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Une semaine, une espèce

Ragondin

ragondin Date de parution dans le JHM : 23 juin 2019

Ce gros rongeur qui peut approcher les 10 kilos, est originaire d’Amérique du Sud (Argentine, Bolivie, sud du Brésil, Chili, Paraguay et Uruguay). Également appelé Myocastor ou Myopotame, le Ragondin (Myocastor coypus) présente une morphologie parfaitement adaptée à la vie aquatique.

Il est doté d’une grosse tête avec des petites yeux. Il arbore de longues moustaches (vibrisses) de part et d’autre de son museau et ses mâchoires sont équipées de quatre longues incisives orangées. Ses narines ont la faculté de s’obturer lorsque l’animal plonge sous la surface de l’eau. Pour se déplacer, il se propulse à l’aide de ses pattes arrière qui présentent quatre doigts palmés tout en pagayant avec ses pattes antérieures par alternance gauche-droite.
Le Ragondin a été introduit par l’homme en France à la fin du 19e siècle dans le but de commercialiser sa fourrure. Certains individus ont réussi à s’échapper d’élevages. D’autres ont été relâchés lorsque le marché s’est effondré au moment de la grande dépression économique de 1930.

Une espèce particulièrement prolifique

Sans prédateurs naturels à l’âge adulte, le Ragondin s’est très rapidement adapté à nos milieux. A tel point que l’espèce est aujourd’hui considérée comme naturalisée sur l’ensemble du territoire français. Il a également colonisé l'Europe, le Moyen Orient, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique du Nord. Il fréquente essentiellement les zones humides (mares, marais, étangs, rivières en eaux calmes, canaux bordés de végétation...). Grace aux longues griffes qui garnissent ses pattes avant, le Ragondin creuse des galeries de plusieurs mètres dans les berges dans lesquelles il aménage son nid qu’il garni d’herbes. Après 130 jours de gestation, la femelle donne naissance à une portée de 5 petits en moyenne. Elle peut mettre bas 2 à 3 fois par an en fonction de la ressource alimentaire disponible. Les jeunes atteignent leur maturité sexuelle à l’âge de six mois. Le régime du ragondin est essentiellement végétarien (roseaux nénuphars, joncs, lentilles d’eau...). Il se nourrit parfois d’écorces et de racines d’arbrisseaux et peut occasionner des dégâts aux cultures en bordure de rivières et de plans d’eau. Compte-tenu de son impact négatif sur l’environnement, le ragondin est classé nuisible depuis 1937. Malgré la régulation dont il est l’objet, l’animal poursuit son expansion.

Étienne Clément

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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