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La Grue cendrée en France |
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| Migration post-nuptiale 2007 | ||
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En dehors des quelques sites lorrains de reproduction de l’espèce, c’est
dans la Nièvre (comme souvent) et le Cher où sont observées des grues : pas
moins de 5 individus y ont passé tout le printemps et l’été, répartis sur 3
sites différents. Ailleurs, quelques observations de grues sont réalisées à
partir de juin. Fin juillet, c’est au tour de
la région du lac du Der (51/52) de voir ses premières grues. Une grue est au
lac de Momas (64) le 1er août. En plus de
ces quelques stationnements, des oiseaux sont observés en déplacement : 8
individus le 12 août dans l’Allier. Le nombre de grues au lac du Der (51/52)
augmente régulièrement pour atteindre 23 oiseaux fin août. Dans le même
temps, 16 survolent l’Aube. Dans la nuit du 24 août, un groupe de grues est
entendu dans les Pyrénées-Atlantiques. Le lendemain, c’est au tour de la
Gironde d’être survolée et 7 se posent au Teich quelques jours plus tard.
Concernant le mois de septembre, ce sont 9 départements qui ont fait part de
petits vols de migratrices : la Vienne, la Nièvre, la Charente, la
Charente-Maritime, les Landes, la Côte-d’Or, les Ardennes, la
Seine-et-Marne, l’Allier ainsi que l’Aube. Il faut signaler que dès le 9
septembre, deux premières grues arrivent sur le site de Gallocanta en
Espagne, ce qui est particulièrement précoce. Le 16 du même mois, la
première se pose sur les lacs de l’Aube. Entre le 1er et le 5 octobre, 8
départements sont concernés par des vols. Citons par exemple la
Haute-Vienne, la Corrèze ou bien encore la Dordogne. Les grues en Allemagne
sont prêtes à partir et sont regroupées, par exemple sur le site de Rügen où
48 000 individus sont comptabilisés. Ces premiers mouvements auront concerné
environ 700 grues.
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Première petite vague (06/10/07 – 09/10/07)
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Les journées des 6 et 7 octobre marquent le début des premiers véritables mouvements de grues. Dès le 6, en fin de journée, des oiseaux quittent le sol allemand. En France, alors que le site d’Arjuzanx (40) voit arriver sa première grue de la saison, ce sont 9 départements qui sont survolés aussi bien au nord-est qu’au sud-ouest. Dès le lendemain, la migration s’accélère et plus de 1 300 grues migrent en Allemagne en direction de notre pays. Elles y entrent en toute fin de journée par le nord-est (Moselle, Meuse…) alors que d’autres déplacements ont lieu entre la Champagne et l’Aquitaine. Les trois premiers oiseaux arrivent sur le site de Puydarrieux (65) ce même jour. Le 8, la descente des oiseaux se poursuit : plus de 4 700 entre 15h et 18h en Hesse. Dans le même temps, un premier département, celui de la Nièvre, observe plus de 1 000 grues en migration. Il ne reste que quelques grues sur le site d’Hornborga en Suède, un record pour cette saison ! 7 500 oiseaux auront migré lors de cette première vague. | |
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Départs du lac du Der (11/10/07) |
Lors de cette journée, de très nombreux vols sont observés sur l’axe traditionnel de migration. Il s’agit d’oiseaux ayant stationné sur le lac du Der (51/52) et qui reprennent la route en direction du sud-ouest. Plus de 1 000 grues sont ainsi observées dans la Nièvre mais aussi dans la Creuse. Un vol est observé dans l’Aude. |
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Importante vague de migration (13/10/07 – 15/10/07)
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En Allemagne, après quelques jours calmes, les départs s’intensifient. Dans la seule journée du 13, environ 24 000 grues partent en migration. Ce mouvement d’ampleur n’est perceptible en France qu’à partir de 18h au moment où les oiseaux commencent à survoler la Moselle. Rapidement, d’autres départements sont concernés comme la Meurthe-et-Moselle ainsi qu’une grande partie de la région Champagne-Ardenne. D’ailleurs, de nombreux vols ne s’arrêtent pas dans cette dernière région et poursuivent leur migration. Ainsi, des oiseaux sont entendus au-delà de minuit dans l’Aube et poursuivent leur route en direction de l’Yonne ou bien encore du Loiret. L’importance des départs du 13 octobre se fait véritablement sentir en
France le lendemain. En plus de ces vols, 25 000 grues prennent la
direction de notre pays le 14. Ce sont 26 départements qui sont survolés,
le plus souvent par plusieurs milliers de grues. La Nièvre, où le réseau
d’observateurs est particulièrement efficace, en dénombre au moins 5 000.
