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Une semaine, une espèce

Aurore

aurore Date de parution dans le JHM : 21 avril 2019

C’est en ce moment que fleurit une jolie crucifère aux fleurs parmes, la Cardamine des prés et c’est, fort logiquement puisque sa chenille se nourrit préférentiellement de cette plante, le moment où l’on peut voir un papillon blanc de taille moyenne dont le mâle est aisément reconnaissable aux larges taches orange comme un soleil levant qui ornent ses ailes antérieures et qui lui ont valu son nom : l’Aurore (Antocharis cardamines). Le revers des ailes postérieures du mâle et de la femelle est blanc fortement marbré de vert.


La femelle profite de la floraison de la plante nourricière de sa chenille pour déposer, à l’unité, ses œufs à la base des boutons floraux. Une semaine plus tard, les petites chenilles éclosent et, après avoir mangé la coquille de leur œuf, elles consomment les fleurs avant de s’attaquer aux siliques, c’est-à dire aux gousses qui contiennent les graines de la plante. Au terme de son développement complet qui prend un mois, la chenille doit trouver un support rigide au ras du sol où elle s’amarrera à l‘aide d’une fine ceinture de soie. Il faudra 48 heures pour que se forme sa curieuse chrysalide, verte d’abord et qui virera au brun-gris au bout d’une semaine, en forme d’épine de rosier dans laquelle elle mettra 10 mois, si tout se passe bien, à se transformer en papillon !

L’Aurore est un de nos premiers papillons du printemps, si l’on excepte les quelques espèces qui hibernent comme le Citron ou le Paon du jour et son apparition annonce le retour des « beaux jours ».

Une espèce répandue mais néanmoins en régression en France

Espèce largement répandue sur notre territoire et en Europe où elle atteint le cercle polaire, elle est toutefois en régression dans notre pays. Sa chenille se nourrissant très majoritairement de Cardamine des prés qui affectionne les terres humides, elle est fortement affectée par la disparition de cette plante due à l’assèchement et à la mise en culture de ce milieu, à l’artificialisation des prairies, aux épandages de lisiers, aux insecticides et autres biocides.

Gérard Rolin

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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