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drapeau gbLe réservoir de Sotonera (Huesca, Espagne), une étape incontournable pour les grues.

 

Description

Le grand réservoir de la Sotonera à l'ouest de Huesca a été mis en service en 1963.
Au moment de la migration printanière, grâce à sa position stratégique, il est utilisé comme dernier arrêt pour les grues avant de traverser les Pyrénées entre la mi-février et mi-mars.

 


Le nombre de grues peut être très important en cas de mauvais temps, quand les vents violents ou de fortes précipitations empêchent les oiseaux de traverser les montagnes. Dans ces conditions, 40 000 ou même 80 000 oiseaux ont été recensées.

Les moments plus spectaculaires pour l'observation des grues sont le matin, quand la météo est calme. De grands groupes partent alors pour traverser les Pyrénées, disparaissant derrière les sierras près de Riglos.

Au cours de l'hiver (novembre-février), 1 000 à 2 000 grues hivernent sur le site et se nourrissent dans les environs.


En Montmesa le village juste au nord du réservoir se trouve un petit centre d'information (www.grullasmontmesa.es).

Pour observer les grues dans les meilleurs endroits, prendre la route à l'ouest de Montmesa.

Lire la suite...Cliquez sur la carte pour agrandir

Après 300 mètres, vous traversez un petit pont et la voie e divise en trois :
À gauche (point 1 de la carte) se trouve l'Observatoire (600 m, bon pour les photographes),
A droite la route mène à La Mezquita (point 5), où les plus grands nombres sont visibles lors des départs.
Tout droit on peut aller jusqu'à quelques vieux bâtiments de ferme nommées « Corral de Antonié ». Pour le Corral de Antonié, tourner à gauche (point 3) sur la prochaine jonction et gauche après 200 m. Cet endroit vous donne une bonne vue sur un réservoir plus ancien appelé Alberca de Alboré, qui est maintenant inclus dans le réservoir de la Sotonera et traditionnellement le plus important lieu de repos de grues. Lorsque ce réservoir Alberca de Alboré est en eau, les grues se rassemblent sur l'île proche de Montmesa.

Gestion

Le site est protégé comme un Important Bird Area (IBA), l'organisation responsable est le gouvernement d'Aragon, mais il n'existe aucun plan de gestion.
Les agriculteurs reçoivent des subventions européennes pour les dégâts commis par les grues dans les cultures..
Depuis 1980 des comptages réguliers sont effectués Bird de Huesca appelé Grupo ornithologique Oscense (GOO) et publiés sur leur site Web www.avesdehuesca.es.

 

 Informations : Grupo Ornitológico Oscence

 

 

drapeau gbPrésentation

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La lagune de Gallocanta est un lac intérieur très salé, peu profond, d’une superficie de 1.400 Ha. Elle est située à une altitude de 990 mètres, au cœur de la chaîne ibérique entre les provinces de Saragosse et Teruel (communauté d'Aragon) dans le nord-ouest de la péninsule Ibérique.

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Situation géographique

Le barrage de Puydarrieux ( 43.17 N / 00.23 E ) est situé sur un point stratégique de la route des migrations dans un axe NE/SO, entre les zones de reproduction nordiques , juste avant la barrière des Pyrénées ( 3 000 m) et les régions d'hivernage d'Espagne.

Caractéristiques techniques

  • Maîtrise d'ouvrage: Compagnie d'Aménagement des coteaux de Gascogne
  • Objectifs: Irrigation des cultures, soutien d'étiage des rivières gersoises et adduction d'eau potable.
  • Une retenue collinaire mise en eau en 1987 d'une superficie de 220ha et d'une capacité de 14 millions de m3, en lieu et place d'une forêt de chênes pédonculés.
  • Le lac a une vocation originelle pour l'irrigation, le soutien d'étiage et l'adduction d'eau potable.