La migration de certains oiseaux les pousse légèrement plus à l’ouest.
C’est ainsi que la Seine-et-Marne, le Loiret, le Loir-et-Cher et
l’Eure-et-Loir sont également concernés. A l’opposé, quelques grues
stationnent dans le Var. La Belgique et le Luxembourg ne sont pas en
reste. A la fin de cette vague, on dénombre les stationnements suivants :
25 à 30 000 grues au lac du Der (51/52), 870 sur le site d’Arjuzanx (40),
45 sur le site de Puydarrieux (65), plus de 1 600 en Extrémadure
(Espagne). Lors de cette vague, 50 000 oiseaux ont effectué des
mouvements migratoires. |
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Carte 1 : Nombre cumulé de Grues cendrées lors des
mouvements
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Départs massifs du nord-est de la France (18/10/07)
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Peu de temps après le lever du jour, de très nombreuses grues quittent le lac du Der (51/52). L’Aube voit alors passer plus de 8 000 grues vers 11h30. Ces oiseaux sont ensuite observés sur au moins 12 départements. Le plus fort effectif revient une nouvelle fois à la Nièvre avec 19 000 grues en début d’après-midi. La Haute-Vienne connaît son passage le plus intense entre 18h et 19h où plus de 10 000 grues sont signalées. Par la suite (18h30-20h00), 12 500 oiseaux sont dénombrés avant que la nuit n’empêche les comptages. Sur la voie de migration est européenne, un record est battu sur le site d’Hortobagy (Hongrie) avec plus de 100 000 grues recensées. |
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Nouveaux
départs d’Allemagne |
Le 19 octobre, entre 14h et 17h, 40 000 grues prennent la direction de la France. Comme souvent, les oiseaux arrivent chez nous en début de soirée par la Lorraine. Une nouvelle fois, certains font le choix de ne pas s’arrêter, que ce soit en Lorraine ou bien en Champagne. Pour illustrer ce phénomène, signalons un passage important d’oiseaux à partir de 22h en Bourgogne et dans le centre de la France. Durant cette même nuit, de nombreux vols se heurtent aux Pyrénées, infranchissables en raison des mauvaises conditions météorologiques ; elles claironnent ainsi toute la nuit à certains endroits avant de franchir le massif au petit matin. Les 20 et 21 octobre apparaissent comme deux grandes journées de migration en France. Les oiseaux partis la veille d’Allemagne continuent, pour partie, de s’écouler vers le sud-ouest. Les chiffres sont parfois impressionnants : 10 000 grues pour le Limousin, 9 000 rien que pour la Nièvre, 7 200 grues entre 17h00 et 19h40 en Dordogne ou bien encore 6 500 pour l’Allier. 80 oiseaux sont présents en baie de l’Aiguillon (85). De très nombreux oiseaux franchissent la barrière pyrénéenne tout au long de la journée. Le 21 octobre, le suivi de certains cols pyrénéens montre que plus de 50 000 grues sont d’ores et déjà passées en Espagne. Dans ce pays, les effectifs en stationnement sont de 6 000 individus en Extrémadure et de 9 500 à Gallocanta. Sur cet épisode, ce sont au moins 55 000 grues qui ont quitté l’Allemagne. |
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Carte 2 : Nombre cumulé de Grues cendrées lors des mouvements
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Des grues quittent la Champagne |
Après une période relativement calme, on observe d’importants mouvements d’oiseaux quittant la Champagne humide. Les effectifs sont assez élevés comme nous pouvons le constater dans la Nièvre avec environ 5 600 oiseaux observés ou bien encore 2 000 en Corrèze. Les sites de Captieux (33) et d’Arjuzanx (40) voient leurs effectifs augmenter par l’arrivée de ces oiseaux. | |
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Des mouvements d’ampleur inhabituelle
sur les bords de la Méditerranée |
Ces deux journées sont marquées par des
mouvements importants pour cette partie de notre territoire. Une grande
partie des départements du sud-est et de l’extrême sud va observer des
grues. Le 2, tout d’abord, où 5 départements sont survolés : les
Alpes-de-Haute-Provence, le Vaucluse, le Gard, l’Hérault et les
