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Une semaine, une espèce

Aigrette garzette

Date de parution dans le JHM : 8 juillet 2018aigrette garzette

Si vous vous promenez en ce début d’été aux abords du lac du Der, votre attention sera peut-être attirée par de drôles de grognements et croassements en provenance des saulaies inondées. Ces bruits insolites trahissent certainement la présence d’Aigrettes garzettes (Egretta garzetta) qui nichent en compagnie de plusieurs autres espèces de hérons.

Si vous l’ observez dans de bonnes conditions, vous n’aurez aucun mal à identifier ce petit héron (60 cm de long pour 300 à 600 grammes), à son plumage entièrement blanc, son fin bec noir, ses pattes noires et ses pieds jaunes, la confusion étant seulement possible avec le Héron garde-bœufs ou la Grande Aigrette qui ont tous deux le bec jaune. Début juillet, l’activité est intense chez cette espèce, certains couples nourrissant encore leurs jeunes alors que les plus précoces viennent de quitter leurs parents.

Une espèce qui a été massacrée pour ses plumes

Les longues plumes fines qui ornent le plumage nuptial de certaines espèces d’aigrettes ont bien failli causer leur perte. À la fin du 19° siècle et au début du 20°, les plumes de certains oiseaux étaient tellement recherchées pour orner les chapeaux des dames que, rien qu’à Paris, cette activité employait 10.000 personnes ! Il fallait 300 Grandes Aigrettes et 1.000 Aigrettes garzettes pour obtenir 1 kilo de ces belles plumes et des dizaines de millions d’oiseaux ont été massacrés en Amérique et en Europe, en période nuptiale, ce qui entrainait, en plus, la perte des œufs et des poussins au point que ce sont ces massacres qui ont été à l’origine de la création des sociétés de protection des oiseaux aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Au Pakistan, des élevages ont été créés et les plumes se vendaient jusqu’à 28 fois leur poids en argent! L’Aigrette garzette a disparu de France et ne s’y est réinstallée, en Camargue, qu’après l’interdiction de ce commerce, en 1920. Il a fallu attendre 1980 pour qu’elle colonise d’autres régions et un 1er couple a niché en Champagne en 1999. L’espèce est aujourd’hui en expansion, mais reste très localisée dans notre région, et quelques individus hivernent même au lac du Der. Les principales menaces qui pèsent aujourd’hui sur cette espèce sont la destruction de son habitat et les accidents climatiques tels que l’hiver de 1985-86 auquel seuls 8% des hivernants français ont survécu.

Gérard Rolin

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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