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La Grue cendrée en France |
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Migration pré-nuptiale 2008 |
| Les premiers vols de migration sont observés à partir du 11 janvier 2008 avec 30 oiseaux remontant vers le nord-est dans l’Yonne. Le lendemain, une donnée comparable provient de Dordogne. Ceci dit, le suivi d’une grue baguée finlandaise permet de montrer que des mouvements de descente ont encore lieu. Cet oiseau, présent le 12 janvier dans l’Aube (10), est retrouvé dans l’Allier le 20 du même mois. Comme souvent, nous observons donc un "chassé-croisé" de grues. | |||
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Des premiers
mouvements timides |
Les premières grues migratrices sont observées en Allemagne le 26 janvier.
Le même jour, en France, la Haute-Vienne, la Charente ainsi que la Gironde
observent des grues en migration. Le lendemain, ces petits mouvements se
confirment en Dordogne, Creuse, Vienne, Indre et Cher. Les 28 et le 29,
l’Essonne et les Landes (40) sont également concernés. |
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Une vague allant crescendo |
A partir du 9 février, les groupes observés sont plus importants et le nombre des départements survolés est en augmentation. Lors de cette période, 34 départements ont fait part d’observations. Certains ont été peu survolés (Creuse, Allier), l’axe de migration étant légèrement décalé plus au nord-ouest, tandis que d'autres l’ont été un peu plus, comme les Deux-Sèvres ou bien encore la Vienne. D’autres encore, non situés sur l’axe de migration classique, ont également observé des oiseaux : c’est le cas du Nord ou bien du Rhône. Dès le 10, la Charente est survolée par au moins 1 000 oiseaux. Les mouvements sont également ressentis par le taux de fréquentation de la Ferme aux Grues (51) où 2 500 oiseaux s’alimentent sur les parcelles. Le 17, plus de 2 000 grues passent dans le ciel de la Vienne. Le lendemain, 6 000 grues franchissent les cols pyrénéens alors qu’une nouvelle fois 2 000 sont observées en migration dans la Vienne. Ce sont 5 000 grues qui quittent l’Espagne entre le 20 et le 21, alors que les sites d’Aquitaine se "vident" de leurs grues. Des milliers de grues vont ensuite emplir le ciel des départements situés sur l’axe de migration. Les décomptes sont difficiles tellement le passage est concentré : en Gironde, où 2 500 grues migrent entre 17h et 18h, en Charente, où environ 5 000 sont contactées en un peu plus d’une heure et demie, dans l’Indre, où 5 à 6 000 sont dénombrées en l’espace d’une heure. Dans la Meuse, 1 700 grues stationnent, réparties sur 2 sites. Le 24, cette vague est à son paroxysme, un observateur charentais dénombre 15 000 grues entre 13h30 et 17h30. Au moins 8 000 transitent par la Meuse et la Meurthe-et-Moselle. Dans le même temps, le passage en Allemagne se poursuit : 21 000 oiseaux sont observés lors de cet après-midi mais bien plus passent alors que la tombée de la nuit empêche les décomptes et que les vols se poursuivent de manière continue. Ce premier mouvement "printanier" est important puisqu’il concerne au moins 60 000 grues.
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Derniers et massifs mouvements du printemps (27/02/08 – 03/03/08) |
Bien que les mouvements ne se soient jamais véritablement arrêtés, ils se renforcent à partir du 27. Ces jours vont être marqués par de gros départs d’Espagne. Le 27, d’importants mouvements nocturnes sont signalés dans le Lot-et-Garonne. Le 28, les passages au dessus de l’ouest des Pyrénées sont particulièrement denses et spectaculaires. En Haute-Vienne, 30 000 grues sont observées entre 13h et 18h. Le 29, 40 000 grues quittent la région de la Sotonera en Espagne entre 10h et 12h ! Cela promet un très fort passage en France d’autant plus que le lendemain, 50 000 grues quittent le site de Gallocanta toujours en Espagne et 30 000 de plus pour la Sotonera ! La Haute-Vienne, pour la deuxième journée consécutive, est survolée par au moins 30 000 grues et 20 000 oiseaux passent dans le ciel du Lot-et-Garonne en seulement 1 heure ! Le 29, de violentes rafales venant du sud-ouest permettent aux oiseaux de progresser rapidement en direction du nord-est. Certaines grues sont observées en Isère ou bien encore dans le Vaucluse. Le 2 mars, la migration est toujours importante : plus de 11 000 grues en Dordogne et presque autant dans le Lot-et-Garonne. Le 3, un décalage du couloir de migration vers l’est est observé. Ainsi le Jura, la Haute-Saône, les Vosges et la Moselle sont survolés, même si les groupes restent modestes. Ailleurs, même si de nombreux départements sont concernés, les effectifs sont en très nette diminution comparés aux jours précédents. Il s’agit de la dernière journée de ce mouvement d’ampleur qui aura concerné 120 000 grues ! |
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Carte 4 : Nombre cumulé de Grues cendrées lors des
mouvements
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Migration moins marquée
