Une semaine, une espèce

Sanglier

Sanglier Date de parution dans le JHM : 2 février 2020

De la famille des suidés, cette espèce est répandue dans toute la France. Les densités les plus fortes se trouvent dans le Grand Est mais aussi dans les départements du Sud et en Corse.

Le sanglier (Sus scrofa) occupe tous les espaces de végétation : garrigue, montagnes, milieux marécageux, massifs forestiers, plaines mais aussi zones urbaines.
Doté d’une mauvaise vue mais d’une très bonne ouïe et d’un excellent odorat, le sanglier est un omnivore opportuniste qui s’adapte à une grande diversité de ressources alimentaires : de préférence, fruits forestiers, bulbes, racines et rhizomes, vers et larves ; occasionnellement, reptiles, batraciens, oiseaux nichant au sol ou petits mammifères. Il fouille la terre avec le bout de son museau (butoir) comme un vrai laboureur. En milieu agricole, sa présence est lourde de conséquences par les dégâts qu’il occasionne sur les cultures.
Les grands mâles, porteurs de défenses très coupantes, peuvent dépasser une centaine de kilos. Ils sont solitaires sauf en période de reproduction. Le rut dure de mi-novembre à mi-janvier. Quatre mois plus tard, les femelles mettent bas de trois à dix marcassins qui arborent un pyjama beige à rayures brunes. Les femelles se regroupent en compagnie de 10 à 20 individus menée par une laie dominante.

Gestion délicate

Quand il ne cherche pas sa nourriture, le sanglier se repose dans une bauge et se vautre dans des bains de boue (souilles) pour se rafraîchir et éliminer ses parasites.
Il peut être affecté par de nombreuses pathologies : fièvre aphteuse, peste porcine, brucellose et tuberculose. Cependant, les populations parviennent à s’auto-immuniser plus ou moins rapidement contre les épidémies. Pour la consommation de la viande de sanglier, la trichinose peut être un risque.
Sa prolifération s’explique par une grande précocité reproductive, l’abondance des cultures de maïs et une régulation difficile par la prédation ou la chasse. En Haute-Marne, la gestion des populations est délicate car les différences des habitats de notre département excluent une gestion à vaste échelle.

Louis Parisel

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Le Grèbe jougris (Podiceps grisegena)

 

La famille des grèbes compte 5 espèces en Europe dont 2, les grèbes huppé et castagneux, nichent communément dans notre région. Le Grèbe à cou noir n’y fréquente régulièrement que 2 sites de nidification et le Grèbe jougris, qui nous intéresse aujourd’hui, est chez nous un migrateur peu commun et un hivernant rare et ne se reproduit qu’occasionnellement sur nos plans d’eau depuis une trentaine d’années,  son aire de nidification se situant essentiellement à l’est d’une ligne allant du Danemark à la Grèce jusqu’au Kamchatka. Il est également présent sur le continent américain.

 

Un peu plus petit que le Grèbe huppé, le Grèbe jougris se reconnaît en plumage internuptial à son cou plus court, plus épais et plus sombre et à son bec sombre à base jaune et non pas rose. En plumage nuptial, l’identification est beaucoup plus aisée, l’adulte ayant une calotte noire, les joues et la gorge grises et le cou roux.

Il niche ordinairement sur de petits plans d’eau peu profonds aux berges envahies de roseaux et de buissons de saules. Le nid, une plateforme flottante ancrée à la végétation, accueille 4 œufs à partir de mai. Sur nos lacs artificiels sur lesquels le Grèbe jougris essaie de s’installer, la baisse de niveau en cours de saison affecte le succès de reproduction et cela explique peut-être qu’un couple installé de 2009 à 2014 n’ait réussi à élever que 2 jeunes en 6 ans.

 

Une technique de pêche qui évolue avec l’âge

Bon nageur, comme tous les grèbes, il se nourrit principalement de petits crustacés, d’insectes aquatiques et de leurs larves et de petits poissons. 

La plupart des Grèbes jougris hivernent en mer, dans une bande côtière dont la profondeur n’excède pas 20 mètres. Les oiseaux de première année s’associent souvent aux Macreuses brunes qui fouillent le substrat à la recherche de mollusques et autres proies et consomment essentiellement les vers ainsi délogés. Les adultes, quant à eux,  se nourrissent surtout d’éperlans qu’ils poursuivent sous l’eau et font remonter vers la surface. Cela leur vaut parfois d’être pris dans des filets de pêche, la principale menace pour cette espèce avec développement des activités nautiques, source de dérangement et de destruction de la végétation des berges sur les plans d’eau où il niche. Sa population, de l’ordre de 35.000 couples pour l’Europe et l’Asie, est toutefois globalement stable.

 

                                                                                              Gérard ROLIN

 

 

 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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