Une semaine, une espèce

Pie-grièche grise

pie grieche grise Date de parution dans le JHM : 10 novembre 2019

Son régime alimentaire est carnivore : gros insectes, petits passereaux, campagnols, lézards et amphibiens. Elle peut même s’attaquer aux merles ou aux grives. Le nom scientifique est évocateur : Lanius signifie « boucher » et excubitor «sentinelle».

Depuis un perchoir dégagé, elle surveille sa proie et se laisse tomber sur elle après un vol stationnaire très bref. La victime est empalée sur des épines ou des fils barbelés utilisés comme des crochets à viande.
De la taille d’un Merle, le mâle et la femelle sont identiques : dessus de la tête et dos gris clair, ailes arrondies et courtes, noires avec une grande tache blanche. La longue queue est noire bordée de blanc. Un bandeau, également noir, masque les yeux jusqu’aux joues. Le bec crochu possède deux dents à sa partie supérieure pour tuer les proies.
Son nid garni de plumes, situé dans un buisson ou un arbre à quelques mètres de hauteur, est construit avec des tiges, des brindilles et des racines. En avril, la femelle pond 4 à 7 œufs qu’elle couve deux semaines. Les jeunes quittent le nid après une vingtaine de jours.

Une espèce en grand danger

Jadis commune en Haute-Marne, la Pie-grièche grise (Lanius excubitor), espèce sédentaire ou partiellement migratrice, est devenue très rare. Largement répandue au début des années 1990, la population a diminué de moitié les 20 années suivantes. Le déclin n’a fait que s’accentuer par la suite (les dernières nidifications ont été constatées en 2002 près du lac du Der et en 2011 dans le Bassigny avec 4 couples nicheurs). L’observation d’une Pie-grièche grise dans la région ne sera probablement, bientôt, qu’un lointain souvenir !
Cette régression dramatique de l’espèce en Champagne-Ardenne n’est pas un cas unique car toutes les autres populations en France sont au bord de l’extinction. L’intensification des pratiques agricoles, la raréfaction des gros insectes et l’accumulation des pesticides dans les proies, la destruction des haies et des friches, le retournement des pâtures, l’assèchement des zones humides et des petits marais, en sont les causes principales.

Louis Parisel

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