Une semaine, une espèce

Ouette d’Égypte

Daeclouettete de parution dans le JHM : 9 septembre 2018

Tout comme le cygne tuberculé, l’Ouette d’Egypte (Alopochen aegyptiaca) a été initialement introduite sur les plans d’eau privés ou dans les jardins publics en tant qu’oiseau d’ornement. Vénérée dans l’Egypte antique, l’espèce a ainsi été importée en Grande-Bretagne à la fin du 17ème siècle puis en Allemagne au cours du siècle suivant.


Si elle y ressemble et si elle appartient à la même famille (les anatidés), l’Ouette se distingue de l’oie (elle s’apparente davantage aux canards) grâce à son plumage contrasté qui varie du beige clair au brun foncé et dans lequel se détache un collier nuancé de roux à la base du cou. L’oiseau possède de longues pattes roses. Elle présente par ailleurs un œil dont on dirait qu’il est « au beurre noir », ce qui s’accorde assez bien avec certains traits de son caractère. L’Ouette est en effet très agressive en particulier en période de reproduction. Le nid est construit par la femelle qui utilise des emplacements très variables. Elle peut le dissimuler dans la végétation, le construire dans la cavité d’un arbre ou s’accaparer un ancien nid de héron ou de rapace.

Exotique mais indésirable

Si elle peut nicher toute l’année dans ses territoires d’origine, cette période est restreinte de mars à mai sous nos latitudes. Initialement cantonnée en Afrique subsaharienne, dans la vallée du Nil et au sud de la Palestine, l’espèce s’est parfaitement adaptée à nos milieux, le réchauffement climatique ayant été l’un des facteurs favorisant son expansion. En effet, l’Ouette a aujourd’hui colonisé une grande partie de l’Europe où ses populations connaissent une augmentation exponentielle. En raison de ses habitudes de reproduction, l’Ouette d’Egypte a une forte dynamique expansive. La ponte comprend en effet une dizaine d’œufs qui sont couvés une trentaine de jours. Les jeunes acquièrent leur autonomie totale dix semaines plus tard. Ils sont aptes à se reproduire au terme de la deuxième année. En 2010, la population nicheuse européenne était estimée à 15 000 couples (1200 à 1400 en France). Malgré la prise d’arrêtés de régulation dans plusieurs départements (dont la Marne et les Ardennes), il est probable que le phénomène de colonisation se poursuive.

Étienne Clément

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Le Chevalier sylvain (Tringa glareola)

 

Alors que la chaleur estivale est encore bien présente, surtout cette année, de nombreux oiseaux migrateurs ont déjà entrepris leur long voyage vers leurs quartiers d’hiver et sont observables en ce moment dans notre région. C’est notamment le cas du Chevalier sylvain qui se ressource sur les vasières de nos grands lacs dès que leur niveau le permet et les mares peu profondes essentiellement de juillet à septembre. Long de 20 cm pour un poids compris entre 34 et un peu moins de 100 grammes, ce petit chevalier élancé se reconnaît notamment à son dessus brun à petites taches irrégulières blanches et chamois, son sourcil bien marqué, sa calotte sombre, son bec droit assez long et ses pattes vert jaunâtre. Inquiet et nerveux, il s’envole très vite en criant lorsqu’il est dérangé et peut se reposer très loin.

 

 

Une parade nuptiale aérienne chantée

Après avoir hiverné en Afrique au sud du Sahara, mâle et femelle regagnent les prairies ouvertes de la forêt boréale et les landes humides des régions nordiques à la même époque, essentiellement en mai. Les couples se reforment chaque année et le mâle effectue des parades accompagnées de chants. Il s’élève dans les airs et décrit des  cercles puis pratique un vol ondulant entrecoupé de glissades, ailes arquées, queue déployée et pattes pendantes. Les 4 œufs pondus dans un petit nid de 8 à 10 cm de diamètre éclosent au bout de 3 semaines. Les jeunes quittent ce nid le lendemain de leur éclosion et peuvent voler à l ‘âge de 30 jours. Si les 2 parents surveillent leurs poussins au début, c’est le mâle qui s’en occupe seul au bout de 7 à 10 jours. Lors de leur migration qui peut les mener jusqu’en Afrique du Sud, les Chevaliers sylvains parcourent entre 1.000 et 3.000 km entre deux escales.  Le taux de mortalité au cours de la 1ère année approche 90% puis 50% par an les années suivantes. Présente de l’Écosse au Kamchatka, cette espèce n’est pas menacée mais souffre localement du drainage des zones humides pour l’agriculture, de la destruction des forêts et des effets du réchauffement climatique.

 

                                                                                                          Gérard Rolin

 

La semaine prochaine, nous vous donnons rendez-vous avec la Cigogne blanche

 

 

 

 

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