Une semaine, une espèce

Goéland leucophée

Goéland leucophée Date de parution dans le JHM : 19 janvier 2020

Atteignant 1,40 mètre d’envergure pour un poids compris entre 420 et 1600 grammes, le Goéland leucophée (Larus michahellis) est un laridé de grande taille.

Autrefois considéré comme une sous-espèce méditerranéenne du Goéland argenté, il s’en distingue notamment, à l’âge adulte, par son dos et ses ailes d’un gris un peu plus plus sombre, ses pattes jaunes et non pas roses et le cercle orbital rouge foncé qui entoure son œil pâle.

Cette espèce, qui a connu une forte expansion au cours de 40 dernières années, notamment en profitant des restes de poissons rejetés par les bateaux de pêche et du développement des grandes décharges, est maintenant présente sur les côtes de toute l’Europe à l’exception du nord des îles britanniques et de la Scandinavie, à l’est jusqu’en Turquie. En France, à l’intérieur des terres, elle s’est installée le long des vallées de la Loire, de la Seine et du Rhône et a gagné l’Alsace et notre région. Le premier cas de reproduction de cette espèce en Champagne-Ardenne a été noté sur le lac du Temple en 1995 mais c’est seulement en 2015 qu’il a niché pour la première fois sur le lac du Der. De nombreux individus de passage sont observés dès le milieu de l’été et au printemps et c’est désormais un hivernant régulier sur nos grands lacs avec des effectifs pouvant atteindre plusieurs centaines d’individus.
Comme les autres grands goélands, le leucophée acquiert son plumage adulte au cours de sa 4ème année et commence généralement à se reproduire à l’âge de 5 à 7 ans. Il peut vivre une trentaine d’années.

Un éboueur et un superprédateur

Le Goéland leucophée se nourrit principalement de poissons. Dans certaines zones de pêche, il profite largement des rejets en mer des chalutiers. Il consomme également de gros insectes (coléoptères et criquets), des lézards. Il harcèle souvent d’autres oiseaux pour leur voler leur proie et n’hésite pas à s’en prendre à un Balbuzard pêcheur ou à un Faucon pèlerin. Il est également prédateur d’œufs et de poussins de divers oiseaux marins tels que des océanites, des sternes et même d’autres goélands au point qu’il représente dans certains endroits une réelle menace pour certaines espèces rares et localisées telles que le Goéland d’Audouin en Méditerranée, ce qui justifie sa régulation. Sur nos grands lacs, il peut compromettre le succès de reproduction des sternes qui nichent sur des radeaux artificiels et on le voit parfois attaquer et tuer des sarcelles voire des canards plus gros.

Gérard Rolin

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Le Grèbe jougris (Podiceps grisegena)

 

La famille des grèbes compte 5 espèces en Europe dont 2, les grèbes huppé et castagneux, nichent communément dans notre région. Le Grèbe à cou noir n’y fréquente régulièrement que 2 sites de nidification et le Grèbe jougris, qui nous intéresse aujourd’hui, est chez nous un migrateur peu commun et un hivernant rare et ne se reproduit qu’occasionnellement sur nos plans d’eau depuis une trentaine d’années,  son aire de nidification se situant essentiellement à l’est d’une ligne allant du Danemark à la Grèce jusqu’au Kamchatka. Il est également présent sur le continent américain.

 

Un peu plus petit que le Grèbe huppé, le Grèbe jougris se reconnaît en plumage internuptial à son cou plus court, plus épais et plus sombre et à son bec sombre à base jaune et non pas rose. En plumage nuptial, l’identification est beaucoup plus aisée, l’adulte ayant une calotte noire, les joues et la gorge grises et le cou roux.

Il niche ordinairement sur de petits plans d’eau peu profonds aux berges envahies de roseaux et de buissons de saules. Le nid, une plateforme flottante ancrée à la végétation, accueille 4 œufs à partir de mai. Sur nos lacs artificiels sur lesquels le Grèbe jougris essaie de s’installer, la baisse de niveau en cours de saison affecte le succès de reproduction et cela explique peut-être qu’un couple installé de 2009 à 2014 n’ait réussi à élever que 2 jeunes en 6 ans.

 

Une technique de pêche qui évolue avec l’âge

Bon nageur, comme tous les grèbes, il se nourrit principalement de petits crustacés, d’insectes aquatiques et de leurs larves et de petits poissons. 

La plupart des Grèbes jougris hivernent en mer, dans une bande côtière dont la profondeur n’excède pas 20 mètres. Les oiseaux de première année s’associent souvent aux Macreuses brunes qui fouillent le substrat à la recherche de mollusques et autres proies et consomment essentiellement les vers ainsi délogés. Les adultes, quant à eux,  se nourrissent surtout d’éperlans qu’ils poursuivent sous l’eau et font remonter vers la surface. Cela leur vaut parfois d’être pris dans des filets de pêche, la principale menace pour cette espèce avec développement des activités nautiques, source de dérangement et de destruction de la végétation des berges sur les plans d’eau où il niche. Sa population, de l’ordre de 35.000 couples pour l’Europe et l’Asie, est toutefois globalement stable.

 

                                                                                              Gérard ROLIN

 

 

 

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