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Une semaine, une espèce

Sonneur à ventre jaune

Sonneur à ventre jaune Date de parution dans le JHM : 30 juin 2019

La nature offre parfois des rencontres surprenantes aux curieux sachant prendre le temps d’observer des choses qui au premier abord peuvent paraître banales...

Ce petit amphibien grisonnant qui vient de plonger dans sa flaque d’eau sera pris au mieux pour un jeune crapaud commun et même très souvent pour une grenouille. Le promeneur continuera son chemin sans surprise. Et pourtant, il vient de passer à côté d’une rencontre fabuleuse car le Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata) était pourtant « à portée d’œil ».

Un petit crapaud plein de surprises

De taille modeste, 3,5 à 5,5 cm de longueur, ce petit amphibien possède de nombreuses particularités qui en font un animal assez fascinant. Côté face, on l’a dit plus haut, sa peau verruqueuse est marron-grisâtre et lui offre un camouflage très efficace. Côté pile c’est l’explosion... un mélange de jaune éclatant et de noir lui donnant un aspect exotique. Il ne montre ce trésor visuel (en s'arc-boutant sur le dos) qu’à ses prédateurs envoyant ainsi un signe clair : « danger poison : non mangeable ! ». S’il insiste, le sonneur peut alors libérer un poison liquide irritant. Le Sonneur joue également aux romantiques en présentant des pupilles en forme de cœur. Quand on vous disait que cet amphibien était plein de surprises !

Vive les orages !

Evidemment, le sonneur ne se montre pas partout et il faut savoir le chercher. Notre région héberge tout de mêmes de solides populations, parmi les plus belles de France. C’est en premier lieux une espèce très forestière même si les secteurs de prairies adjacents sont également utilisés. C’est une espèce pionnière qui recherche les points d’eau temporaires et ensoleillés comme des petites mares et les fossés mais ce sont le plus souvent les ornières qui sont colonisées. On le trouve donc régulièrement sur les chemins et leurs abords et dans les parcelles forestières ayant connu des travaux récents. Le sonneur ne met pas tous ses œufs dans le même panier et sa reproduction s’étale d’avril à juillet, les groupes de 1 à 10 œufs étant accrochés aux herbes aquatiques et brindilles présents dans l’eau. Un des plus gros dangers est bien entendu l’écrasement par des engins ou véhicules roulant dans les ornières mais les printemps et été secs sont également désastreux pour cette espèce qui attend avec impatience les orages estivaux qui vont rapidement remplir ses trous d’eau favoris !

Christophe Hervé

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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