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Une semaine, une espèce

Chevalier gambette

Dachevalier gambettete de parution dans le JHM : 16 septembre 2018

Avec la baisse du niveau des grands lacs de notre région qui découvre d’immenses vasières, septembre est le mois idéal pour venir y observer les nombreux limicoles (petits échassiers) qui s’y arrêtent au cours de leur migration vers le sud.

Le Chevalier gambette (Tringa totanus) est l’une des 6 espèces de chevaliers observées habituellement et probablement la moins nombreuse avec tout au plus quelques dizaines d’individus présents simultanément. Avec son plumage brun tacheté de plus sombre, son bec assez long à base rouge et ses pattes corail, on ne peut guère le confondre qu’avec le Chevalier arlequin, plus clair toutefois en plumage internuptial et au bec et aux pattes plus longs. Long de 27 à 29 cm pour un poids d’environ 100 grammes, il a la stature d’un merle.
Le Chevalier gambette niche dans une bonne diversité d’habitats humides : marais salants côtiers, prairies humides et landes marécageuses jusqu’à plus de 3.000 mètres d’altitude. Le nid construit par la femelle à l’abri d’une grande touffe d’herbe abrite en moyenne 4 œufs qui sont couvés par le mâle et la femellle. Les poussins sont ensuite élevés soit par le mâle seul soit répartis entre leurs 2 parents et peuvent voler à l’âge d’un mois.

Un déclin continu

Le Chevalier gambette ne fait pas partie des oiseaux menacés au niveau mondial mais ce n’est pas le cas pour sa population européenne. Comme de nombreuses autres espèces, il est en déclin dans la plupart des pays d’Europe où il niche. Les principales causes de cette perte d’effectifs sont l’intensification de l’exploitation des prairies et leur fauche précoce qui détruit les nichées, la perte de ses sites de nidification liée au drainage, au boisement de certains secteurs et au développement industriel ainsi que par la colonisation de zones marécageuses par la spartine, une plante devenue invasive après avoir été introduite dans certains pays pour produire du fourrage. La France est également le seul pays autorisant le tir du Chevalier gambette. Les prélèvements, estimés à plusieurs milliers d’individus chaque année sont considérés comme une menace non négligeable pour cette espèce.


Gérard Rolin

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Le Chevalier sylvain (Tringa glareola)

 

Alors que la chaleur estivale est encore bien présente, surtout cette année, de nombreux oiseaux migrateurs ont déjà entrepris leur long voyage vers leurs quartiers d’hiver et sont observables en ce moment dans notre région. C’est notamment le cas du Chevalier sylvain qui se ressource sur les vasières de nos grands lacs dès que leur niveau le permet et les mares peu profondes essentiellement de juillet à septembre. Long de 20 cm pour un poids compris entre 34 et un peu moins de 100 grammes, ce petit chevalier élancé se reconnaît notamment à son dessus brun à petites taches irrégulières blanches et chamois, son sourcil bien marqué, sa calotte sombre, son bec droit assez long et ses pattes vert jaunâtre. Inquiet et nerveux, il s’envole très vite en criant lorsqu’il est dérangé et peut se reposer très loin.

 

 

Une parade nuptiale aérienne chantée

Après avoir hiverné en Afrique au sud du Sahara, mâle et femelle regagnent les prairies ouvertes de la forêt boréale et les landes humides des régions nordiques à la même époque, essentiellement en mai. Les couples se reforment chaque année et le mâle effectue des parades accompagnées de chants. Il s’élève dans les airs et décrit des  cercles puis pratique un vol ondulant entrecoupé de glissades, ailes arquées, queue déployée et pattes pendantes. Les 4 œufs pondus dans un petit nid de 8 à 10 cm de diamètre éclosent au bout de 3 semaines. Les jeunes quittent ce nid le lendemain de leur éclosion et peuvent voler à l ‘âge de 30 jours. Si les 2 parents surveillent leurs poussins au début, c’est le mâle qui s’en occupe seul au bout de 7 à 10 jours. Lors de leur migration qui peut les mener jusqu’en Afrique du Sud, les Chevaliers sylvains parcourent entre 1.000 et 3.000 km entre deux escales.  Le taux de mortalité au cours de la 1ère année approche 90% puis 50% par an les années suivantes. Présente de l’Écosse au Kamchatka, cette espèce n’est pas menacée mais souffre localement du drainage des zones humides pour l’agriculture, de la destruction des forêts et des effets du réchauffement climatique.

 

                                                                                                          Gérard Rolin

 

La semaine prochaine, nous vous donnons rendez-vous avec la Cigogne blanche

 

 

 

 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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