Macreuse brune par F. CrosetLa Macreuse brune est un canard plongeur à l’allure atypique. Très bon plongeur, elle peut descendre à des profondeurs de 5 à 10 mètres pour aller y chercher les écrevisses qu’elle affectionne tout particulièrement. Cette espèce niche dans la toundra ou au bord des lacs glaciaires du Grand Nord. Cet oiseau très rare dans notre région migre jusque sous nos latitudes pour y passer l’hiver. Quelques Macreuses brunes sont alors observables chaque année sur les grand lacs de Champagne, voguant en groupe à la recherche de leurs proies favorites.

Milan royal par D. FourcaudLe Milan royal est un rapace diurne européen, migrateur partiel. C’est un rapace opportuniste qui chasse ses proies (rongeurs, amphibiens, reptiles, insectes, etc.) ou se nourrit de cadavres. 
Le Milan royal vit dans des milieux mixtes de boisements et d’espaces ouverts (champs, prairies, …) dans lesquels il peut nicher et chasser. C’est un oiseau qui se reconnaît facilement grâce à ses longues ailes et sa queue fortement échancrée, Il se distingue du Milan noir par ses couleurs beaucoup plus vives. Dans la région, l’espèce est souvent observée en migration et la population nicheuse ne compte plus qu’une cinquantaine de couples, relique des plus de 500 couples qui nichaient dans les années 1970/80.

Fuligule milouinan par D. FourcaudCe canard plongeur ressemble au Fuligule morillon, cependant, son corps est plus allongé et mâle comme femelle n’ont jamais de huppe. Le mâle se distingue aussi du morillon par son dos gris et la femelle par sa large tâche blanche à la base du bec en hiver.
Nichant dans le nord de l’Europe, le Fuligule milouinan hiverne plutôt sur le littoral mais peut être observé d’octobre à mars sur les grands plans d’eau de Champagne-Ardenne. La période de janvier à mars est la plus propice pour les observer dans notre région.

Goéland cendré par D. FourcaudLe Goéland cendré ressemble au Goéland argenté mais est nettement plus petit. De plus, son bec est plus fin et plus court. Cette espèce occupe le nord de l’Eurasie et de l’Amérique du Nord. En Europe, la France se trouve à la limite sud de son aire de répartition.
Ce goéland est fréquent dans la région en hiver. Il devient cependant beaucoup plus rare en été. Il niche de manière exceptionnelle en Champagne-Ardenne ; le lac du Der fait partie des rares sites français où des reproductions ont été notées.

Guifette moustac par D. FourcaudLa Guifette moustac a un plumage très similaire aux Sternes pierregarin et arctique. On peut la différencier de ces deux espèces notamment grâce à sa queue peu fourchue et son croupion grisâtre. 
En période internuptiale, on la distingue des autres guifettes essentiellement grâce à ses pattes plus longues et son bec plus fort.
 La Guifette moustac niche, en France, principalement sur les étangs de pisciculture du centre et du centre-ouest du pays. Bien que la majorité des effectifs hivernent en Afrique subsaharienne, quelques hivernants sont régulièrement observés dans le sud de la France.
 Peu courante sur le lac du Der, sa présence hivernale est exceptionnelle. Il s’agit de la première observation hivernale sur le lac.

Tadorne de Belon par D. FourcaudLe Tadorne de Belon niche depuis les côtes atlantiques européennes jusqu’au nord de la Chine orientale. Depuis plusieurs dizaines d’années, en plus des populations classiques du littoral, l’espèce se reproduit en France à l’intérieur des terres, notamment dans le nord-est. 
La population nicheuse reste fluctuante en Champagne-Ardenne et est intimement liée au potentiel d’accueil des milieux anthropisés (bassins d’orage, gravières, stations d’épuration etc.). Ce canard présente la particularité de nicher dans des terriers de Lapin de garenne que la femelle tapisse d’herbes sèches et de duvet. Chez nous, le Tadorne de Belon passe l’hiver sur les étangs et les grands lacs, mais fréquente aussi les vallées alluviales.

Oies des moissons par D. FourcaudAutrefois l’oie la plus abondante en hiver en Champagne, l’Oie des moissons fait aujourd’hui partie des oies les plus rares. En effet, jusqu’à la fin des années 80, plusieurs milliers d’individus y hivernaient, allant même jusqu’à atteindre 4 050 en 1987 ! Depuis, les effectifs hivernants n’ont cessé de chuter. Aujourd’hui, les maximums observés chaque année peinent à dépasser la centaine d’individus… Pourtant, l’Oie des moissons est encore chassable. Sur le lac du Der, cette oie s’observe davantage sur la partie nord et notamment à la Pointe du Port de Nuisement (n°1 sur la carte). Il est alors fréquent d’observer des groupes partant en vol en direction des cultures.

Chevalier arlequin par F. CrosetCe limicole au dimorphisme saisonnier très marqué a de longues pattes orange et un plumage gris et blanc en période internuptiale. En période de reproduction, le plumage et les pattes du Chevalier arlequin virent au noir. 
Il niche dans les zones arctiques, de Scandinavie et de Sibérie orientale, et hiverne en Afrique subsaharienne et sur les côtes atlantique et méditerranéenne dans une moindre mesure. 
L’espèce peut être observée en grand nombre sur le lac du Der pendant la migration postnuptiale. Cependant, elle est nettement plus discrète pendant la migration prénuptiale. L’hivernage du Chevalier arlequin est de plus en plus régulier sur le lac ces dernières années. Le nombre d’hivernants reste quant à lui modeste (10-20 individus).

Fuligule milouin mâle et femelle, étang du grand Coulon Le Fuligule milouin est un canard plongeur au dimorphisme sexuel marqué. Le mâle à la tête brun-roux, les yeux rouges, le corps gris et noir à contraste marqué. La femelle quant à elle est plus terne, au plumage gris et brun avec peu de contraste.
 Nicheur régulier sur les étangs piscicoles de Champagne-Ardenne,  le Fuligule milouin est observé en plus grand nombre en hiver. Les individus hivernants seraient en majorité des oiseaux provenant du nord et de l’est de l’Europe.
 L’espèce est à surveiller car ses effectifs sont en baisse dans de nombreux pays d’Europe, ce qui lui a valu d’être inscrite en tant qu’espèce vulnérable sur la liste rouge européenne.

pygargue queueblanche2495 croset Le Pygargue à queue blanche est un grand aigle (jusqu’à 240 cm d’envergure) vivant près des lacs, des fleuves et sur les côtes. Il se nourrit de poissons, de charognes et d’oiseaux pouvant atteindre la taille d’une grue ! 
On le reconnaît notamment grâce à son bec, fort et jaune, et à sa queue blanche à l’âge adulte (brune chez le jeune, puis s’éclaircit au fil des ans).
 Les rares individus séjournant en France hivernent notamment sur les lacs de Champagne et de Lorraine. La nidification d’un couple de pygargue ayant mené 2 jeunes à l’envol, cette année en Champagne, est un événement exceptionnel !

Pour en savoir davantage et découvrir d'autres espèces, retrouvez tous nos articles par ordre de parution sur notre site internet, rubrique "Cette semaine sur le Der".

Vous êtes ici : Accueil Découverte Cette semaine sur le Der