Une semaine, une espèce

Sittelle torchepot

sittelle torchepot Date de parution dans le JHM :   11 novembre 2018

Espèce forestière encore relativement commune, la Sittelle torchepot (Sitta europaea) mérite qu’on s’y intéresse à bien des égards. Oiseau cavernicole, la Sittelle s’accapare souvent des cavités délaissées par d’autres oiseaux.

Lorsque l’entrée de celles-ci n’est pas adaptée à sa taille, elle va ajuster le trou d’envol à sa mesure en le maçonnant à l’aide de son bec, avec de la boue argileuse (d’où son qualificatif) pour empêcher d’autres oiseaux ou des mammifères d’y pénétrer.
Les anglais lui ont donné un autre nom (Nutnatch = l’éclateur de noix) qui illustre une autre de ses particularités. Si son régime alimentaire se compose d’insectes et d’araignées à la belle saison, il devient essentiellement granivore dès l’automne et durant tout l’hiver. Pour décortiquer les graines qu’elle récolte au sol, la Sitelle utilise des "forges". C’est-à-dire qu’elle coince les graines (glands, noisettes, faines) entre l’écorce des arbres pour s’en servir d’étau et les percer plus facilement en les martelant de son bec robuste pour accéder au noyau.

Une acrobate hors pair

Anticipant les périodes de disette, la Sittelle est également connue pour faire des réserves de nourriture en disséminant son butin dans des fissures d’écorce qu’elle dissimule avec des débris végétaux. En outre, il n’est pas rare de la voir fréquenter les mangeoires pour faire provision de graines de tournesol. Comme les pics, la Sittelle possède la capacité de se déplacer avec une rare aisance le long des troncs et des branches. Pour autant elle est la seule à pouvoir le faire la tête en bas dans le sens de la descente. Une agilité qui lui vaut son nom espagnol (Trepador azul = Grimpeur bleu). Elle doit cette faculté à ses pattes proportionnellement courtes et surtout à ses griffes puissantes.
Après un long déclin, les effectifs de la Sitelle torchepot semble connaître une légère embellie. Elle reste toutefois dépendante de l’évolution de la gestion forestière, la conservation de gros arbres et de vieux bois présentant des cavités naturelles ou creusées par des oiseaux favorisant son installation.

Étienne Clément

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