assec-Leo.jpg

Une semaine, un oiseau

Guifette noire

Date de parution dans le JHM : 2 septembre 2018guifette noire

La famille des sternes compte un peu plus de 40 espèces réparties sur tous les continents, y compris l’Antarctique. Si une seule d’entre elles, la Sterne pierregarin, niche habituellement dans notre région, plusieurs y sont visibles lors de leur migration avant et après la saison de reproduction.

C’est le cas de la Guifette noire (Chlidonias niger), une petite sterne de 22 à 26 cm de long pour un poids de 60 grammes. Presque entièrement noire, à l’exception de son dos et de ses ailes grises lorsqu’on l’observe en avril-mai en plumage nuptial, elle commence à muer dès le mois de juin. Son ventre devient blanc et le noir de la tête se réduit à une calotte et une tache sur la joue. C’est donc sous cet aspect qu’on peut l’observer en ce moment sur nos grands plans d’eau, en route vers l’Afrique tropicale où elle passera l’hiver.

Un cadet défavorisé qui cherche parfois à se faire adopter

La Guifette noire niche le plus souvent en colonies de 10 à 25 couples sur la végétation flottante (nénuphars par exemple) de plans d’eau d’au moins 4 hectares. Il lui arrive aussi de s’installer sur le sol nu d’une motte de terre et on a même vu des couples nicher sur des bouses de vache desséchées. La femelle pond généralement 3 œufs. Le 3ème est souvent plus petit et, comme l’incubation commence après la ponte du deuxième, le dernier poussin éclos, plus petit et plus jeune d’un ou deux jours que les deux autres, se trouve très désavantagé. Ses chances de survie étant moindres, la parade consiste à se faire adopter par un couple voisin qui n’a qu’un ou deux poussins, de préférence plus jeunes que lui. Il deviendra donc l’ainé et pourra grandir normalement.
Présente en France au XIXe siècle dans presque toutes les régions avec plusieurs milliers de couples, cette espèce ne niche plus aujourd’hui que sur le littoral atlantique où son déclin se poursuit avec encore 400 couples en 2000 et moins de 100 en 2012. Les principales causes de cette disparition sont la destruction des zones humides où elle se reproduit, l’emploi des pesticides ainsi que d’herbicides pour éliminer certaines plantes aquatiques telles que les massettes, ce qui fait disparaître les têtards, les petits poissons et les insectes dont elle se nourrit.


Gérard RolinEnregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Le Chevalier sylvain (Tringa glareola)

 

Alors que la chaleur estivale est encore bien présente, surtout cette année, de nombreux oiseaux migrateurs ont déjà entrepris leur long voyage vers leurs quartiers d’hiver et sont observables en ce moment dans notre région. C’est notamment le cas du Chevalier sylvain qui se ressource sur les vasières de nos grands lacs dès que leur niveau le permet et les mares peu profondes essentiellement de juillet à septembre. Long de 20 cm pour un poids compris entre 34 et un peu moins de 100 grammes, ce petit chevalier élancé se reconnaît notamment à son dessus brun à petites taches irrégulières blanches et chamois, son sourcil bien marqué, sa calotte sombre, son bec droit assez long et ses pattes vert jaunâtre. Inquiet et nerveux, il s’envole très vite en criant lorsqu’il est dérangé et peut se reposer très loin.

 

 

Une parade nuptiale aérienne chantée

Après avoir hiverné en Afrique au sud du Sahara, mâle et femelle regagnent les prairies ouvertes de la forêt boréale et les landes humides des régions nordiques à la même époque, essentiellement en mai. Les couples se reforment chaque année et le mâle effectue des parades accompagnées de chants. Il s’élève dans les airs et décrit des  cercles puis pratique un vol ondulant entrecoupé de glissades, ailes arquées, queue déployée et pattes pendantes. Les 4 œufs pondus dans un petit nid de 8 à 10 cm de diamètre éclosent au bout de 3 semaines. Les jeunes quittent ce nid le lendemain de leur éclosion et peuvent voler à l ‘âge de 30 jours. Si les 2 parents surveillent leurs poussins au début, c’est le mâle qui s’en occupe seul au bout de 7 à 10 jours. Lors de leur migration qui peut les mener jusqu’en Afrique du Sud, les Chevaliers sylvains parcourent entre 1.000 et 3.000 km entre deux escales.  Le taux de mortalité au cours de la 1ère année approche 90% puis 50% par an les années suivantes. Présente de l’Écosse au Kamchatka, cette espèce n’est pas menacée mais souffre localement du drainage des zones humides pour l’agriculture, de la destruction des forêts et des effets du réchauffement climatique.

 

                                                                                                          Gérard Rolin

 

La semaine prochaine, nous vous donnons rendez-vous avec la Cigogne blanche

 

 

 

 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, un oiseau ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

logo LPO CA       logo jhm   birder    

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer