134.jpg

Lire la suite...drapeau gbLe parc national Ujscie Warty se trouve à l’ouest de la Pologne, près de la frontière allemande. La rivière Warta qui coule au milieu du parc est une frontière naturelle entre les deux régions : le polder au nord, Nord Polder, et la plaine inondable au sud.

Le parc est une mosaïque de prés, de pâturages et de zones envahies par les joncs et les roseaux.Lire la suite...

Plus de 270 espèces d'oiseaux ont été dénombrés dans le Parc National de la Warta dont 170 nicheurs. Plusieurs d’entre eux sont inscrits sur la liste rouge polonaise : Blongios nain Ixobrychus minutus, Tadorne de Belon Tadorna tadorna, Sarcelle d'hiver Anas crecca, Mouette pygmée Larus minutus, Courlis cendré Numenius arquata.

De nombreuses espèces d'oiseaux vivant dans le parc relèvent de la directive « oiseaux » : des oiseaux nicheurs comme le Butor étoilé Botaurus stellaris, le Bihoreau gris Nycticorax nycticorax, le Râle des genêts Crex crex, la Marouette ponctuée Porzana porzana, la Guifette noire Chlidonias niger, la Sterne naine Sterna albifrons, le Phragmite aquatique Acrocephalus paludicola.
Durant les périodes de migration on peut y observer le Pluvier doré Pluvialis apricaria et le Busard Saint-Martin Circus cyaneus.
L’hiver est la période d’observation du Cygne chanteur Cygnus cygnus et du Cygne de Bewick Cygnus columbianus.

Le parc est d’une grande importance pour la migration et l’hivernage de certaines espèces : Chevalier sylvain Tringa glareola, Chevalier arlequin Tringa erythropus, Combattant varié Philomachus pugnax. En automne, c’est le royaume des oies : 60 à 80.000 (jusqu’à 200.000) peuvent y séjourner. Les groupes d’oies arctiques sont dominés par l’Oie des moissons Anser fabalis, oiseau symbole du parc.
Le parc est également un lieu d'hivernage crucial pour de nombreuses espèces comme : le Cygne chanteur Cygnus cygnus, le Cygne tuberculé Cygnus olor et le Pygargue à queue blanche Haliaeetus albicilla.

Peu d'endroits en Pologne peuvent se vanter de telles quantités et d'une telle diversité d'oiseaux. Certains jours 250.000 oiseaux peuvent être observés dans cette zone Ramsar.

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drapeau gbLa zone connue comme La Janda est une zone agricole très importante dans le sud de la province de Cadix qui était autrefois l'un des plus grands lacs et zones humides en Europe avec une surface de 3.700 hectares. La Grue cendrée était nicheuse sur cette lagune jusqu'en 1954.

Malheureusement un processus de drainage, commencé au milieu du 19ème siècle et achevé à la fin des années 1960, a détruit cette zone humide, un véritable paradis qui était autrefois sur un pied d'égalité avec Doñana en termes d'importance écologique.

Aujourd'hui, c’est une zone de terres agricoles qui conserve encore d'importantes valeurs naturelles lorsque les pluies d'hiver exceptionnellement fortes inondent temporairement le bassin.

Lire la suite...Actuellement, La Janda et les zones environnantes sont très hétérogènes au niveau végétation : une des rares dehesas d'oliviers sauvages sur la péninsule ibérique voisine avec les pâturages et les cultures.

Cet ensemble est favorable aux espèces des prairies, comme la Grue cendrée, la Glaréole à collier, l'Élanion blanc et le Busard cendré. En outre, c’est le seul endroit où l'Outarde barbue peut être vu dans toute la région du détroit.

