Tadorne de Belon par D. FourcaudLe Tadorne de Belon niche depuis les côtes atlantiques européennes jusqu’au nord de la Chine orientale. Depuis plusieurs dizaines d’années, en plus des populations classiques du littoral, l’espèce se reproduit en France à l’intérieur des terres, notamment dans le nord-est. 
La population nicheuse reste fluctuante en Champagne-Ardenne et est intimement liée au potentiel d’accueil des milieux anthropisés (bassins d’orage, gravières, stations d’épuration etc.). Ce canard présente la particularité de nicher dans des terriers de Lapin de garenne que la femelle tapisse d’herbes sèches et de duvet. Chez nous, le Tadorne de Belon passe l’hiver sur les étangs et les grands lacs, mais fréquente aussi les vallées alluviales.

Oies des moissons par D. FourcaudAutrefois l’oie la plus abondante en hiver en Champagne, l’Oie des moissons fait aujourd’hui partie des oies les plus rares. En effet, jusqu’à la fin des années 80, plusieurs milliers d’individus y hivernaient, allant même jusqu’à atteindre 4 050 en 1987 ! Depuis, les effectifs hivernants n’ont cessé de chuter. Aujourd’hui, les maximums observés chaque année peinent à dépasser la centaine d’individus… Pourtant, l’Oie des moissons est encore chassable. Sur le lac du Der, cette oie s’observe davantage sur la partie nord et notamment à la Pointe du Port de Nuisement (n°1 sur la carte). Il est alors fréquent d’observer des groupes partant en vol en direction des cultures.

Chevalier arlequin par F. CrosetCe limicole au dimorphisme saisonnier très marqué a de longues pattes orange et un plumage gris et blanc en période internuptiale. En période de reproduction, le plumage et les pattes du Chevalier arlequin virent au noir. 
Il niche dans les zones arctiques, de Scandinavie et de Sibérie orientale, et hiverne en Afrique subsaharienne et sur les côtes atlantique et méditerranéenne dans une moindre mesure. 
L’espèce peut être observée en grand nombre sur le lac du Der pendant la migration postnuptiale. Cependant, elle est nettement plus discrète pendant la migration prénuptiale. L’hivernage du Chevalier arlequin est de plus en plus régulier sur le lac ces dernières années. Le nombre d’hivernants reste quant à lui modeste (10-20 individus).

Fuligule milouin mâle et femelle, étang du grand Coulon Le Fuligule milouin est un canard plongeur au dimorphisme sexuel marqué. Le mâle à la tête brun-roux, les yeux rouges, le corps gris et noir à contraste marqué. La femelle quant à elle est plus terne, au plumage gris et brun avec peu de contraste.
 Nicheur régulier sur les étangs piscicoles de Champagne-Ardenne,  le Fuligule milouin est observé en plus grand nombre en hiver. Les individus hivernants seraient en majorité des oiseaux provenant du nord et de l’est de l’Europe.
 L’espèce est à surveiller car ses effectifs sont en baisse dans de nombreux pays d’Europe, ce qui lui a valu d’être inscrite en tant qu’espèce vulnérable sur la liste rouge européenne.

pygargue queueblanche2495 croset Le Pygargue à queue blanche est un grand aigle (jusqu’à 240 cm d’envergure) vivant près des lacs, des fleuves et sur les côtes. Il se nourrit de poissons, de charognes et d’oiseaux pouvant atteindre la taille d’une grue ! 
On le reconnaît notamment grâce à son bec, fort et jaune, et à sa queue blanche à l’âge adulte (brune chez le jeune, puis s’éclaircit au fil des ans).
 Les rares individus séjournant en France hivernent notamment sur les lacs de Champagne et de Lorraine. La nidification d’un couple de pygargue ayant mené 2 jeunes à l’envol, cette année en Champagne, est un événement exceptionnel !

Plongeon arctique par F. Croset Le Plongeon arctique est l’une des quatre espèces de plongeons que l’on peut observer en Europe. Il niche essentiellement sur les lacs du nord de l’Eurasie et hiverne plus au sud, en mer, ou sur de profonds lacs d’intérieurs. Le Plongeon arctique se nourrit essentiellement de poissons qu’il pêche en effectuant des plongées allant jusqu’à 6 mètres de profondeur et pouvant durer près d’une minute !  Comme tous les plongeons, c’est un oiseau rare sur le lac du Der où il fréquente volontiers les bassins nord et sud. Attention de ne pas le confondre avec le Grèbe huppé, plus petit, ou encore avec le Grand Cormoran.

Harle huppé (Fabrice Croset) Plus élancé que le Harle bièvre, avec un bec plus fin, le Harle huppé se caractérise également par sa huppe ébouriffée.
 Son aire de répartition couvre les 3 continents de l ‘hémisphère nord.

PLONGEON IMBRIN F Croset L'un des plus grand plongeons d'Europe, avec le Plongeon à bec blanc. Le Plongeons imbrin se caractérise, en plumage internuptial, par son bec fort, grisâtre et tenu à l'horizontal. Son dos est sombre assez uniforme. Les jeunes se distinguent par le motif écailleux de leur dos.

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