Du fond des terriers...
le blaireau

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Le blaireau, un mammifère souvent méconnu.

Photo : Thomas Akremann
Photo : Thomas Akremann
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Comme la majorité des animaux aux mœurs nocturnes, le blaireau n’est que très rarement observé dans son habitat naturel.

Discret et farouche, le blaireau est le plus gros mustélidé d’Europe. Son corps massif et sa robustesse lui donnent l’allure d’un petit ours pataud.
Fréquentant essentiellement les forêts de feuillus et les milieux ouverts avoisinants, il peut occasionnellement provoquer quelques dégâts sur les cultures.

Des études ont toutefois montré que son régime alimentaire se compose principalement de lombrics mais aussi de fruits, de racines, de champignons ou encore d’insectes.

S’il n’est pas considéré parmi les animaux nuisibles, le blaireau est toutefois classé parmi les gibiers alors que dans de nombreux pays d’Europe c’est une espèce protégée.
 

Le déterrage des blaireaux : une activité inutile et cruelle.

Pour en savoir plus sur le déterrage,
 visitez le site :

www.abolition-deterrage.com

En France, il fait d’ailleurs l’objet d’une chasse anticipée à partir du 15 mai, période où le sevrage commence à peine.

Appelée vénerie sous terre, le déterrage du blaireau, tel qu’il est notamment pratiqué dans la région, pose certains problèmes éthiques. Ce mode de chasse est en effet particulièrement traumatisant et cruel pour les animaux qui sont acculés par des chiens au fond de leurs terriers durant de longues heures en attendant que les chasseurs ne viennent les saisir avec des pinces métalliques pour les extirper sans ménagement de leurs refuges. Certaines photos et films réalisés lors de ces opérations attestent de la barbarie de cette pratique.
 

2009 : la LPO Champagne Ardenne et Nature Haute-Marne se mobilisent contre une initiative des chasseurs de Haute-Marne souhaitant transformer cette forme de "chasse" en spectacle ! Ayant été informés que la Fédération départementale des chasseurs de la Haute-Marne envisageait de renouveler pour la deuxième année consécutive une journée de déterrage, la LPO Champagne-Ardenne et l’association Nature Haute-Marne ont initié une pétition (Cliquez pour découvrir le texte de la pétition).

Cette pétition a recueilli plus de 7 000 signatures (Pour en savoir plus sur la pétition)

Fort de cette mobilisation, un courrier a été adressé au Préfet de la Haute-Marne pour obtenir l’interdiction de cette opération et pour revenir à une vision plus juste du statut de l’espèce.

Le 30 mai 2009 par voie de presse, nous avons appris que la Fédération des chasseurs « ne souhaitait faire aucune promotion de cette journée ». Une décision qui ne change rien sur le fond du problème.

C’est pourquoi un deuxième courrier a été adressé au représentant de l’Etat afin qu’il revienne sur l’autorisation de ce mode de chasse et qu’il mette en place un suivi scientifique qui pourrait permettre d’avoir une évaluation plus exhaustive des populations de blaireaux.
 

Nous restons donc extrêmement vigilant sur l’évolution de ce dossier et veilleront à chaque fois que cela sera nécessaire à intervenir pour faire avancer la cause du blaireau
 

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