Dispositions réglementaires et Natura 2000

  • Arrêté de protection de biotope du 16 Juin 1989 définissant une zone de quiétude
  • Arrêté ministériel de réserve de chasse et de faune sauvage 21 juin 1989
  • Lire la suite...Mise en place d'une mission de garderie, de suivi scientifique et d'accueil du public émanant du Conseil Départemental assurée par Soazig Lemur et Valérie Ducasse.
  • Aménagements de génie écologique en 1994 (lagunes à niveau constant)
  • Intégration au réseau Natura 2000 en date du 05 janvier 2006 avec la création d'une ZPS oiseaux. date du 05 janvier 2006 avec la création

Intérêt ornithologique

  • De tous temps les Grues utilisaient le plateau de Lannemezan comme halte migratoire avant la traversée des Pyrénées.
  • Dès 1989, les premières Grues se sont arrêtées sur le marnage du lac de Puydarrieux. Les conditions de quiétude, la proximité de l'eau et des gagnages, ont permis une croissance régulière des effectifs hivernants


Lire la suite...Ce site d'hivernage et de halte migratoire offre une grande diversité de nourriture avec une importante zone de marnage qui se végétalise au fur et à mesure de la baisse du niveau d'eau. La zone cultivée aux abords immédiats du site ainsi que les zones de gagnages alentours constituent des ressources alimentaires importantes. Le lac de Puydarrieux s'inscrit naturellement au fil des ans parmi les sites de stationnement importants pour l'espèce.

Le lac est d'un intérêt ornithologique qui ne cesse de croître d'année en année, accueillant au fil des ans près de 240 espèces d'oiseaux dont quelques unes remarquables, comme le pygargue à queue blanche, l'oie à bec court, le vanneau sociable, l'aigle de Bonelli.


Ces dernières années le lac de Puydarrieux n'accueillait durant cette migration que quelques individus fatigués ou encore jeunes et seulement quelques unités. Ce ne fut pas le cas en février 2002 où plus de 4 000 individus ont fréquenté ou survolé le site dans la journée du 25 février.

Attention: La Zone de Quiétude mise en place sur la partie amont du lac, la forêt rive droite et les terres agricoles rive gauche, pour assurer la tranquillité des oiseaux, est strictement interdite à la pénétration humaine; les observations se font depuis le bord de la route.

 

Informations : Soazig Lemur et Valérie Ducasse

 

Lire la suite...drapeau gbLe Camp militaire du Poteau ou champ de tir de Captieux est un site majeur pour l’accueil des oiseaux. 

La Grue cendrée est l’espèce emblématique du site qui accueille au passage près de 10% des populations européennes. Le camp du poteau présente également un intérêt majeur pour le Courlis cendré, notamment au niveau des zones de landes basses.

Situation

Situé dans la partie orientale du plateau landais, le champ de tir de Captieux, est un terrain militaire où l’activité est en grande partie aérienne. Il s’étend sur six territoires communaux (Retjons, Lencouacq, Luxey, Callen, Lucmau et Captieux), à cheval sur deux départements (Landes et Gironde). D’une superficie de 9175 hectares d’un seul bloc, il constitue une entité bien individualisée des terrains environnants, forestiers ou agricoles.
Les terrains ont été choisis par l'Etat dans une zone isolée et insalubre pour y créer un camp militaire et d’essais. Ces terrains se trouvent à la tête de deux bassins versants principaux. Cette zone d’interfluve du plateau sableux landais, humide et marécageuse, avait du mal à maintenir l’activité pastorale, et l’implantation de la pinède demandait ici des travaux de drainage beaucoup trop dispendieux. Les travaux de drainage ont permis d’améliorer l’accessibilité mais ont malgré tout maintenu des paysages originaux reliques de l’ancienne lande pâturée, et que l’on ne trouve plus de nos jour qu’ici. A ces habitats landicoles sont associés des milieux hygrophiles de divers niveaux, naturels ou favorisés par l’homme comme les bassins artificiels.

