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Une semaine, une espèce

Busard des roseaux

Date de parution dans le JHM :  7 octobre 2018Busard des roseaux

Pouvant atteindre 1,30 mètre d’envergure pour un poids de 400 à 800 grammes, le Busard des roseaux (Circus aeruginosus) est un peu plus grand qu’une Buse variable mais plus élancé.

Outre à sa silhouette, le mâle se reconnaît aisément à sa tête et sa poitrine crème roussâtre finement striés, sa queue grise et ses ailes grises aux extrémités noires. La femelle est brun foncé avec le dessus de la tête, la gorge et le bord antérieur des ailes beiges. Comme son nom l’indique, il a une prédilection pour les zones humides et niche le plus souvent dans les roselières. Le mâle apporte les matériaux à la femelle et c’est elle qui se charge de la confection du nid, fait de tiges de roseaux et de joncs entrelacées reposant sur des tiges pliées. C’est aussi le mâle qui assure le ravitaillement de la femelle avant la ponte des 3 à 6 œufs et tout au long de la couvaison puis des poussins. Les deux parents ne seront ensuite pas de trop pour nourrir les jeunes qui mettront deux mois avant de prendre leur envol. Ils deviendront indépendants 5 semaines plus tard. Le passage des migrateurs en route pour leurs quartiers d’hivernage africains s’étale de la mi-août à novembre. Il faudra ensuite attendre la mi-mars pour voir revenir cette belle espèce.
Le Busard des roseaux se nourrit d’une grande variété de proies : gros insectes, amphibiens, rongeurs et lapins, oiseaux et même carcasses d’animaux morts. Lorsqu’il réussit à capturer des oiseaux relativement gros tels que des canards, il s’agit le plus souvent d’individus blessés ce qui lui est parfois fatal, l’ingestion d’un ou deux plombs de chasse suffit en effet pour l’empoisonner mortellement.

Une évolution favorable des effectifs, sauf dans notre région

En France, le Busard des roseaux est la plus rare des 3 espèces de busards, avec une population estimée à 2.000 couples environ. Ses effectifs sont globalement en hausse en Europe depuis les années 80 et cette tendance se confirme aussi dans toutes les régions de notre pays à l’exception de la Champagne-Ardenne où elles ont baissé de 15% dans le même temps pour se stabiliser à 50-80 couples. Outre l’ingestion de plombs, les principales menaces qui pèsent sur cette espèce sont la persécution directe bien qu’elle soit totalement protégée comme tous les rapaces, l’empoisonnement des rongeurs dans les milieux agricoles et la prédation des couvées par les sangliers.

Gérard Rolin

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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