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Une semaine, une espèce

Machaon

machaon Date de parution dans le JHM : 8 septembre 2019

Avec une envergure qui atteint 90 mm, le Machaon (Papilio machaon) est notre plus grand papillon de jour. C’est aussi l’un des plus beaux. Surnommé « Grand Porte-queue », il est l’un des 2 seuls représentants de la famille des Papilionidae dans notre région et le plus répandu bien qu’il ait tendance à régresser, victime notamment des pesticides.


Très bon voilier, le Machaon se pose rarement longtemps au même endroit. Les individus de la première génération apparaissent en avril-mai après avoir passé l’hiver sous forme de chrysalide. La seconde génération est visible de juillet jusqu’en septembre. La femelle pond ses œufs sur différentes plantes nourricières telles que la carotte sauvage, le fenouil, le persil et la carotte cultivée. On peut donc l’observer dans nos potagers en été et en automne. Les œufs étant pondus de façon isolément et la chenille ne se nourrissant que des feuilles de la plante, elle n’est donc pas nuisible et il n’y a pas de raison de l’éliminer de nos potagers.

Une chenille équipée d’un curieux dispositif de défense

Comme toutes les chenilles, celle du Machaon mue plusieurs fois avant d’atteindre sa taille définitive et elle change d’aspect. D’abord noire ornée de macules orangées et de petits picots, elle arbore alors une « selle » blanche sur le dos imitant une fiente d’oiseau et susceptible de tromper les prédateurs. Trois semaines seulement après son éclosion, elle a terminé sa croissance. Elle est alors vert clair ornée de dessins noirs et orange. Cette association de couleurs, tout comme le jaune et noir de la guêpe, du frelon ou de la salamandre, indique aux prédateurs que la proie qu’ils convoitent est dangereuse ou n’est pas comestible. La chenille du Machaon ne cherche donc pas à se dissimuler, d’autant plus qu‘elle dispose d’une protection supplémentaire pour le moins originale, un organe bifide orangé gonflable particulièrement malodorant qui s’érige en arrière de la tête lorsque la chenille est saisie par un prédateur. Redoutablement efficace sauf, bien sûr, contre les pesticides et les semelles des jardiniers qui craindraient pour leur récolte. Espérons que la lecture de cet article en incitera plus d’un à préserver l’un des joyaux de nos papillons.

Gérard Rolin

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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