(source : Document d’objectifs Site Natura 2000 FR 7200723 "Champ de tir de Captieux")

Observation des grues

Il est possible d'observer les Grues cendrées dans la journée sur les chaumes de maïs où elles trouvent leur nourriture.
Les plus matinaux pourront aussi assister au spectacle de leur lever qui déploie un écheveau gris et régulier d’oiseaux s’envolant vers leurs gagnages.
Le retour au dortoir s’effectue en longs vols sonores qui strient le ciel de grands V.
Chacun de ces moments reste inoubliable ; nous vous conseillons de privilégier une observation accompagnée qui vous livrera les meilleures clés de connaissance et les meilleures conditions d’observation. Et pour profiter davantage de ce spectacle qui varie chaque jour, posez-vous dans un des gîtes engagé dans le projet d’écotourisme des Landes de Gascogne. Vous y trouverez des hôtes complices qui mettront à votre disposition des ouvrages de référence sur la Grue et les migrations, du matériel d’observation, des cartes...

Pour aller plus loin dans vos découvertes, des week-ends d’observation sont également proposés, offrant de beaux moments exclusifs et des échanges précieux.

Grus Gascogna

La préservation de la Grue cendrée sur notre territoire mobilise depuis 1992 des partenaires fédérés autour d’un projet commun de connaissance, de préservation, d’information et de mise en valeur écotouristique.
Réunis dans le collectif Grus Gascogna, ces partenaires s’engagent dans une concertation permanente de leurs actions dans ces trois domaines clés.

La Réserve d’Arjuzanx, une escale, un site de prédilection drapeau gb

Ancienne mine d’extraction de lignite exploitée par EDF, le site d’Arjuzanx, à l’issue de sa réhabilitation, est devenu un espace naturel d’importance européenne.

Dès 1983, les premières grues cendrées ont reconquis cet espace, devenu depuis Réserve Nationale, et, chaque hiver, plusieurs dizaines de milliers l’utilisent en halte migratoire alors que 25 à 30 000 grues trouvent refuge, de mi-octobre à mi-mars, dans ce qui est devenu un des sites majeurs européens d’hivernage de la Grue cendrée.

photo grus grus

L’attractivité de ce territoire est également liée à la présence à proximité de vastes zones agricoles (champs de maïs) qui fournissent aux grues la ressource alimentaire nécessaire à leur présence pendant tout l’hiver.

La région autour d’Arjuzanx est marquée par leurs déplacements quotidien. Dès l’aube, elles quittent leurs dortoirs pour rejoindre les zones de gagnage et, en fin de journée, elles retrouvent la quiétude des dortoirs d’Arjuzanx qu’elles regagnent jusqu’à la tombée de la nuit.

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drapeau gbcarte flavignac

 

Le Limousin est composé de trois départements : la Haute-Vienne (capitale régionale : Limoges, célèbre pour les arts du feu et la porcelaine), la Creuse (Guéret) et la Corrèze (Tulle).

 

 

 

 

Des contrastes géographiques

La région est composée d'un dégradé de plaines, plateaux et montagnes en partant de l'ouest vers l'est, avec un bassin au sud :
- la montagne à l'est avec un point culminant à 976 m : le Mont Bessou en Corrèze,
- les plateaux de 300 à 700 m d'altitude disposés en gradins autour de la montagne limousine,
- le bassin de Brive, riche terroir et porte s'ouvrant vers le midi.

Le royaume des arbres et de l'eau :

L'eau est omniprésente en Limousin avec :
- deux grands bassins hydrographiques : le bassin de la Loire au nord et le bassin de la Garonne au sud,
- trois grands lacs artificiels : le Lac de Val (nord-est de la Corrèze), le lac de Vassivière (Haute- Vienne et Creuse) et le lac de St Pardoux (Haute-Vienne),
- de nombreux étangs sur lesquels les grues font parfois des haltes pour se reposer lors de la migration (parfois quelques immatures restent un peu plus longtemps, notamment au printemps).
La forêt couvre un tiers du territoire. Les feuillus (hêtres, chênes et châtaigniers) représentent deux tiers de la surface boisée tandis que les résineux se situent plutôt sur les zones de montagne.

Un climat principalement océanique :

Le climat est modulé en fonction des altitudes :
- sur la montagne limousine : climat plus continental,
- sur les plateaux : climat de transition à forte prédominance océanique,
- sur le bassin de Brive : climat plutôt aquitain.

L'agriculture :

La région est célèbre pour l'élevage (vaches limousines, moutons, ...).

