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Une semaine, une espèce

Grive draine

Grive draine Date de parution dans le JHM :  16 décembre 2018

D’aspect massif et trapu, la Grive draine (Turdus viscivorus) est la plus grande et la moins commune des quatre espèces de grives qui fréquentent notre région (Grive musicienne, la Grive litorne et la Grive mauvis),

Elle fait partie de la famille des Turdités au même titre que le Merle noir, le Rouge-gorge ou encore le Rossignol philomène. De la taille d’une Tourterelle, la Grive draine présente un plumage variant du blanc au gris-brun, son ventre étant parsemé de larges et nombreuses taches sombres disposées de manière anarchique. L’espèce affectionne principalement les milieux forestiers (bois clairsemés, clairières et lisières) mais peut aussi fréquenter des paysages plus ouverts (prairies, bosquets, haies hautes) et même s’aventurer dans les vergers, les parcs et les jardins.
La saison de nidification débute généralement dans la 2ème quinzaine du mois de mars. Composé de branches et de végétaux divers, le nid est installé dans la partie haute d’un arbre ou occasionnellement d’un bâtiment. La femelle y dépose de 3 à 5 œufs qu’elle couve durant une quinzaine de jours.

Friande de gui et de raisin

Si la femelle assure seule la couvaison, les deux adultes se relaient ensuite pour nourrir la nichée, les jeunes oisillons quittant le nid quinze à seize jours plus tard. Une 2ème nichée est souvent entreprise. Il n’est pas rare alors d’observer le mâle assurer seul l’alimentation de la première tandis que la femelle couve les œufs de la seconde.
La Grive draine se nourrit principalement d’invertébrés (vers de terre, insectes, escargots). Elle apprécie également les fruits (cerises, pommes...) et les baies de saison (sureau, aubépine, genévriers...). Elle consomme également les boules de gui d’où son qualificatif, "viscivorus" étant une déclinaison de "viscum" qui signifie "gui" en latin et de "voro" (dévorer). Comme la Fauvette à tête noire, elle est d’ailleurs à l’origine de la propagation de cette plante parasite en disséminant les graines non digérées dans ses fientes. On lui doit l’expression « Saoul comme une grive » qui fait référence à sa consommation excessive de grains de raisin. Les razzias qu’elle pratique dans les vignes sont également à l’origine du terme "grivèlerie", terme suranné qualifiant l’action de quelqu’un qui quitte subrepticement la table d’un café ou d’un restaurant sans régler son ardoise.

Étienne Clément

 

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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