Nous devons également mentionner le rôle important joué par les nombreux canaux de drainage pour les espèces aquatiques, en raison de la végétation spécifique sur leurs bords  et aussi la création récente de rizières qui ont fourni un autre habitat pour ces espèces

Informations : Arkadiusz Broniarek-Zięba

drapeau gbPrésentation

Le site des lacs aubois est en réalité constitué de 3 lacs : le Lac Amance, le Lac du Temple et le Lac d'Orient. L'ensemble représente une surface d'environ 5000 ha. Entourés de forêts, ces lacs ont été créés entre 1966 (Lac d'Orient) et les années 1990 pour les deux autres. Leurs rôles est la régulation des rivières Aube et Seine afin d'éviter des crues dévastatrices en région parisienne. En été, les lacs restituent de l'eau améliorant ainsi la navigabilité des deux cours d'eau et l'alimentation des nappes phréatiques.

Intérêt pour les oiseaux

Les trois lacs se situent sur l'axe migratoire de la Champagne humide, axe important pour les oiseaux d'eau notamment. Ils constituent donc des sites de halte ou d'hivernage privilégiés pour de nombreuses espèces entre les sites de nidification d'Europe du nord et les zones d'hivernage d'Espagne et d'Afrique.
De par leurs rôles, les lacs aubois présentent un régime hydraulique particulier. On observe une marée annuelle, l'eau se retire entre juillet et novembre, les lacs se remplissent entre décembre et juin. De vastes vasières apparaissent ainsi dès la fin de l'été, lors de l'arrivée des premiers migrateurs comme les limicoles.

Les lacs Aubois et la Grue cendrée.

La Grue cendrée fréquente les lacs aubois, en particulier le Lac du Temple où elle forme ses dortoirs. Les effectifs sont nettement moindres qu'au Lac du Der qui se situe à une quarantaine de kilomètres au nord-est. Chaque année, des milliers de grues transitent par les lacs aubois, le record de stationnement datant du 11 novembre 2014 avec 21 000 individus.
Quelques milliers d'individus passent l'hiver sur ce site.

 

Afin d’assurer la préservation à long terme du site des étangs de Lachaussée, patrimoine naturel et historique remarquable, la région Grand Est a classé ce territoire en Réserve Naturelle Régionale (R.N.R.). Avec une superficie totale de 607 ha, la R.N.R. de Lachaussée représente la plus grande des six réserves classées à ce jour sur le territoire lorrain. Situé à l’extrémité est du département de la Meuse, et plus particulièrement dans la région de la « Petite Woëvre », son périmètre se partage sur les communes de Lachaussée et Vigneulles-Lès-Hattonchâtel. L’intégralité du site est située au sein du Parc Naturel Régional de Lorraine.

Connu de longue date pour son grand intérêt biologique, le site bénéficie de multiples statuts et inventaires assurant sa protection. Son inscription en 1991 au titre de la convention de RAMSAR en est un exemple fort.

L’étang de Lachaussée et son réseau d’étangs périphériques, mis en eau durant la fin du XIIIème siècle, constituent le cœur de cette réserve naturelle. Avec plus de 300ha de zones humides, ils offrent en effet une diversité d’habitats naturels exceptionnels qui leur confèrent un rôle majeur dans la conservation de nombreuses espèces animales et végétales protégées.

Le site sert notamment de dortoir pour des milliers de Grues cendrées en migration.

 

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Créée en 1976, la Réserve Naturelle Nationale "Michel Brosselin", située au cœur du Marais poitevin, protège 207 hectares de prairies naturelles humides. L'alternance de « baisses » (dépressions humides) et de « belles » (parties hautes plus sèches) forment un micro-relief favorable à la biodiversité et 272 espèces d'oiseaux y ont déjà été observées.

La première observation connue de Grue cendrée remonte à 1974 et depuis l'hiver 2006-2007, un dortoir est apparu sur la réserve naturelle. Les oiseaux utilisent également l'autre dortoir connu, les prés salés de la Réserve Naturelle de la Baie de l'Aiguillon.