Les parcs naturels régionaux et les réserves naturelles nationales :

Grâce à un territoire aux richesses naturelles, culturelles et humaines remarquables, le Limousin possède deux parcs naturels régionaux :
- le parc naturel régional Millevaches,
- le parc naturel régional Périgord Limousin dans lequel se situe le site de Flavignac (Long : 01°03'18''E - Lat : 45°43'53''N),
ainsi que deux réserves naturelles nationales :
- la Tourbière des Dauges (Long : 01°25'17''E - Lat : 46°00'42''N),
- l'Etang des Landes (Long : 02°19'29''E - Lat : 46°10'49''N) situé à Lussat en Creuse. Le plus grand étang du Limousin (100ha) possède une richesse ornithologique exceptionnelle. De nombreuses grues y font des pauses avant de reprendre leur migration.

La Grue cendrée :

Cet oiseau emblématique suscite bien des passions. Le limousin est entièrement balayé par le couloir de migration ouest de la grue cendrée, avec une fréquence des vols plus importante sur la Haute-Vienne et la Creuse. On peut estimer que la majorité des grues hivernant en Espagne et dans le sud de la France (140000 à 200000 grues) passe par notre région.

Flavignac :

Le site de Flavignac est situé dans l'axe de ce couloir migratoire à 25 km au sud-ouest de Limoges. Depuis une vingtaine d'années, de nombreux ornithologues y font de nombreuses observations. L'un des premiers a été Patrick Labidoire. Depuis une dizaine d'années, le site est animé par un ornithologue de la commune : Patrick Précigout.


Le site est une véritable tour de guet pour ce couloir emprunté par de nombreux oiseaux, avec deux principaux lieux d'observation situés à 350 m d'altitude environ :
- pour la migration postnuptiale : lieu-dit Cessaguet bien dégagé en direction du nord-est d'où l'on aperçoit la ville de Limoges,
- pour la migration prénuptiale : lieu-dit Eynanças .
Une présence permanente est assurée en période de migration, notamment par Patrick Précigout et Jean-Louis Vareille qui assurent un comptage précis de tous les oiseaux et en particulier des grues cendrées.
Le site de Flavignac est intégré au réseau mission migration (www.migraction.net).

Information: Alain et Sylvie GENDEAU
(Reseau Grues France)

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La grue cendrée a niché en Hongrie jusqu'à la fin du 19ème siècle, ce qui correspond au commencement des programmes de recalibrage des grands cours d'eau et d'assèchement des marais. Néanmoins la Hongrie reste un des plus importants sites de stationnement de la grue cendrée en Europe.

Jusqu'à la fin des années 70, le Lac de Kardoskut dans le sud du pays était le principal site de stationnement pour les grues durant les migrations automnales et printanières. A partir du début des années 80, ce sont les étangs artificiels de la région d'Hortobagy qui commencèrent à jouer ce rôle. Plusieurs explications peuvent être données:

  • l'assèchement du lac Kardoskut suite à une longue période de sécheresse,
  • une chasse intensive sur ce site,
  • une chasse en revanche réduite à l'intérieur du Parc d'Hortobagy,
  • par ailleurs la vidange des grands étangs de pêche (méthode de pêche traditionnelle) a coïncidé avec les pics de migration des grues. Ainsi, le nombre de grues en stationnement lors des pics migratoires est passé de 3 000 en 1983 à 65 000 en 1993,

Le nombre de grues observées dans le Parc National d'Hortobagy augmente régulièrement. Il est passé de 3 000 en 1983 à 65 000 en 1993, pour atteindre 120 000 en 2015. Les autres sites de repos, de 3 à 15 en fonction du volume des précipitations et du remplissage des marais, accueillent 2 000 à 70 000 grues de la mi-septembre à fin novembre, le pic étant atteint fin octobre.

Il est important de noter le nombre croissant de grues qui estivent dans le Parc d'Hortobagy : de 100 individus au début des années 80, elles sont à présent près de 600 chaque été. On note également quelques cas d'hivernage lors des hivers doux.

