Une semaine, une espèce

Rousserolle verderolle

Rousserolle verderolle Date de parution dans le JHM : 12 juillet 2020

La Rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris) est présente, en France, dans le nord et l’est, du Cotentin à l’Alsace et jusqu’aux Alpes. Longue de 13 cm pour un poids moyen de 12 grammes, elle est pratiquement l’espèce jumelle de la Rousserolle effarvatte.

Seules de légères différences d’aspect comme la teinte moins rousse et plus « froide » des parties supérieures permettent à l’observateur aguerri de la distinguer de cette dernière et les meilleurs critères d’identification sont son chant, très varié comportant de nombreuses imitations d’oiseaux européens et africains, ainsi que son habitat . Si la Rousserolle effarvatte est essentiellement un oiseau de roselières, la verderolle préfère la végétation herbacée élevée parsemée de buissons au bord de plans d’eau et de cours d’eau avec une prédilection très marquée pour les orties.
Le nid, construit par la femelle, est une coupe cylindrique assez profonde de 9 cm de diamètre accroché à mi-hauteur de 3 ou 4 tiges herbacées, le plus souvent des orties. Il accueille en moyenne 4 ou 5 œufs qui seront couvés, à partir de la ponte du dernier, par le couple pendant 12 à 14 jours. Les jeunes quittent le nid à l’âge de 10 jours et sont indépendants 5 à 9 jours plus tard. Ils partent en migration 2 semaines plus tard que leurs parents.

Une migration particulièrement longue

Les Rousserolles verderolles sont fidèles à leurs sites de reproduction et d’hivernage. Elles quittent notre région à partir du mois d’août pour rejoindre leurs quartiers d’hiver situés dans le sud est du continent africain. Elles passent par le Moyen Orient, l’Arabie, l’Éthiopie, le Kenya, où elles sont observées à partir de la mi-novembre, et certaines continuent jusqu’en Afrique du Sud où elles arrivent en janvier. La remontée se fait sur un front étroit passant par l’est du Kenya en avril et elles sont un de nos derniers migrateurs à arriver, à partir de la mi-mai. Elles passent donc trois fois plus de temps en Afrique que sur leur site de reproduction.

Gérard Rolin

 

 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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