Le blaireau, un mammifère souvent méconnu.
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Comme la majorité des animaux
aux mœurs nocturnes, le blaireau n’est que très rarement observé dans son
habitat naturel. Discret et farouche, le blaireau est le plus gros
mustélidé d’Europe. Son corps massif et sa robustesse lui donnent l’allure
d’un petit ours pataud. Des études ont toutefois montré que son régime alimentaire se compose principalement de lombrics mais aussi de fruits, de racines, de champignons ou encore d’insectes. S’il n’est pas considéré parmi les animaux nuisibles, le blaireau est
toutefois classé parmi les gibiers alors que dans de nombreux pays d’Europe
c’est une espèce protégée. |
| Le
déterrage des blaireaux : une activité inutile et cruelle.
Pour en savoir plus sur le déterrage, |
En France, il fait d’ailleurs
l’objet d’une chasse anticipée à partir du 15 mai, période où le sevrage
commence à peine. Appelée vénerie sous terre, le déterrage du blaireau, tel
qu’il est notamment pratiqué dans la région, pose certains problèmes
éthiques. Ce mode de chasse est en effet particulièrement traumatisant et
cruel pour les animaux qui sont acculés par des chiens au fond de leurs
terriers durant de longues heures en attendant que les chasseurs ne viennent
les saisir avec des pinces métalliques pour les extirper sans ménagement de
leurs refuges. Certaines photos et films réalisés lors de ces opérations
attestent de la barbarie de cette pratique. |
| 2009 : la LPO Champagne Ardenne et Nature Haute-Marne se mobilisent contre une initiative des chasseurs de Haute-Marne souhaitant transformer cette forme de "chasse" en spectacle ! |
Ayant été informés que la
Fédération départementale des chasseurs de la Haute-Marne envisageait de
renouveler pour la deuxième année consécutive une journée de déterrage, la
LPO Champagne-Ardenne et l’association Nature Haute-Marne ont initié une
pétition (Cliquez pour
découvrir le texte de la pétition). Cette pétition a recueilli plus de 7 000 signatures (Pour en savoir plus sur la pétition) Fort de cette mobilisation, un courrier a été adressé au Préfet de la Haute-Marne pour obtenir l’interdiction de cette opération et pour revenir à une vision plus juste du statut de l’espèce. Le 30 mai 2009 par voie de presse, nous avons appris que la Fédération des chasseurs « ne souhaitait faire aucune promotion de cette journée ». Une décision qui ne change rien sur le fond du problème. C’est pourquoi un deuxième courrier a été adressé au représentant de l’Etat
afin qu’il revienne sur l’autorisation de ce mode de chasse et qu’il mette
en place un suivi scientifique qui pourrait permettre d’avoir une évaluation
plus exhaustive des populations de blaireaux. |
| Nous restons donc extrêmement vigilant sur l’évolution de ce dossier et veilleront à chaque fois que cela sera nécessaire à intervenir pour faire avancer la cause du blaireau | |