Une semaine, une espèce

Corneille noire

Corneille noire Date de parution dans le JHM : 26 janvier 2020

Souvent confondue avec le Corbeau freux, de la même taille, la Corneille noire (Corvus corone) est un de nos oiseaux les plus familiers.

Longue de 50 cm pour environ 500 grammes, elle s’en distingue par une tête plus arrondie, son bec plus gros plus arqué dessus et emplumé à la base et un plumage moins luisant. Elle fréquente une grande diversité de milieux, des falaises aux parcs et jardins de nos villes. Présente de la moitié nord de l’Espagne au sud de l’Écosse et, à l’est, jusqu’au Danemark et en Autriche, elle est remplacée dans le reste de l’Europe, par la Corneille mantelée, grise à tête et ailes noires. Omnivore, elle se nourrit d’invertébrés (lombrics, insectes…), de grenouilles, petits mammifères, œufs et oisillons, animaux morts… voire de poissons attrapés à la surface de l’eau ou de coquillages qu’elle laisse tomber de haut sur une surface dure pour en briser la coquille.

Des cas de « nidification coopérative »

Mâle et femelle restent en couple en permanence. Ils mettent une vingtaine de jours à construire ensemble un nid assez large fait de branches dont la base est consolidée avec de la boue. Il accueille 4 œufs, couvés essentiellement par la femelle, alors que le mâle se charge de nourrir la nichée pendant les 10 premiers jours avant d’être aidé par la femelle. Un intéressant système de nidification coopérative a été étudié en Espagne. Des territoires sont occupés par des groupes pouvant atteindre 9 oiseaux dont le couple nicheur, plusieurs jeunes d’une nichée antérieure et/ou des « immigrants » qui sont surtout des mâles, autant d’oiseaux qui se partagent la défense du territoire, la construction du nid et la recherche de nourriture pour la femelle et sa nichée. Si les mâles immigrants peuvent féconder la femelle, il n’en est pas de même pour ses jeunes, il n’y a donc pas d’inceste. Étant la plus exposée aux parasites qui prolifèrent dans son nid, la femelle s’occupe de son nettoyage et de celui des poussins. L’enlèvement des sacs fécaux est par contre dévolu à un assistant.
Un nouveau nid est construit chaque année, l’ancien étant souvent repris par d’autres oiseaux : hiboux moyens-ducs, éperviers, faucons…
Longtemps persécutée car considérée nuisible, la Corneille noire se porte toutefois bien, cette pression de chasse ayant fortement diminué de nos jours. Elle a également bénéficié de la création des parcs urbains qui lui offrent un habitat plus sûr que nos campagnes.

Gérard Rolin

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Le Grèbe jougris (Podiceps grisegena)

 

La famille des grèbes compte 5 espèces en Europe dont 2, les grèbes huppé et castagneux, nichent communément dans notre région. Le Grèbe à cou noir n’y fréquente régulièrement que 2 sites de nidification et le Grèbe jougris, qui nous intéresse aujourd’hui, est chez nous un migrateur peu commun et un hivernant rare et ne se reproduit qu’occasionnellement sur nos plans d’eau depuis une trentaine d’années,  son aire de nidification se situant essentiellement à l’est d’une ligne allant du Danemark à la Grèce jusqu’au Kamchatka. Il est également présent sur le continent américain.

 

Un peu plus petit que le Grèbe huppé, le Grèbe jougris se reconnaît en plumage internuptial à son cou plus court, plus épais et plus sombre et à son bec sombre à base jaune et non pas rose. En plumage nuptial, l’identification est beaucoup plus aisée, l’adulte ayant une calotte noire, les joues et la gorge grises et le cou roux.

Il niche ordinairement sur de petits plans d’eau peu profonds aux berges envahies de roseaux et de buissons de saules. Le nid, une plateforme flottante ancrée à la végétation, accueille 4 œufs à partir de mai. Sur nos lacs artificiels sur lesquels le Grèbe jougris essaie de s’installer, la baisse de niveau en cours de saison affecte le succès de reproduction et cela explique peut-être qu’un couple installé de 2009 à 2014 n’ait réussi à élever que 2 jeunes en 6 ans.

 

Une technique de pêche qui évolue avec l’âge

Bon nageur, comme tous les grèbes, il se nourrit principalement de petits crustacés, d’insectes aquatiques et de leurs larves et de petits poissons. 

La plupart des Grèbes jougris hivernent en mer, dans une bande côtière dont la profondeur n’excède pas 20 mètres. Les oiseaux de première année s’associent souvent aux Macreuses brunes qui fouillent le substrat à la recherche de mollusques et autres proies et consomment essentiellement les vers ainsi délogés. Les adultes, quant à eux,  se nourrissent surtout d’éperlans qu’ils poursuivent sous l’eau et font remonter vers la surface. Cela leur vaut parfois d’être pris dans des filets de pêche, la principale menace pour cette espèce avec développement des activités nautiques, source de dérangement et de destruction de la végétation des berges sur les plans d’eau où il niche. Sa population, de l’ordre de 35.000 couples pour l’Europe et l’Asie, est toutefois globalement stable.

 

                                                                                              Gérard ROLIN

 

 

 

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