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Une semaine, une espèce

Hirondelle de rivage

hirondelle de rivage etienne clement.jpgDate de parution dans le JHM : 10 juillet 2016

C’est la plus petite des hirondelles qui fréquentent notre territoire. Ce n’est pas la plus connue non plus et pour cause puisqu’à la différence de ses deux cousines (l’hirondelle rustique et l’hirondelle de cheminée) elle n’utilise pas nos habitats. Rentrées d’Afrique vers la fin du mois de mars, les hirondelles de rivage fréquentent principalement les rives des lacs et des cours d’eau en creusant leurs nids dans les berges sablonneuses.

L’espèce a en effet la particularité de nicher dans des terriers longs de 50 à 70 cm au bout duquel elle aménage une petite chambre de ponte tapissée de végétation.  4 ou 5 œufs y sont déposés et seront couvés durant 14 jours. Les parents vont alors se relayer pour élever les jeunes. Le régime alimentaire de l’hirondelle de rivage est essentiellement composé d’insectes volants capturés en vol au-dessus des cours d’eau, des plans d’eau et des prairies. Les jeunes quittent le terrier lorsqu’ils sont âgés d’une vingtaine de jours. Une 2ème ponte intervient alors en juillet.

Des menaces multiples

Espèce protégée, l’hirondelle de rivage (Riparia riparia) voit ses populations déclinées au niveau européen. Elle est en effet très exposée aux conditions météorologiques, les nids pouvant être noyés lors de la montée du niveau de l’eau comme ce fût le cas lors de ce printemps particulièrement pluvieux.  La rectification des cours d’eaux, les enrochements ou la végétalisation des berges  conduisent également à la destruction de leurs habitats naturels et donc à la raréfaction de cet oiseau. Par défaut, l’hirondelle de rivage peut également s’installer dans certains milieux artificiels résultant d’activités humaines (sablières, gravières ou carrières).

L’hirondelle de rivage entame sa migration au début du mois d’août. De grands rassemblements peuvent alors être observés sur les étangs où elles peuvent rester quelques jours pour constituer des réserves de graisse. C’est notamment le cas sur la Réserve naturelle nationale de l’Etang de la Horre aux confins de l’Aube et de la Haute-Marne située aux confins de l’Aube et de la Haute-Marne qui accueille à la fin de l’été plusieurs milliers d’individus qui y font étape avant de regagner leurs sites d’hivernage en Afrique sahélienne.

Étienne Clément

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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