Actualités

Cette semaine sur le Der : le Tadorne de Belon

Tadorne de Belon par D. FourcaudLe Tadorne de Belon niche depuis les côtes atlantiques européennes jusqu’au nord de la Chine orientale. Depuis plusieurs dizaines d’années, en plus des populations classiques du littoral, l’espèce se reproduit en France à l’intérieur des terres, notamment dans le nord-est. 
La population nicheuse reste fluctuante en Champagne-Ardenne et est intimement liée au potentiel d’accueil des milieux anthropisés (bassins d’orage, gravières, stations d’épuration etc.). Ce canard présente la particularité de nicher dans des terriers de Lapin de garenne que la femelle tapisse d’herbes sèches et de duvet. Chez nous, le Tadorne de Belon passe l’hiver sur les étangs et les grands lacs, mais fréquente aussi les vallées alluviales.

 

Extrait de l'atlas des oiseaux de Champagne-Ardenne

"Le Tadorne de Belon niche depuis les côtes atlantiques européennes jusqu’au nord de la Chine orientale. En Europe, on le trouve presque exclusivement le long du littoral mais, parallèlement à son expansion sur les rivages atlantiques et méditerranéens, il s’est aussi installé à l’intérieur des terres, notamment dans le nord-est de l’Hexagone. La nidification de l’espèce hors habitat traditionnel, observée dans quatorze régions françaises, concernait environ 215 couples en 2004, soit de l’ordre de 10 % de l’effectif national.

 

Des nicheurs en essor puis en déclin, très localisés puis disséminés

Depuis 1991, le tadorne nichait sur les bassins de décantation de la sucrerie de Saint-Germainmont-08, ceux d’Attigny-08 n’ayant accueilli sa reproduction qu’à une seule reprise, en 1998, juste avant leur disparition. La population nicheuse y a connu son apogée entre 2000 et 2007, avec au maximum 28 adultes et 165 poussins ou juvéniles observés le 3 juin 2001 [2]. Suite à la destruction partielle des bassins, elle s’est fortement réduite à partir de 2008 et, si 12 jeunes y sont encore nés en 2011, plus aucun n’a été observé dès l’année suivante, en dépit de la présence de quelques adultes. Ailleurs, la situation a beaucoup évolué depuis le début des années 2000, sans doute à cause de l’expansion puis du déclin de la population des bassins de Saint-Germainmont. Un premier cas de reproduction est signalé en 2001 en Champagne crayeuse à Droupt-Saint-Basle-10 où 1 couple élève 6 jeunes sur une inondation de nappe phréatique due aux crues décennales de 2001 ; deux années plus tard, 12 jeunes s’envolent de marais localisés à l’est de Reims-51. Depuis 2005, au milieu de champs situés dans l’ouest de la Marne, les couples cantonnés sur des plans d’eau de petite taille (bassins d’orage, gravières, stations d’épuration, bassins de décantation) se multiplient : 10 sites ont ainsi été répertoriés entre 2005 et 2012. Par ailleurs, depuis 2009, la vallée de l’Aisne, à quelques kilomètres en aval et en amont de Saint-Germainmont, est également de plus en plus fréquentée (canal, gravières). À l’exception de Connantre-51 en 2004 et de Champigneul-Champagne-51en 2011, ces cantonnements se sont tous traduits par une absence de reproduction.[...]"

 

 

Vous êtes ici : Accueil LPO CA Actualités Cette semaine sur le Der Cette semaine sur le Der : le Tadorne de Belon