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Le plus gros de nos rapaces nocturne,
et le dernier grand rapace nicheur qu’il nous reste dans la région. Avec
près d'1,80 mètre d’envergure, c’est également notre plus gros oiseau
dont la nidification est prouvée en Champagne-Ardenne où il niche sur
des escarpements rocheux. Super prédateur,
il est au sommet de la chaîne alimentaire.
Après y avoir été entièrement exterminée, l’espèce fait un timide retour
dans la pointe de Givet au début des années 90. Depuis cette date, son
chant puissant résonne chaque année en divers endroits de la vallée de
la Meuse.
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Comme le Faucon pèlerin, cette espèce
est menacée par la pression humaine qui s’exerce sur les sites de
nidification. C’est aussi une victime régulière des lignes électriques,
de la circulation ou des empoisonnements.
Elle n’est cependant globalement
pas en déclin et a été retirée de la liste des espèces menacées lors de
la dernière réactualisation de la Liste rouge nationale.
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Europe : 19 000 – 38 000
couples nicheurs
France : 1 200 à 1500 couples
Champagne-Ardenne : Moins
d’une dizaine de couples connus. Ce rapace est essentiellement présent
dans les Ardennes, mais un timide retour s’amorce en Haute-Marne à
partir des populations voisines de Bourgogne. (inscrit sur la liste
rouge Champagne-Ardenne en catégorie « Rare »)
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Description du suivi régional
Dans les Ardennes, le Regroupement des
Naturalistes Ardennais suit depuis sa création l’espèce. Ce sont
maintenant 7 sites qui sont contrôlés annuellement.
En
Haute-Marne, plusieurs sites sont suivis régulièrement dans le Bassigny
(LPO) ainsi que dans le sud du département, suite à une tentative de
nidification ces dernières années. L'espèce n'a pourtant jamais été
recontactée sur ce dernier site pour le moment.
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Aujourd’hui, l’espèce
semble avoir stoppé son expansion dans les Ardennes. La
principale raison invoquée est une saturation de l’occupation des sites
de nidification favorable. La forte mortalité de l’espèce pourrait
également être de nature à limiter son expansion. La
population y est
actuellement estimée à 6 couples au maximum.

En Haute-Marne,
la situation est différente, l’espèce n’en est probablement qu’aux
prémices de son retour, et le nombre de sites pouvant accueillir
l’espèce est important.
Seul un
couple y est connu mais l’espèce s’est reproduite avec succès en 2010,
menant 3 jeunes à l’envol.
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Structures participant au suivi

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