Une semaine, une espèce

Serin cini

serin cini6111 crosetDate de parution dans le JHM : 13 mars 2016

Si tout le monde connaît le canari, plus précisément « Serin des Canaries » originaire des îles du même nom, et qui, dans la nature n’est pas jaune mais vert foncé, peu de gens connaissent son proche cousin le Serin cini (Serinus serinus), oiseau pourtant commun de nos campagnes et de nos jardins.

Hivernant dans l’ouest et le sud de l’Europe,  c’est un des premiers estivants  à revenir dans notre région, vers la mi-mars. On peut alors entendre le gazouillis aigu et rapide lancé par le mâle lors d’un vol chanté ou émis depuis une antenne de télévision ou le sommet d’un arbre.

Il est facilement reconnaissable à sa petite taille, 12 centimètres pour une dizaine de grammes , son tout petit bec, son dos verdâtre et son dessous blanc rayés. Le mâle se distingue de la femelle à la couleur jaune citron de son front, des motifs de sa face, de son cou et de sa poitrine.

Pouvant inclure des pucerons et de petites araignées à son menu, c’est avant tout un granivore que l’on observe souvent au sol, seul ou en couple, quand il se nourrit de graines.

La femelle  construit généralement seule son nid dans un conifère ou un arbre fruitier. Elle y pond 3 ou 4 œufs qui seront couvés 12 jours. Les jeunes, nourris exclusivement de graines riches en protéines, prennent leur envol à l’âge de 15 jours. Chaque couple élève 1 ou 2 nichées par an. Le Serin cini regagne ses quartiers d’hiver en octobre.

Comme tous les oiseaux de sa famille (pinson, chardonneret, linotte, verdier…) c’est une espèce totalement protégée en France.

Absent d’Islande, des îles britanniques et de la majeure partie de la Scandinavie, le Serin cini est présent dans tous les autres pays d’Europe et en Afrique du nord. Ses effectifs sont globalement stables mais il est en régression en France.

Gérard Rolin

 

 

 

 

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