gh9711_5.jpg

Une semaine, un oiseau

Locustelle luscinioïde

Date de parution dans le JHM : 10 juin 2018locustelle luscinioide7216

La Locustelle luscinioïde (Locustella luscinioides) fait partie de ces oiseaux dont très peu de gens connaissent le nom et l’existence et ceux qui ont eu l’occasion de l’observer sont encore beaucoup moins nombreux.

Ce n’est pas, en effet, un oiseau commun de nos villes et de nos jardins mais un discret habitant des roselières denses parsemées de buissons de saules, un habitat qui a largement disparu de nos paysages. Mesurant 13 cm de long pour un poids de 12 à 20 grammes, cette petite fauvette des roseaux en a la teinte et ne se repère qu’à son chant émis généralement émis depuis le sommet d’un roseau. Encore faut-il savoir que la stridulation que l’on entend n’est pas celle d’une locuste, une espèce de criquet qui a donné son nom à cet oiseau en raison de la ressemblance entre leurs chants. Si l’on ajoute à cela qu’elle chante plus volontiers au crépuscule, on comprendra que cette espèce soit passée inaperçue dans notre région jusqu’au XX° siècle.
Grande migratrice, elle est notée dans notre région à partir de début avril et peut se faire entendre jusqu’à début juillet, ce qui semble indiquer qu’elle peut élever 2 nichées avant de repartir, dès le début du mois d’août, vers ses quartiers d’hivernage, du Sénégal au Ghana.

Un déclin spectaculaire dans notre région.

On parle beaucoup, actuellement, de la spectaculaire et alarmante disparition des oiseaux nicheurs en France. La Locustelle luscinioïde fait partie des espèces qui ont le plus souffert des bouleversements paysagers auxquels nous avons assisté (et assistons encore) au cours des 50 dernières années. Le drainage a eu raison d’une grande partie de nos zones humides et de ses habitants. En 1960, la population de Locustelles luscinioïdes des marais de Saint-Gond dans la Marne, par exemple, était évaluée à 6.500 couples alors qu’aujourd’hui, la population de cette espèce pour totalité de la Champagne-Ardenne est estimée à une trentaine de couples ! C’est donc à présent une de nos espèces nicheuses les plus rares qui ne doit sa survie qu’à la protection et à la gestion de quelques sites.

Gérard Rolin

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

 

 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, un oiseau ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

logo LPO CA       logo jhm   birder    

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Vous êtes ici : Accueil Découverte Une semaine, un oiseau Locustelle luscinioïde