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Une semaine, une espèce

Phragmite des joncs

Date de parution dans le JHM : 22 avril 2018eclphragmitefabricecroset

Si sa désignation scientifique (Acrocephalus schoenobaenus)s’attache à sa morphologie (acrocephalus : tête pointue), son nom commun fait référence aux milieux qu’il fréquente.
Le phragmite des joncs est typiquement un oiseau des zones humides. Cette fauvette aquatique recherche les bordures de plans d’eau pour peu qu’ils soient bordés d’une végétation relativement dense. Son plumage varie du blanc au brun chamois.

L’oiseau est surtout reconnaissable par son large sourcil clair et par les fines rayures foncées qui strient le dessus de sa tête et son dos. Le croupion présente quelques nuances plus ou marquées de roux.
Jusqu’aux années 50, le phragmite des joncs se reproduisait sur l’ensemble du territoire français. Ses populations sont aujourd’hui cantonnées dans la moitié nord-ouest du pays. Les causes de cette régression sont grandement en lien avec la disparition de ses habitats favorables suite aux campagnes d’assèchements, la France ayant vu la moitié de ses zones humides disparaître entre 1960 et 1990.

Migrateur au long cours

La période de reproduction s’étale de la mi-mai à juin. Les mâles arrivent habituellement sur site une quinzaine de jours avant les femelles pour repérer un lieu propice. Installés bien en vue, ils entonnent alors leur chant varié et musical pour attirer une femelle ou pour décourager un éventuel rival. Le couple formé, la réalisation du nid peut débuter. Fixé à la végétation, celui-ci est constitué d’herbes et de tiges sèches garni à l’intérieur de poils et de mousses. La femelle y dépose 5 ou 6 œufs qu’elle couve seule pendant une quinzaine de jours. Nourris par les deux parents, les poussins quitteront le nid une douzaine de jours après l’éclosion mais ne seront réellement émancipés qu’entre 25 à 30 jours d’existence. De la mi-juillet à fin août c’est déjà le départ en migration. Ce petit oiseau va alors traverser la Méditerranée et le Sahara pour gagner ses sites d’hivernage après un périple de près de 4 000 kilomètres. Les épisodes de fortes sécheresses qui ont sévit en Afrique entre les années 70 et 80 ont eut un impact important sur l’espèce. En France, les effectifs connaissent une relative stabilité depuis le début des années 2000.

Étienne Clément

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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