini le 12, puisque
encore 5 000 grues migrent dans le Cher (18). A la fin de cette très
importante vague de migration, il reste 5 650 oiseaux au lac du Der (51/52)
le 13. Lors de cette période, ce sont 48 départements où ont été observées
des grues pour un total de 75 000 oiseaux. |
||||||
![]() |
Carte 4 : Nombre cumulé de Grues cendrées lors des
mouvements
|
||||||
|
Migration moins intense |
Cette période marque une très nette accalmie comparativement à la précédente. Il est vrai que de très nombreux oiseaux ont déjà rejoint l’Allemagne et les pays du nord. Assez peu de départements sont concernés et les effectifs restent faibles (toujours inférieur à 300 grues en une journée). Le 16 mars, 50 oiseaux survolent Paris (75) et 120 sont observés en Seine-Saint-Denis (93). Le total des oiseaux concernés par ces déplacements est de 5 000. |
||||||
|
Derniers mouvements et fin de la
migration |
Ces 14 jours vont marquer la fin des mouvements à proprement parler de la migration printanière. Peu de choses de très marquantes durant cette période, signalons un vol de 115 grues dans les Pyrénées-orientales (66) et de 2 dans l’Eure (27) le 24 mars. Le lendemain, 66 volent dans l’Aude en début d’après-midi. Le 27, un vol se situe dans l’Aisne (02). Le dernier jour de mars, c’est au Jura (39) de voir passer un vol de grues. Le 1er avril, 75 grues stationnent encore sur les sites d’hivernage, réparties entre le Cher (18) et l’Allier (03). |
||||||
|
Les retardataires et les
estivantes |
Comme chaque année des oiseaux "peu pressés" sont contactés tardivement. A cela il faut ajouter des oiseaux qui font le choix de passer l’ensemble de la belle saison dans notre pays. Pour les migratrices, citons les vols principaux : 97 dans la Marne (51) le 8 avril, 75 dans l’Aisne (02) le 9, 54 dans le Puy-de-dôme (63) le 16 ou bien encore 13 dans l’Oise (60) le 17. Le lac du Der (51/52) ne compte plus que 17 grues le 18 avril et 7 le 25 du même mois. La dernière observation de l’espèce pour cette saison date du 26 mai dans l’Aisne (02). |
||||||
| Bilan migration prénuptiale 2007 |
Au cours de la
migration de printemps, 95 000 grues ont été dénombrées en migration
active au dessus du pays. L’estimation de la population est difficile pour
cette période. La migration a en effet été rapide et concentrée. Les
stationnements migratoires ont été faibles. Les oiseaux ont profité de
bonnes conditions climatiques et n’ont ainsi pas eu besoin de faire escale.
Classiquement le nombre d’informations que nous recevons est moins important
pour cette période de l’année. |
||||||
|
Bilan 2006/2007 : estimation de la population |
Pour estimer la population ouest-européenne de Grues cendrées, il nous faut prendre le nombre d’oiseaux contactés en France en migration postnuptiale (204 000) auquel il faut ajouter le nombre d’oiseaux ayant passé l’hiver en Allemagne (14 000). Ainsi la population ouest-européenne est estimée à 218 000 individus. Pour rappel, la population était estimée à 228 000 individus lors de la saison 2005/2006. Les
comptages réalisés par le réseau Grues montrent donc une diminution du
nombre de Grues cendrées. Cependant il convient de rester prudent quant à
l’interprétation de ces données. En effet, suite à l’augmentation de la
population, il devient de plus en plus difficile d’être exhaustif dans le
suivi de la migration des grues. Les résultats du suivi de la saison
prochaine apporteront sans doute des éléments complémentaires. |
||||||
|
Nidification |
Un suivi particulier des
zones de nidification lorraines connues a permis de consolider les
connaissances pour ce printemps 2007 confirmant l’existence d’un premier
noyau de 3-4 couples (3 certains, 1 possible) et d’un second de 3 couples (1
certain, 2 probables). La présence d’un couple supplémentaire est aussi
fortement suspectée dans un autre milieu favorable. Enfin, diverses
observations documentées peuvent conduire à considérer ces valeurs comme des
minima. |
||||||
|
|
|||||||
|
Migration en Champagne-Ardenne |
La migration en Champagne-Ardenne est marquée par des stationnements relativement élevés sur le lac du Der lors de toute la saison de migration d’automne comme nous le montre le graphique ci-dessous. Toutefois, un record de très faible fréquentation est battu à la fin du mois d’octobre avec moins de 1 000 grues (record de 15 ans !). Le lac du Temple voit lui des effectifs importants en stationnement : 3 000 le 8 novembre et encore 2 000 début décembre. Les maxima
relevés sur le lac du Der au printemps sont particulièrement faibles, 8 700
lors de la première dizaine de mars. Ceci reflète des conditions de
migrations très bonnes durant cette période, les grues n’ayant pas besoin de
s’arrêter en Champagne. Celles qui stationnent le font sur des durées très
courtes. La Ferme aux grues en Champagne humide joue son rôle dans la lutte
contre les dégâts potentiels aux cultures puisque 1 200 grues s’alimentent à
ce point d’agrainage le 20 février ou bien encore le 18 mars. |
||||||
|
|
|||||||
|
Le Voyage de Grupette
|
|
||||||
| Qui est qui ? |
Ce n’est pas parce que des oiseaux volent en
"V"
que ce sont des grues. |
||||||
|
|||||||
|
Le Réseau Grues France |
Animé
par la Ligue pour la Protection des Oiseaux de Champagne-Ardenne, le
Réseau Grues France regroupe tous les organismes et associations
français s’intéressant de prés ou de loin aux Grues cendrées. En savoir plus sur le Réseau Grues France La liste par région des membres du Réseau Grues France |
||||||
|
|
|||||||
| Les observations du réseau sur l’ensemble du territoire permettent de visualiser le couloir de migration principal des Grues cendrées sur la France. Il est représenté sur la carte ci-dessous. Pour la saison 2006/2007, ce sont 67 départements qui ont fourni au minimum une observation de grues dont 33 totalisent plus de 10 jours de présence de l’espèce. | |||||||
|
Carte 5: Nombre de journées d’observation de Grues cendrées
|
|||||||
|
Conception et
réalisation : Aurélien DESCHATRES, Emmanuel LE ROY LPO Champagne-Ardenne Cette
synthèse a été réalisée grâce au soutien financier de la Région
Champagne-Ardenne, |
|||||||
|
|
|
Migration post-nuptiale 2006 Hivernage 2006-2007 Migration pré-nuptiale 2007 |