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Une semaine, une espèce

Rousserolle effarvatte

eclrousserolleeffarvattecs Date de parution dans le JHM : 12 mai 2019

C’est un oiseau qui s’entend plus qu’il ne se voit. Étroitement liée à l’eau, la Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus)  fréquente les roselières inondées où son plumage globalement brun chamois lui permet de se confondre avec la végétation environnante.

Ce milieu difficile d’accès lui offre une protection particulièrement efficace contre d’éventuels prédateurs terrestres. Mesurant une douzaine de centimètres, cette fauvette aquatique appartient au genre Acrocephalus qui signifie "tête pointue" en référence à son profil allongé. Essentiellement composé de longues phrases saccadées et monotones, le chant de cette fauvette aquatique n’est pas des plus mélodieux.
Migrateur au long cours, la Rousserole effarvatte passe la période hivernale en Afrique sub-saharienne. Dés février, elle entame son long périple de prés de deux mois pour retrouver son même site de nidification. Tandis que le mâle assure la défense de son territoire, la femelle entame la construction du nid.

Un "squat" à Coucous !

Installé à quelques dizaines de centimètres au-dessus de la surface de l’eau, il est soigneusement constitué d’herbes sèches entremêlées et solidement arrimé à plusieurs tiges de roseaux. Relativement profond, le nid est garni de crins et de plumes. La femelle y dépose 4 à 5 œufs bleutés et tachetés. Mâle et femelle se relaient durant une douzaine de jours pour assurer l’incubation. Nourris d’insectes et de larves par les deux parents, les jeunes seront en capacité de quitter le nid deux semaines après leur éclosion. Le couple peut alors engager une seconde nidification. L’adresse est également bien connue et appréciée du Coucou gris qui parasite fréquemment la Rousserolle effarvatte. Profitant de l’absence des adultes partis chercher pitance pour leur progéniture, la femelle Coucou vient y pondre son œuf après avoir gobé un de ceux de la Rousserolle. Ni vu, ni connu ! L’éclosion du Coucou intervenant un ou deux jours avant ses collègues de nids, l’oisillon en profite pour jeter les autres œufs par-dessus bord. Resté seul, il sera alors élevé par ses parents adoptifs.

Étienne Clément

 

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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