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Une semaine, un oiseau

Alouette des champs

Date de parution dans le JHM : 1er juillet 2018ecl fc alouette

Si elle s’en rapproche par la couleur de son plumage, l’Alouette des champs (Alauda arvensis) est un peu plus corpulente que le moineau. Le dos et les ailes présentent une alternance de plumes plus ou moins marquées de brun et de noir.

Ces coloris la rendent très difficile à discerner lorsqu’elle est au sol, c’est-à-dire la plupart de son temps. Le ventre est plus clair et elle possède une courte huppe que les oiseaux hérissent de temps à autres. Il n’y pas dimorphisme sexuel (mâle et femelle présente le même plumage). Pour défendre son territoire ou amadouer sa compagne, le mâle s’envole très haut dans le ciel jusqu’à en devenir imperceptible à l’œil nu. Il peut alors rester durant plusieurs dizaines de minutes en vol stationnaire sans s’arrêter de chanter. On dit alors qu’il grisolle, qu’il tire-lire ou qu’il turlute. Après cette démonstration pour le moins probante, il chute rapidement jusqu’à son point de départ et continue sa parade ailes abaissées et queue déployée autour de la femelle. L’alouette des champs fréquente les grands espaces ouverts (plaines céréalières, prairies voire friches et terrains vagues en périphérie des zones urbanisées) à végétation basse.

Mauvais état de conservation

Le nid est établi au sol à partir de la mi-avril. La femelle y dépose de 3 à 5 œufs qu’elle couve durant une douzaine de jours. Les deux parents contribuent au nourrissage des petits qui quittent le nid 10 jours après leur éclosion. Ils resteront à proximité du nid durant une douzaine de jours supplémentaires avant de prendre leur autonomie. Les couvées sont souvent l’objet de prédation ou de destruction par les engins agricoles ou lors d’épisodes orageux. Il n’est pas rare que les parents assurent une 2ème voire une 3ème couvée, les pontes pouvant se prolonger jusqu’à la fin du mois de juillet. Malgré cela, les suivis réalisés montrent une baisse généralisée de près d’un tiers des effectifs durant ces 30 dernières années. Les causes de cette diminution sont principalement liées aux modifications des pratiques agricoles (raréfaction des chaumes en hiver, emploi intensif de produits sanitaires) et au réchauffement climatique qui induit une avancée des dates de moissons. L’espèce nichant au sol, la destruction de nids est également constatée lors du broyage des bords de routes et de chemins. Malgré son mauvais état de conservation, l’oiseau est toujours chassable en France. A l’exception également de l’Italie et de la Grèce, l’alouette des champs est protégée partout ailleurs en Europe.

Étienne Clément

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, un oiseau ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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