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Photo : Christian König

Autrefois rare en Vendée, l'espèce y est devenue maintenant un hôte régulier, même si ce département se situe bien loin de son couloir de migration habituel. C'est suite au passage exceptionnel de l'automne 1982, où plusieurs milliers d'oiseaux avaient été déportés par de violents vents de sud-est, que l'hivernage s'est progressivement mis en place dans le secteur. La présence de vastes zones de gagnage (cultures des polders et prairies du marais) et la quiétude indispensable pour le dortoir, offerte par les deux réserves naturelles, permettent aux grues d'y trouver des conditions d'hivernage idéales.

Actuellement, plusieurs centaines d'oiseaux stationnent en sud-Vendée entre novembre et mars. Cet effectif, s’il reste modeste, n’en demeure pas moins remarquable pour le Centre-Ouest atlantique


Pour la tranquillité des grues et du reste de l'avifaune, l'accès à la Réserve Naturelle de Saint-Denis-du-Payré est réglementé et interdit en dehors des périodes d'ouvertures. Des animations de découverte sont néanmoins possibles sur réservation. Informations sur ces animations sur le site internet de la réserve.

Informations : Katia RAIMBAULT

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drapeau gbVous pouvez retourner à la carte des sites Européens en cliquant ici, ou choisir un site dans la liste du menu de gauche.

La zone appelée « Centre France » commence dans la Nièvre (58) et à l’extrême ouest de la Saône-et-Loire (71), et s’étend vers l’ouest jusqu’à l’Indre (36), à travers les départements de l’Allier (03) et du Cher (18) ; le département de la Creuse (23) n’accueille que très occasionnellement quelques hivernantes, mais possède un site important, l’Etang des Landes, pour le stationnement de Grues cendrées au cours de la migration. Par rapport aux deux zones majeures d’hivernage en France, le « centre France » est situé à environ 250 km au sud-ouest du Lac du Der (51/52) et à environ 350 km au nord-est des sites landais (40).
Après quelques cas ponctuels d’hivernage dans les années 70, la Grue cendrée colonise progressivement différents sites du centre de la France à partir du début des années 80, et avec une accélération à partir de l’hiver 1996-1997. Depuis 2009, ce sont plus de 10 sites qui sont occupés par les Grues cendrées au cours de chaque hiver, avec un effectif total qui varie entre 9500 et 16000 individus selon les hivers.
Les lieux d’hivernage présentent des situations diverses : aux sites « classiques » formés par un ou plusieurs étang(s) associé(s) à des zones de grande culture (maïs en particulier) s’ajoutent des sites remarquables car plus rares en Europe, constitués par l’association de grandes cultures et d’un bocage bien préservé le long des « fleuves » sauvages que sont la Loire et l’Allier. Ces sites sont parfois de faible superficie, et de ce fait très sensibles au dérangement humain.

Nous rappelons l'impérieuse nécessité d’observer les grues uniquement depuis les routes afin de limiter le dérangement, et de ne pas tenter d’approcher les dortoirs. En complément, nous rappelons également que les grues sont sur des propriétés privées, et qu’il faut impérativement respecter ces dernières ; les agriculteurs tolèrent les grues malgré les dégâts qu’elles occasionnent parfois sur leurs cultures, il ne faut donc pas leur ajouter de nuisances par des intrusions pour approcher les grues ou les photographier comme cela arrive malheureusement trop souvent. Le strict respect de ces conditions minimales permettra aux hivernages de se poursuivre dans la région.

Les sites d’hivernage et les sites majeurs de stationnement migratoire sont suivis par les adhérents, bénévoles et professionnels de plusieurs associations et structures : CEOC, Indre Nature, LPO Auvergne, LPO Nièvre (anciennement SOBA Nature Nièvre), Nature 18, SEPOL.
Dans l’Allier, par Guillaume Leroux, Jean-Christophe Sautour, Sylvain Vrignaud , ...
Dans le Cher, par Yves Bolnot, Sébastien Brunet, Jean-Michel Chartendrault, Stéphane Coquery, Stéphane Lebreton, Sébastien Merle, Brigitte & Didier Migneau, Faustin Moreau, Annie & Alain Ouzet, Jean-François Ozbolt, Johann Pitois, Françoise et Michel Roger, ...
Dans la Creuse, par les personnels de la Réserve Naturelle de l’Etang des Landes

