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L’oiseau le plus rapide du monde…
C’est ainsi qu’on qualifie parfois ce rapace de haut vol, dont les
piqués peuvent atteindre des vitesses vertigineuses supérieures à 300
km/heure. Il a marqué l’homme depuis l’antiquité. Ainsi, dans l’Egypte
ancienne, le dieu Horus, une des principales divinités, est représenté
avec une tête de Faucon.
Généralement inféodés aux falaises, il peut toutefois se satisfaire de
bâtiments pour sa nidification.
C’est un rapace entièrement ornithophage, qui capture ses proies
uniquement en vol. Très sensible aux pesticides, il a presque disparu de
France à le fin des années 60 à cause de l’utilisation massive du DDT.
Au niveau européen, l’espèce est inscrite à l’annexe I de la Directive
Oiseaux, à l'annexe II de la Convention de Berne sur la Conservation de
la vie sauvage et à l'annexe II de la Convention de Bonn sur les espèces
migratrices.
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Comme toutes les espèces rupestre, ce
Faucon est avant tout menacé par la concurrence pour l’utilisation des
milieux.
L’utilisation
croissante de ses milieux de nidification par l’Homme (escalade,
parapente…). Les autres menaces sont considérées aujourd’hui comme
mineures : braconnage, dénichage… Le DDT, pesticide organochloré qui lui
était autrefois fatal est aujourd'hui interdit du fait de sa trop grande
toxicité pour l’environnement et l’avifaune en particulier.
Le Faucon
pèlerin n’est cependant globalement pas en déclin et a été retiré de la
liste des espèces menacées lors de la dernière réactualisation de la
Liste rouge nationale.
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Europe
: 12 000 à 25 000 couples nicheurs.
France
: 1 200 à 1 500 couples, en augmentation.
Champagne-Ardenne
: Moins d’une
dizaine de couples connus. Le faucon pèlerin est essentiellement présent
dans les Ardennes, sa nidification est également certaine dans l’Aube
sur la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, où un nichoir est
installé à son attention. (inscrit sur la liste rouge Champagne-Ardenne
en catégorie « Rare »).
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Description du suivi régional
L’espèce est
essentiellement suivie dans les Ardennes, sur ses sites historiques de
nidification le long de la vallée de la Meuse et de la Semoy.
A cela s’ajoute l’installation de nichoirs dédiés à cette espèce sur la
commune de Charleville-Mézières, ainsi que la recherche de nouveaux
sites de nidifications : pylônes électriques, carrières…
Le couple de
Nogent-sur-Seine est suivi par l’Association Nature en Nogentais (A.N.N.).
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L’espèce a
connu une belle expansion dans le département des Ardennes depuis son
installation au début des années 90. Cette expansion est toutefois
maintenant ralentie, voir inversée, à cause de celle du Grand duc
d’Europe, prédateur efficace mais naturel. Le Faucon pèlerin subit par
ailleurs des dérangements sur certains sites où il pourrait tenter de se
reproduire. |
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Le
graphique ci-dessus illustre l’évolution du nombre de couples cantonnés,
sans qu’il n’ait été possible à chaque fois d’affirmer la présence et/ou
la réussite de la reproduction.
De
plus, la désertion des sites historiques de nidification vers des sites
moins intéressants, mais à l’abri des prédateurs et des dérangements,
rend le suivi actuel de l’espèce plus difficile. Ses effectifs
pourraient être plus importants.
Structures participant au suivi

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