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Une semaine, une espèce

Crapeau commun

crapaud commun Date de parution dans le JHM : 7 avril 2019

Contrairement à ce que beaucoup pensent encore, les crapauds ne passent pas la plus grande partie de son temps dans l’eau. Cet amphibien a une vie essentiellement terrestre. Ils ne retrouvent l’eau que pour s’y reproduire. Durant la période de froid, les Crapauds communs (Bufo bufo) se calfeutrent dans une anfractuosité d’un mur, sous un tas de pierres ou de végétation, dans le terrier d’un rongeur ou qu’il a lui-même creusé.

C’est vers la fin de l’hiver, quand les températures nocturnes redeviennent positives et que l’atmosphère est relativement humide, qu’ils quittent leur abri hivernal pour rallier leurs sites de reproduction (mares, ornières forestières, ruisseaux, bras morts de rivières, étangs, et points d'eau divers). Mus par leur instinct, les mâles rejoignent en premiers les aires de frai et y attentent les femelles. Lorsqu’un mâle a trouvé sa promise, il l’agrippe vigoureusement sous les aisselles et grimpe sur son dos. Il ne la lâchera plus jusqu’au lieu de ponte.
Arrivée dans l’eau, la femelle y dépose de longs colliers de perles noires qu’elle accroche à la végétation aquatique. Elle peut ainsi pondre jusqu’à 8 000 œufs que le mâle féconde en libérant sa semence dans l’eau. En raison d’une prédation importante et/ou de conditions défavorables (pollution, asséchement), seule une infime partie donnera naissance à des têtards au début du printemps. On estime effectivement qu’1% seulement des œufs atteindra l’âge adulte.

Une mortalité importante

Contrairement à la Grenouille, le Crapaud commun n’est pas capable d’effectuer de grands sauts. Il se déplace essentiellement en marchant et relativement lentement. Cette migration peut s’accompagner d’une forte mortalité lorsqu’il est contraint de traverser une route durant son trajet. La destruction et l'assèchement des zones humides ainsi que l’utilisation massive de pesticides constituent une menace importante pour l'espèce.
Le régime du Crapaud commun se compose d’insectes (araignées, cloportes, chenilles, fourmis...) de vers de terre, de limaces ou encore d’escargot.
Le corps du Crapaud commun est couvert de pustules qui sécrètent un mucus lui permettant de conserver l’humidité et donc de le protéger contre le dessèchement. D’autres glandes secrètent un liquide blanchâtre venimeux censé le protéger d’éventuels agresseurs. Ce ne l’empêche pas de compter de nombreux prédateurs tels que le hérisson, la couleuvre, le renard, le blaireau, le putois ou le héron.
S’il reste répandu et malgré le statut d’espèce protégée dont il bénéficie depuis 1993, le Crapaud commun connait une baisse constante de ses effectifs.

Étienne Clément

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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