Information : Sébastien Merle

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logo grus extremadura

drapeau gbLa région Extremadura est située à l'ouest de l'Espagne, dans une zone limitrophe avec le Portugal ; elle forme une vaste extension de territoires principalement plats avec des montagnes douces traversées par les fleuves Tage et Guadiana, ainsi que par de nombreux affluents. Cet immense territoire qui occupe 41 634 km2, est faiblement peuplé ; sa densité de population étant inférieure à celle de l'Espagne (25 habitants au kilomètre carré), ce qui a permis la survie de nombreux habitats naturels peu perturbés par l'homme.  

 

mapa extremadura and zona centroLes ressources naturelles de la région sont utilisées par un puissant secteur primaire, avec une grande importance donnée à l'agriculture et l'élevage, ainsi que le permet la présence d'une extension notable de dehesas (pâturages).  Ces dehesas, façonnées par les chênes verts, ont la formation caractéristique de la forêt éclaircie qui combine la traditionnelle agriculture, l’élevage, la forêt et la pratique de la chasse.

Depuis des temps immémoriaux, la dehesa a été l'habitat utilisé par les grues dans leurs aires d'hivernage dans l'ouest de la péninsule ibérique, grâce au fruit du chêne appelé « gland » qui fournit une nourriture riche et nutritive aux grands voyageurs ailés. Les grues profitent également des champs de céréales irrigués ou non dans les différentes phases, comme l'ensemencement ou le chaume, et dans ce dernier cas, en particulier dans les cultures de riz et de maïs, à chaque fois avec plus d'intensité, avec ou sans les prairies boisées et une grande variété de différentes cultures : haricots, lupins, tomates, tournesol, arachide, colza, oliviers... La douceur du climat au cours de l'hiver et la relative tranquillité de ces espaces offrent un environnement adéquat pour leur séjour d'hiver.

La région compte 30 000 hectares de cultures de riz, qui sont utilisés par des grues pour le gagnage, ainsi que comme dortoirs, utilisant aussi les rives des nombreux lacs de barrage (embalses) existants, de champs dégagés et de rives d’étangs, en particulier de ceux qui offrent des conditions de calme et sont proches de leurs zones de gagnage. 

La grue est présente sur  50 zones réparties dans toute la région, occupant environ 44 % de l'ensemble de son territoire, principalement dans la province de Badajoz et dans une moindre mesure dans la province de Cáceres. Ces aires d'hivernage sont très différentes en taille et population d'oiseaux, elles varient selon chaque moment de la période d'hivernage.  La région appelée Zona Centro se distingue des autres, car elle rassemble entre 60-70 % du nombre total de grues qui passent l'hiver dans la communauté autonome d'Estrémadure et près de 50 % de la population de grues de toute l'Espagne.

Pendant la période d'hiver de 2014-2015, des recensements ont été effectués dans pratiquement toute la région, en décembre et en janvier, avec respectivement 121.341 et 132.903 grues comptées ; ces quantités font de la région la principale zone d'hivernage en Europe. 

Il existe parallèlement dans la région une équipe de suivi des grues marquées qui fait un travail pionnier en Espagne, en effectuant le contrôle plus exhaustif de ces oiseaux depuis le début des années 1990, avec le suivi d'oiseaux de tous les pays marqués grâce à des combinaisons de couleurs. 

Cette équipe de travail se trouve englobée depuis quelques années dans le groupe « GRUS-Extremadura », dont les membres sont les suivants :

Manolo Gómez, José A. Román, Fernando Yuste, Luis Salguero, J. A. Sánchez, Martín Kelsey, Paloma Iglesias, Anabel Moreno,  Borja Maldonado, Chema Traverso, Manolo Calderón, Emilio Peña, Goyo Navarro, José C. López, Alfredo Mirat, José M. Hernández y Ehrhardt Hohl

 

Information : Manuel Gómez Calzado