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Une semaine, une espèce

Troglodyte mignon

troglodyte mignon Date de parution dans le JHM : 3 février 2019

Sur les 93 espèces qui composent la famille des Troglodytidés, 92 sont américaines et une seule est présente dans l’Ancien Monde: le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes).

Ce passereau, le plus petit de sa famille et un des plus petits oiseaux d’Europe avec un poids de 6 à 12 grammes pour 9 à 10 cm de long, se tient souvent au niveau du sol en quête des petits invertébrés qui composent l’essentiel de sa nourriture.
Toujours en mouvement, il n’est pas forcément très facile à observer. Oiseau brun assez chaud dessus et plus clair dessous, on le reconnaît aisément à sa silhouette : bec long et fin, tête massive, corps rondelet et queue très courte tenue le plus souvent dressée, on ne peut le confondre avec aucun autre. Si son plumage est très discret, son chant est étonnamment puissant. Émis depuis un support en vue, il se fait entendre pendant pratiquement toute l’année.

Monsieur construit, Madame choisit

Le Troglodyte mignon niche dans un nid le plus souvent soigneusement caché dans le lierre ou la végétation basse et dense en forêt ou dans les parcs et jardins. En forme de boule, il est pourvu d’une petite entrée latérale ajustée à sa taille, ce qui permet de limiter la prédation ainsi que le parasitage par le Coucou gris. C’est le mâle qui se charge de la construction. Il utilise des herbes et d’autres fibres végétales humides qui se rétractent en séchant et assurent ainsi la solidité de la construction. Il confectionne au moins 6 nids différents, à raison de 2 jours de travail par nid, et les fait visiter à la femelle. C’est elle qui choisit celui qui accueillera ses 3 à 9 œufs et qui le complète à son goût. Plus de la moitié des mâles sont polygames, une femelle pouvant choisir un mâle déjà en couple plutôt qu’un célibataire disponible, le fait qu’il soit déjà en couple indiquant que c’est un bon reproducteur. Un des nids restés vacants sera alors utilisé. La situation de « compagne secondaire » est toutefois moins enviable car elle doit se débrouiller seule, ou presque, pour élever sa nichée, le mâle s’investissant dans l’aide au nourrissage des poussins du « premier nid ». L’incubation dure 16 jours. Les jeunes quittent le nid à l’âge de 14 à 19 jours et deviennent totalement indépendants 2 semaines plus tard. Le couple a alors suffisamment de temps pour élever une seconde nichée.

Gérard Rolin

 

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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