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Alors qu’un groupe de 81 grues se pose en Saône-et-Loire, le reste de la France n’est plus survolé que par des groupes épars. La différence avec les jours précédents est saisissante. De petits groupes stationnent ici et là dans les Ardennes, le Loiret, le Cher, la Drôme, l’Eure, les Landes ou bien encore en Haute-Saône. Au lac du Der (51/52), il en reste environ 600 sur ses îlots. A Gallocanta, 1 700 grues sont encore présentes le 10. Deux groupes survolent l’Ain le même jour. A Arjuzanx, il n’y a plus de grue le 11. Le ciel des Bouches-du-Rhône voit passer 45 oiseaux et 75 se posent sur le sol lozérien. Le 13, plus de 2 000 grues se dirigent vers le nord-est en Dordogne. Le 14, des départements peu survolés sont concernés : l’Ain, le Doubs, l’Oise et la Somme. |
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Derniers mouvements et fin de la
migration |
Ces 23 jours vont être marqués par de très faibles remontées d’oiseaux disséminées sur le territoire. Les plus importantes d’entre elles concernent l’Ain, la Charente, le Gers, la Lozère, la Nièvre, la Saône-et-Loire, les Vosges, la Meurthe-et-Moselle, la Marne, le Cantal ou bien encore la Corrèze. |
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Les retardataires et les
estivantes
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Comme à l’accoutumée, certains oiseaux traînent. Le plus souvent, il s’agit d’immatures non reproducteurs. On observe également des oiseaux blessés ou épuisés qui n’ont pas été en mesure de poursuivre leur voyage. Citons par exemple le 8 avril avec une grue stationnée en Vendée. Le 9, une autre observée est posée dans le Var. De petits groupes de migratrices sont également encore visibles : 4 dans la Vienne le 12, 3 dans le Pas-de-Calais le 15. Trois immatures sont présentes depuis 3 semaines en Corrèze. 7 individus stationnent dans le nord de la Nièvre le 21. La dernière donnée concerne 2 grues blessées dans la Vienne dont l’une est visible jusqu’au 23 mai. | ||
| Bilan migration prénuptiale 2008 |
En février et
mars, 185 000 grues ont été dénombrées en migration active au dessus
du pays. Pour une fois, ce chiffre est plus important que lors de l’automne.
La migration a pu être mieux suivie au printemps. |
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Bilan 2007/2008 : estimation de la population |
Pour estimer la population ouest-européenne de Grues cendrées, il nous faut prendre le nombre d’oiseaux contactés en France en migration prénuptiale (185 000) auquel il faut ajouter le nombre d’oiseaux ayant passé l’hiver en Allemagne (12 000), dans le nord-est de la France (21 968) et dans le centre (3 600). Ainsi, la population ouest-européenne est estimée à environ 223 000 individus. Pour rappel, la population était estimée à 218 000 individus lors de la saison 2006/2007. Il est important de souligner que ce chiffre ne constitue qu’une estimation et donne un nombre minimum d’oiseaux. Suite à l’augmentation de la population, il devient de plus en plus difficile d’être exhaustif dans le suivi de la migration des grues. |
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Nidification |
En Lorraine, les sites de
nidification connus sont à nouveau occupés. Un couple jusqu’alors probable
est par ailleurs confirmé avec 2 jeunes non volants début juillet, puis en
vol le 20 juillet. L’effectif global d’une petite dizaine de couples
nicheurs reste une évaluation raisonnable pour la région. |
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Migration en Champagne-Ardenne |
En ce qui concerne les lacs de l’Aube, la première grue
arrive le 16 septembre et le maximum de la saison est atteint le 14/10 avec
3 780 grues. Un oiseau s’attarde jusqu’au 7 avril. Le 6 mars, de très nombreux stationnements sont notés dans les Ardennes (vallées de l’Aisne et de la Bar, Porcien…). Pour les grues qui s’attardent dans notre région, notons encore 9 individus le 1er avril dans les Ardennes, 46 le 8 avril en Haute-Marne et 8 le 20 avril dans la Marne. Le 28 novembre 2007 restera comme une journée noire pour les grues en
Champagne : un épais brouillard recouvrant la région du Der provoque alors
une véritable hécatombe ! Les grues totalement désorientées ont percuté des
lignes électriques et des arbres. Certaines se sont même fait tuer par des
voitures après s’être posées sur les routes ! Ainsi, plus de 40 cadavres
sont retrouvés dès le lendemain |
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Le Voyage de Grupette
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Le Réseau Grues France |
Animé par la Ligue pour la Protection des Oiseaux de
Champagne-Ardenne, le Réseau Grues France regroupe tous les
organismes et associations français s’intéressant de prés ou de loin
aux Grues cendrées. En savoir plus sur le Réseau Grues France La liste par région des membres du Réseau Grues France |
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| Les observations du réseau sur l’ensemble du territoire permettent de visualiser le couloir de migration principal des Grues cendrées sur la France. Il est représenté sur la carte ci-dessous. Pour la saison 2007/2008, ce sont 70 départements qui ont fourni au minimum une observation de grues et parmi ceux-ci 33 totalisent plus de 10 jours de présence de l’espèce. | |||
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Carte 5: Nombre de journées d’observation de Grues cendrées
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Conception et réalisation : Aurélien DESCHATRES, Emmanuel
LE ROY LPO Champagne-Ardenne Cette
synthèse a été réalisée grâce au soutien financier de la Région
Champagne-Ardenne, |
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Migration post-nuptiale 2007 Hivernage 2007-2008 Migration pré-nuptiale 2008 |