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Une semaine, une espèce

Héron pourpré

eclheronjean pierre formet 2Date de parution dans le JHM : 12 juin 2016

Plus petit que le héron cendré, le héron pourpré (Ardea purpurea) s’en différencie également par les couleurs plus diversifiées de son plumage qui varie du brun au noir. Son air de répartition est également moins étendu que celle de son cousin, cette espèce étant exclusivement inféodée aux roselières.

Les longues rayures de son cou et de son ventre lui permettent ainsi de passer inaperçu lorsqu’il se tient droit au milieu de la végétation. Si le héron cendré est présent tout au long de l’année dans notre région, le héron pourpré ne la fréquente qu’en période de reproduction. Migrateur transsaharien, il arrive sous nos latitudes aux alentours de la mi-avril. Utilisant les tiges sèches des roseaux, il compose un nid d’une vingtaine de centimètres d’épaisseur au-dessus de l’eau pour éviter la prédation des jeunes. Les pontes débutent en général à la mi-avril pour s’échelonne jusqu’au début du mois de juin.

Des effectifs en légère augmentation

La couvée compte quatre à cinq œufs. Les parents se relaient au nid pour assurer l’incubation qui dure 26 jours en moyenne. De la même manière, ils assurent ensuite l’élevage des jeunes au nid. Le régime alimentaire du héron pourpré est relativement varié. Il se compose principalement de petits poissons, d’amphibiens et d’insectes. Âgés de trois semaines, les jeunes commencent à explorer les alentours du nid en se déplaçant maladroitement dans la végétation à proximité. Quatre semaines plus tard, ils sont en capacité de s’envoler. Il faut attendre 10 à 15 jours supplémentaires pour qu’ils prennent leur indépendance et se dispersent. Il est alors temps de regagner les sites d’hivernage en Afrique, la migration se déroulant par petits groupes la nuit.

Après avoir connu un fort déclin entre 1970 et 1990, la population française de hérons pourprés voit ses effectifs augmenter ces dix dernières années pour atteindre aujourd’hui près de 3000 couples. 

Etienne Clément

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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