Pyrénées-Orientales. Dans ce dernier, ce sont 850 individus qui ont été
dénombrés par un seul observateur entre 12h et 18h. Le lendemain, le
phénomène est encore plus intense puisque cette fois, 2 300 grues sont
notées entre 7h30 et 15h30 dans ce même département ! L’Aude, les
Bouches-du-Rhône et la Lozère sont également concernés. Il s’agit sans doute
d’oiseaux empruntant la vallée du Rhône et, pour certains d’entre eux, une
voie de migration joignant la Suisse et le nord de l’Italie à l’Espagne. |
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Une longue période ponctuée de journées
de départs d’Allemagne |
Durant cette période, plusieurs départs d’Allemagne se succèdent sur des durées courtes. Entre ces périodes, peu de mouvements sont signalés. Les 4 et 5 novembre voient respectivement le passage de 10 000 et de 7 300 au dessus de la Hesse en Allemagne. En France, entre l’arrivée de ces oiseaux et le départ d’autres depuis le lac du Der, de nombreux départements sont survolés. Les plus gros effectifs de grues sont observés le 5 : 4 400 dans la Nièvre, 2 150 dans l’Allier ainsi que plus de 2 000 dans la Creuse. Ainsi, lors de ces 2 jours, 18 000 grues supplémentaires ont rejoint la France. Le 10, plus de 2 000 sont stationnées sur différents sites en Lorraine. Les 14 et 15 novembre marquent de nouvelles arrivées en provenance d’Allemagne que l’on peut estimer à 6 000 oiseaux. Pour illustrer ces passages, signalons qu’un observateur a noté 40 vols en seulement un quart d’heure dans la Nièvre. En Dordogne, 4 200 grues migrent en 1h30 et 1 000 en 1h dans l’Allier. Les 19 et 20 novembre, 2 000 oiseaux quittent encore l’Allemagne. Durant cette période, une grue stationne en Ille-et-Vilaine. Des grues quittent la Champagne et ainsi 2 à 3 000 grues sont observées en 1h dans le Cher et 3 500 dans la Nièvre. Le 25 novembre, un comptage simultané sur 5 départements du centre de la France montre que près de 2 500 oiseaux sont stationnés. Dans le même temps, les effectifs du lac du Der (51/52) diminuent ostensiblement (9 500 le 25) au profit de sites comme Arjuzanx (40) où 22 500 grues sont notées le 26 et 640 à Puydarrieux (65). Le 28 novembre, un brouillard épais entraîne de gros dégâts parmi les grues en Champagne et dès le lendemain de nombreux cadavres sont retrouvés. A la fin du mois de novembre, 11 grues sont signalées dans la Dombes (01). Le 1 er décembre, encore de nombreux oiseaux sont observés en déplacement au dessus de l’Aude et des Pyrénées-Orientales. Ce même jour, une centaine de grues égayent le ciel des Hautes-Alpes. En Allemagne, du 15 au 17 décembre, ce sont au total plus de 3 000 grues qui se dirigent vers la France. En Espagne, les effectifs ont très nettement augmenté, notamment en Extrémadure avec 36 000 grues recensées. Au moins 30 000 grues ont quitté l’Allemagne durant cette période. |
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Les mouvements tardifs |
La plupart d’entre nous s’étonnent de voir des grues descendre encore vers le sud en janvier alors que ces mouvements tardifs sont normaux et assez réguliers. C’est le cas de ce mois de janvier 2008. Entre le 2 et le 6 janvier, 3 000 grues franchissent nos frontières en provenance d’Allemagne. | |
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Bilan migration postnuptiale 2007 |
Lors de la période postnuptiale 2007, 146 630 grues (chiffres uniquement d’Allemagne) ont été observées en migration active en France. Ce nombre est très nettement inférieur à ceux notés lors des deux saisons précédentes. Ceci nous montre une nouvelle fois la difficulté de quantifier les grues. Beaucoup d’oiseaux sont ainsi passés plus ou moins inaperçus (vols nocturnes). Il faut signaler également que plus les mouvements sont importants et denses et plus il est difficile de les dénombrer de façon précise. | |
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Migration post-nuptiale 2006 Hivernage 2007-2008 Migration pré-nuptiale 2008 |
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