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Une semaine, une espèce

Chevalier Sylvain

Date de parution dans le JHM : 26 août 2018chevalier sylvain gr

Alors que la chaleur estivale est encore bien présente, surtout cette année, de nombreux oiseaux migrateurs ont déjà entrepris leur long voyage vers leurs quartiers d’hiver et sont observables en ce moment dans notre région.

C’est notamment le cas du Chevalier sylvain (Tringa glareola)qui se ressource sur les vasières de nos grands lacs dès que leur niveau le permet et les mares peu profondes essentiellement de juillet à septembre. Long de 20 cm pour un poids compris entre 34 et un peu moins de 100 grammes, ce petit chevalier élancé se reconnaît notamment à son dessus brun à petites taches irrégulières blanches et chamois, son sourcil bien marqué, sa calotte sombre, son bec droit assez long et ses pattes vert jaunâtre. Inquiet et nerveux, il s’envole très vite en criant lorsqu’il est dérangé et peut se reposer très loin.

Une parade nuptiale aérienne chantée

Après avoir hiverné en Afrique au sud du Sahara, mâle et femelle regagnent les prairies ouvertes de la forêt boréale et les landes humides des régions nordiques à la même époque, essentiellement en mai. Les couples se reforment chaque année et le mâle effectue des parades accompagnées de chants. Il s’élève dans les airs et décrit des cercles puis pratique un vol ondulant entrecoupé de glissades, ailes arquées, queue déployée et pattes pendantes. Les 4 œufs pondus dans un petit nid de 8 à 10 cm de diamètre éclosent au bout de 3 semaines. Les jeunes quittent ce nid le lendemain de leur éclosion et peuvent voler à l ‘âge de 30 jours. Si les 2 parents surveillent leurs poussins au début, c’est le mâle qui s’en occupe seul au bout de 7 à 10 jours. Lors de leur migration qui peut les mener jusqu’en Afrique du Sud, les Chevaliers sylvains parcourent entre 1.000 et 3.000 km entre deux escales. Le taux de mortalité au cours de la 1ère année approche 90% puis 50% par an les années suivantes. Présente de l’Écosse au Kamchatka, cette espèce n’est pas menacée mais souffre localement du drainage des zones humides pour l’agriculture, de la destruction des forêts et des effets du réchauffement climatique.

Gérard Rolin

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Le Chevalier sylvain (Tringa glareola)

 

Alors que la chaleur estivale est encore bien présente, surtout cette année, de nombreux oiseaux migrateurs ont déjà entrepris leur long voyage vers leurs quartiers d’hiver et sont observables en ce moment dans notre région. C’est notamment le cas du Chevalier sylvain qui se ressource sur les vasières de nos grands lacs dès que leur niveau le permet et les mares peu profondes essentiellement de juillet à septembre. Long de 20 cm pour un poids compris entre 34 et un peu moins de 100 grammes, ce petit chevalier élancé se reconnaît notamment à son dessus brun à petites taches irrégulières blanches et chamois, son sourcil bien marqué, sa calotte sombre, son bec droit assez long et ses pattes vert jaunâtre. Inquiet et nerveux, il s’envole très vite en criant lorsqu’il est dérangé et peut se reposer très loin.

 

 

Une parade nuptiale aérienne chantée

Après avoir hiverné en Afrique au sud du Sahara, mâle et femelle regagnent les prairies ouvertes de la forêt boréale et les landes humides des régions nordiques à la même époque, essentiellement en mai. Les couples se reforment chaque année et le mâle effectue des parades accompagnées de chants. Il s’élève dans les airs et décrit des  cercles puis pratique un vol ondulant entrecoupé de glissades, ailes arquées, queue déployée et pattes pendantes. Les 4 œufs pondus dans un petit nid de 8 à 10 cm de diamètre éclosent au bout de 3 semaines. Les jeunes quittent ce nid le lendemain de leur éclosion et peuvent voler à l ‘âge de 30 jours. Si les 2 parents surveillent leurs poussins au début, c’est le mâle qui s’en occupe seul au bout de 7 à 10 jours. Lors de leur migration qui peut les mener jusqu’en Afrique du Sud, les Chevaliers sylvains parcourent entre 1.000 et 3.000 km entre deux escales.  Le taux de mortalité au cours de la 1ère année approche 90% puis 50% par an les années suivantes. Présente de l’Écosse au Kamchatka, cette espèce n’est pas menacée mais souffre localement du drainage des zones humides pour l’agriculture, de la destruction des forêts et des effets du réchauffement climatique.

 

                                                                                                          Gérard Rolin

 

La semaine prochaine, nous vous donnons rendez-vous avec la Cigogne blanche

 

 

 

 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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