| Depuis 2005 la LPO est propriétaire d’une ancienne gravière sur la commune de Larzicourt abritant de nombreuses espèces patrimoniales. Petit état des lieux …. |
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| La zone humide de Larzicourt est issue de l’extraction de granulats. Le sous-sol a été exploité de 1989 à 1995. Au lieu d’un réaménagement ordinaire, l’exploitant Lafarge Granulats a procédé à un réaménagement écologique exemplaire : berge double, hauts-fonds, berge en pente très douce, sinuosité des berges. Ceci a permis de créer de nombreux micro-habitats imbriqués les uns dans les autres sur une petite surface : pelouses sèches, marais, plan d’eau, roselière, saulaie, haie… Chaque micro-habitat est colonisé par une flore et une faune particulière. | |
| Par la suite, la société Lafarge soucieuse de pérenniser
les efforts entrepris a voulu céder sa gravière à une association de
protection de la nature. 4 juin 2005 : officialisation de l’acte de donation (de gauche à droite : André Berne (DIREN), Bruno Bourg-Broc (maire de Châlons-en-Champagne), Pierre Proy (directeur de Granulats de Picardie), Alain Blondet (Président de l’UNICEM), Alain Bougrain-Dubourg (président de la LPO France) et Francis Desjardins (président de la LPO Champagne-Ardenne) |
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| Les richesses naturelles de la
zone humide de Larzicourt : une grande diversité sur une petite surface… La diversité des espèces végétales et animales pour un site de cette taille est d’autant plus remarquable que le site est récent. En tant que zone humide, le site possède un potentiel d’accueil important pour les libellules et les amphibiens. Parmi les libellules, on trouve 5 espèces sur la liste rouge régionale dont la Leucorrhine à large queue, protégée au niveau national. Le site de Larzicourt est l’un 6 sites de connus pour cette espèce dans la région. Chez les amphibiens, les Grenouilles agiles viennent rejoindre le trou d’eau en mars pour s’y reproduire, on estime la population à près de 200 femelles reproductrices ! En matière d’avifaune, 7 espèces de canards se sont déjà reproduites sur le site ou ont tenté de se reproduire : Canard chipeau, (nicheur régulier), Canard colvert (nicheur régulier), Fuligule milouin (nicheur régulier), Fuligule morillon (nicheur occasionnel), Sarcelle d’été (nicheur occasionnel) et Canard souchet (nicheur occasionnel). Une telle diversité sur un aussi petit plan d’eau est exceptionnelle !
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Le site est
moins favorable pour les papillons, sauterelles, criquets et reptiles qui
recherchent des milieux plus chauds et secs. On y trouve quand même quelques
espèces peu fréquentes dans la région comme l’Azuré du Trèfle, le
Cuivré des marais, le Criquet ensanglanté, le Criquet marginé
et le Lézard agile pour ne citer que les plus remarquables.
La végétation n’est pas en reste malgré le caractère récent du site. L’intérêt provient surtout dans le fort étiage estival qui favorise le développement d’espèces des zones exondées qui sont d’ordinaire plutôt rares : Germandrée des marais, Pâturin des marais, Ophioglosse. On trouve également de nombreuses orchidées dans les prairies et des petites plantes carnivores, appelé Utriculaire, dans le plan d’eau. |
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| Des actions de protection prévues pour 5 ans… | |||||||||||||
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