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Une semaine, une espèce

Pouillot fitis

Date de parution dans le JHM : 1 avril 2018eclfitisfabricecroset1

Le nom (Phylloscopus trochilus) de ce petit passereau n’a rien de péjoratif car il provient du latin pullus qui désigne le petit d’un animal (ce qui donne par exemple poulet pour poule). Le terme fitis fait référence à son chant pour le moins mélodieux.

Cet oiseau est d’ailleurs plus facile à entendre qu’à voir. Très vif et remuant, il ne tient pas en place. En outre et si ce n’est un sourcil blanc plus ou moins marqué, son plumage présente peu de marques distinctives variant du gris - vert olive sur le dessus et légèrement teinté de jaune pâle en dessous. Il est d’autant plus difficile à observer qu’il affectionne les forêts de feuillus ainsi que la végétation buissonneuse.
Les premiers oiseaux reviennent de migration dans le courant de la seconde quinzaine du mois de mars, la période de nidification s’étalant d’avril à juillet. Le nid est généralement situé au sol dissimulé au milieu de la végétation. C’est une grosse boule constituée principalement d’herbes sèches. Il est complété de mousse et de plumes. La femelle y dépose de 4 à 6 œufs qu’elle couve durant une quinzaine de jours.

D'infatigables baroudeurs

Capturant une grande quantité de larves et d’insectes, les parents vont alimenter les jeunes durant une quinzaine de jours avant qu’ils ne quittent le nid. Ils resteront toutefois dépendants durant deux semaines environ avant de s’émanciper définitivement. L’espèce produit généralement une seule couvée par saison, rarement une seconde. Fin juillet – début août, il est temps de penser à faire des réserves de graisse avant d’entamer le long périple migratoire. Cet oiseau dont le poids n’excède pas 8 à 9 grammes est capable de parcourir plusieurs milliers (de 5 à 13 000) de kilomètres pour regagner ses quartiers d’hiver en Afrique sub-saharienne. Voyageant de nuit, il est capable de voler sur plus de 200 km d’une seule traite. Un périple qui l’oblige à effectuer une mue de son plumage deux fois par an, contrairement à la grande majorité des oiseaux qui ne mue qu’une seule fois. S’il n’est pas considéré comme menacé, le pouillot fitis connaît toutefois un déclin important de ses effectifs depuis ces trente dernières années en France.
Les modalités de gestion forestière ont d’évidentes incidences sur la conservation de cette espèce qui serait également directement impactée par le réchauffement climatique.

Étienne Clément

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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