Une semaine, une espèce

Grue cendrée

grues fabrice crosetDate de parution dans le JHM : 9 octobre 2016

Sa stature imposante (1m à 1,20m de taille pour 2m d’envergure), en fait l’échassier le plus grand d’Europe. La zone de nidification de la grue cendrée (grus grus) est particulièrement étendue puisqu’elle s’étend du nord de l’Allemagne jusqu’à l’ensemble de la Sibérie. Le nid est installé à même le sol dans des zones particulièrement difficile d’accès.

La ponte a lieu de fin mars à mi-mai et compte deux œufs au maximum. Ils seront couvés à tour de rôle par les deux adultes durant une trentaine de jours. Les poussins sont nidifuges. C'est-à-dire qu’ils sont capables de quitter le nid pour suivre leurs parents peu de temps après l’éclosion. Durant trois jours, les parents vont leur donner la becquée puis ils sont aptes ensuite à se nourrir seuls. L’envol des jeunes intervient généralement au bout de dix semaines. Jusque là isolées, les familles vont alors opérer des grands rassemblements de plusieurs milliers de grues afin d’entreprendre leur périple migratoire en groupe. Si les premières escouades arrivent discrètement dès la fin du mois d’août sur le lac du Der-Chantecoq, le gros des troupes n’arrivera qu’à compter de la mi-octobre, la migration s’étalant jusqu’à la fin du mois de novembre.

Le lac du Der, escale privilégiée

De tous temps, leurs vols striant le ciel ont été associés à la fin de la belle saison. « Leurs voix du haut des airs, annoncent au laboureur le temps d’ouvrir la terre ». Cette citation du poète grec Hésiode illustre la fascination qu’a toujours provoquée le long voyage des grues cendrées. Durant près d’un mois et demi plusieurs centaines de milliers de grues vont transiter par la Champagne-Ardenne. A l’origine, ce voyage les menait vers l’Espagne et le nord de l’Afrique où elles prenaient leur quartier d’hiver. Si cette destination est toujours à leur programme, l’aménagement du lac du Der-Chantecoq a modifié les habitudes en cours puisque les premiers cas d’hivernage en Champagne ont été constatés dès le début des années 80. Au plus bas de son niveau d’eau, le lac offre un gite sécurisant pour les grues qui profitent également du couvert en trouvant leur pitance quotidienne dans les vastes chaumes de maïs et les prairies humides qui couvrent le secteur. Plusieurs milliers de grues passent désormais l’hiver en Champagne-Ardenne. Les jeunes s’émanciperont entre janvier et mars. Il sera alors temps pour leurs parents de refaire le chemin inverse pour aller entamer un nouveau cycle de reproduction.

Etienne Clément

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