bl_gr6.jpg

Une semaine, une espèce

Tadorne de Belon

tadorne belon5613 fabrice croset lddDate de parution dans le JHM : 3 décembre 2017

Tête  et haut du cou vert foncé, corps blanc orné d’une large bande rouille qui encercle l’avant du corps, bec rouge orné d’un tubercule chez le mâle, le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna), le plus grand de nos canards de surface,  ne peut être confondu avec aucun autre.

Cette belle espèce qui niche essentiellement sur nos côtes est surtout visible en petit nombre dans notre région,  en hivernage lorsqu’il ne fait pas trop froid,  ou en migration.

Un mode de reproduction original et une migration post nuptiale en 2 temps

Le Tadorne de Belon niche dans d’anciens terriers de lapin ou de renard, dans des trous d’arbres ou même de murs, parfois jusqu’à 1km de l’eau. Les 8 à 12 œufs couvés par la femelle éclosent au bout d’un mois et les jeunes sont, la plupart du temps, regroupés en crèches pouvant atteindre plusieurs centaines d’individus, sous la surveillance d’un ou plusieurs adultes. Les Tadornes, même ceux qui nichent sur les côtes méditerranéennes, entament alors une migration de mue jusqu’à la mer des Wadden en Allemagne ainsi que vers quelques autres sites secondaires aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. Rassemblés en troupes pouvant dépasser 100.000 individus, ils renouvellent  toutes leurs plumes de vol en même temps, et se retrouvent incapables de voler pendant 3 semaines au cours desquelles ils sont particulièrement vulnérables. Ils sont ensuite prêts pour entreprendre leur migration d’automne.

Cette espèce se rencontre donc dans notre région de fin juin à début  août, en migration vers ses  sites de mue, puis d’octobre à début mai. La reproduction dans notre région ne concerne que quelques couples.

Espèce protégée en France depuis 1930, le Tadorne de Belon a vu sa population nicheuse passer, dans notre pays, d’une trentaine de couples en 1960 à environ 3.000 actuellement. Les effectifs semblent s’être stabilisés. Les principales menaces pour cette espèce sont la disparition, la dégradation ou la mise en culture de zones humides, l’urbanisation du littoral et le développement de diverses activités en bord de mer.

Gérard Rolin

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

 

 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

logo LPO CA       logo jhm   birder    

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Vous êtes ici : Accueil Découverte Une semaine, une espèce Tadorne de Belon