Une semaine, une espèce

Carabe doré

Carabe doré Date de parution dans le JHM : 5 avril 2020

Insectes coléoptères, c’est-à-dire munis d’une paire d’élytres protégeant leurs ailes, les carabes forment une immense famille de près de 40.000 espèces (soit 4 fois que les oiseaux !) et présentent une extraordinaire variété de tailles, de formes et de couleurs qu’il n’est pas possible de détailler en quelques lignes.

Nous nous intéresserons donc aujourd’hui plus particulièrement à une espèce qui fréquente nos jardins: le Carabe doré (Carabus auratus).
Long de 3 cm, le Carabe doré est un grand et beau coléoptère terrestre qui se reconnaît aisément aux reflets métalliques verts de sa carapace. Doté de pattes longues et incapable de voler, c’est un insecte chasseur qui subit une métamorphose complète (œuf, larve, nymphe, imago ou insecte adulte). À la différence de nombreux insectes, il peut vivre jusqu’à 5 ans et se reproduire plusieurs fois.

Un précieux allié du jardinier et de l’agriculteur

Tant au stade larvaire qu’en tant qu’adulte, le Carabe doré est un grand prédateur de nombreux ravageurs du jardin et des cultures tels que les larves de taupins, les escargots et les limaces. Plutôt crépusculaire et nocturne, il passe généralement la journée à l’abri, caché sous une pierre ou un morceau de bois. Particulièrement vorace, il peut consommer l’équivalent de son poids chaque jour avec un mode de digestion très particulier. La proie est ingurgitée après avoir été mordue et imprégnée de sucs digestifs qui la prédigèrent.
Autrefois très commun, le Carabe doré s’est fortement raréfié, victime des pesticides et notamment des anti-limaces. On estime que, globalement, les carabes ont perdu 85% de leurs effectifs en France au cours des 30 dernières années.
Pour l’accueillir au jardin, il faut éviter l’emploi de pesticides et de pièges à bière destinés aux limaces, conserver des zones non labourées pour préserver les œufs enfouis dans le sol, laisser pousser des herbes sauvages, ne serait-ce qu’au pied des haies et disposer quelques pierres ou vieilles souches sous lesquelles il pourra s ‘abriter pendant la journée et la mauvaise saison. Rien de bien compliqué en somme.

Gérard Rolin

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Le Grèbe jougris (Podiceps grisegena)

 

La famille des grèbes compte 5 espèces en Europe dont 2, les grèbes huppé et castagneux, nichent communément dans notre région. Le Grèbe à cou noir n’y fréquente régulièrement que 2 sites de nidification et le Grèbe jougris, qui nous intéresse aujourd’hui, est chez nous un migrateur peu commun et un hivernant rare et ne se reproduit qu’occasionnellement sur nos plans d’eau depuis une trentaine d’années,  son aire de nidification se situant essentiellement à l’est d’une ligne allant du Danemark à la Grèce jusqu’au Kamchatka. Il est également présent sur le continent américain.

 

Un peu plus petit que le Grèbe huppé, le Grèbe jougris se reconnaît en plumage internuptial à son cou plus court, plus épais et plus sombre et à son bec sombre à base jaune et non pas rose. En plumage nuptial, l’identification est beaucoup plus aisée, l’adulte ayant une calotte noire, les joues et la gorge grises et le cou roux.

Il niche ordinairement sur de petits plans d’eau peu profonds aux berges envahies de roseaux et de buissons de saules. Le nid, une plateforme flottante ancrée à la végétation, accueille 4 œufs à partir de mai. Sur nos lacs artificiels sur lesquels le Grèbe jougris essaie de s’installer, la baisse de niveau en cours de saison affecte le succès de reproduction et cela explique peut-être qu’un couple installé de 2009 à 2014 n’ait réussi à élever que 2 jeunes en 6 ans.

 

Une technique de pêche qui évolue avec l’âge

Bon nageur, comme tous les grèbes, il se nourrit principalement de petits crustacés, d’insectes aquatiques et de leurs larves et de petits poissons. 

La plupart des Grèbes jougris hivernent en mer, dans une bande côtière dont la profondeur n’excède pas 20 mètres. Les oiseaux de première année s’associent souvent aux Macreuses brunes qui fouillent le substrat à la recherche de mollusques et autres proies et consomment essentiellement les vers ainsi délogés. Les adultes, quant à eux,  se nourrissent surtout d’éperlans qu’ils poursuivent sous l’eau et font remonter vers la surface. Cela leur vaut parfois d’être pris dans des filets de pêche, la principale menace pour cette espèce avec développement des activités nautiques, source de dérangement et de destruction de la végétation des berges sur les plans d’eau où il niche. Sa population, de l’ordre de 35.000 couples pour l’Europe et l’Asie, est toutefois globalement stable.

 

                                                                                              Gérard ROLIN

 

 

 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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