Reconnaissant l'importance d'Hortobagy quant à la sauvegarde et à la protection des grues cendrées, le conseil d'administration du Parc National a mis en place un programme de protection:

  • interdiction de la chasse sur et à proximité des sites de stationnement,
  • un accès au public limité sur ces zones,
  • la sauvegarde des sites de stationnement des grues est une préoccupation majeure dans la conservation des zones humides à l'intérieur du parc national,
  • du maïs est semé sur des zones arables où le dérangement est moindre afin d'y attirer des grues.
  • la sensibilisation du public est un point important du programme.

Informations : Zsolt Végvári (Hortobágy National Park)

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Dans cette région de Hesse, la migration des Grues cendrées est suivie depuis 1987.
En automne et au printemps, 20 à 25 personnes comptent quotidiennement les grues en migration. Martin Kraft informe alors chaque soir les spécialistes de la migration à travers la liste grus-grus.
Ces comptages sont très importants pour le suivi en Europe et particulièrement en l'automne pour la France . Les passages observés sur la Hesse permettent de prévoir les arrivées de Grues cendrées dans le nord est de la France (Lorraine et Champagne-Ardenne).

Les comptages sont effectués sur différents points hauts de la région de Marbourg, sur une ligne centrée sur Marbourg qui s’étend d’Alsfeld (40 km à l’est de Marbourg) à Herborn.(30 km au sud-ouest de Marbourg).

Les points de comptages autour Marbourg sont situés à une altitude de 300 à 400 mètres ce qui permet une bonne visibilité. Les plus importants sont le toit du Département de biologie de la montagne Marburg Lahn (environ 400 m au dessus du niveau de la mer), le Marburger Hasenkopf à l’ouest de Marbourg (environ 340 m au dessus du niveau de la mer) et le Altenberg au Odenhausen dans la vallée de la Lahn à environ 17 km au sud de Marburg (300 m au dessus du niveau de la mer).

Informations : Martin Kraft.

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Le lac du Der-Chantecoq : un régulateur

Le Lac du Der-Chantecoq est un très vaste lac réservoir de 4800 ha.
En dérivation des rivières Blaise et Marne, il joue un rôle de régulation des crues hivernales et printanières pour préserver la région parisienne d'éventuels dégâts importants. A l'inverse, en période d'étiage, le lac alimente la rivière Marne, affluent de la Seine, ce qui permet la navigation et l'alimentation en eau de cette même région.

Intérêt pour les oiseaux

De par son emplacement sur un axe migratoire privilégié, reliant les zones de reproduction du nord de l'Europe et les zones d'hivernage de France, d'Espagne et d'Afrique, le lac du Der a, dès sa mise en eau en 1974, attiré de très nombreuses espèces d'oiseaux.
Son régime hydraulique particulier, alternant phase de remplissage entre décembre et juin et phase de vidange entre juillet et novembre, modifie fortement le paysage entre les saisons. Le retrait de l'eau fait apparaître de vastes vasières attirant limicoles, laridés, canards, oies mais aussi l'emblématique Grue cendrée qui donne désormais une renommée ornithologique internationale au site.

Le lac du Der et les Grues cendrées

Le Lac du Der est très attractif pour la Grue cendrée. Il lui offre en effet :

  • un espace immense où cette espèce craintive peut surveiller les lieux,
  • la présence d'ilots, où les grues se rassemblent par milliers chaque soir entre octobre et mars pour passer la nuit, à l'abri d'éventuels prédateurs,
  • des zones d'alimentation tout autour du site :  prairies, pâtures, chênes pour les glands et cultures (maïs en particulier),
  • une quiétude importante (les dérangements au sein du lac sont peu nombreux lors de la période de présence des grues).


Le Lac du Der est le principal site de stationnement d'Europe. Chaque année, entre 200 000 et 350 000 grues y transitent. Le dernier record date du 11 novembre 2014 où 206 000 grues ont été comptabilisées au lever des dortoirs ! En hiver, ce sont désormais entre 20 000 et 30 000 grues qui sont dénombrées.
Site d'exception, le Lac du Der fait l'objet de toutes les attentions. Sa préservation est fondamentale pour de nombreuses espèces d'oiseaux à l'échelle européenne.

 Historique des comptages

Les Grues cendrées étant particulièrement suivies au lac du Der, les comptages ne manquent pas :