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Une semaine, un oiseau

Bondrée apivore

bondre e apivore honey buzzard pernis apivorus luknajno pologne 9 version 2Date de parution dans le JHM : 3 juillet 2016

La Bondrée apivore (Pernis apivorus) est l’un de ces oiseaux bien présents dans notre région mais que peu de gens connaissent. Pouvant atteindre 1,50 mètre d’envergure, ce rapace un peu plus grand qu’une buse est en effet un oiseau discret qui, de surcroît, ne passe que peu de temps chez nous., du fait de son régime alimentaire très spécialisé.  Elle s’en distingue principalement par son cou plus fin et sa petite tête qui dépasse, en vol, le bord des ailes, ses ailes moins larges que celle d’une buse et sa queue plus longue.

 

Un régime alimentaire bien particulier et dépendant de la météo

Son qualificatif « apivore » signifie qu’elle se nourrit d’abeilles mais, que nos apiculteurs se rassurent,  ce sont en réalité les guêpes, bourdons et frelons qui constituent l’essentiel de son menu. Elle les repère en vol ou depuis un poste d’affût dans un arbre et les suit jusqu’à leur nid. Elle creuse alors avec son bec et ses pattes jusqu’à 40 cm de profondeur pour déterrer les larves et les nymphes, mais elle consomme également les insectes adultes.

Il lui arrive également, surtout lorsque le temps est pluvieux comme cette année, d’ajouter à son menu des batraciens et des œufs ou des oisillons.

 

Une arrivée tardive

 Du fait de son alimentation, elle est l’un des derniers oiseaux nicheurs à arriver dans notre région, essentiellement vers la mi-mai. Pour gagner du temps, elle arrive en couples déjà appariés. Le mâle effectue alors une parade aérienne bien caractéristique en s’immobilisant en vol et en  rapprochant 3 ou 4 fois ses ailes au-dessus de son dos.  La construction du nid commence dès le retour. Celui-ci, situé à grande hauteur dans un arbre, en forêt,  comporte beaucoup de rameux couverts de feuilles. L’incubation dure 35 jours et les jeunes quittent le nid à l’âge de 5 à 6 semaines. Le succès de la reproduction est très lié aux conditions climatiques et, généralement très mauvais lors des années pluvieuses.

La migration vers l’Afrique tropicale, en passant par le détroit de Gibraltar,  commence dès la fin août, ce qui ne laisse en tout qu’un peu plus de 3 mois pour faire la connaissance de ce rapace sous nos latitudes.

Gérard Rolin

 

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, un oiseau ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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