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Une semaine, une espèce

Canard Siffleur

Canard siffleurDate de parution dans le JHM : 2 octobre 2016

Le Canard siffleur (Mareca penelope) doit son nom au sifflement émis régulièrement par le mâle.  Avec son bec gris-bleu, une bande jaune qui part du bec jusqu’au  dessus de sa tête rousse, son plastron rose et son corps gris, le Canard siffleur mâle en plumage nuptial ne peut être confondu avec aucune autre espèce européenne.  En plumage d’éclipse (après la période de reproduction), il ressemble à la femelle au plumage brun-roux, au ventre blanc et au bec également gris-bleu.

Largement répandue de l’Islande à la côte pacifique de l’Asie, cette espèce nordique niche dans la végétation dense aux abords des lacs et dans les marais. La femelle choisit le site où sera installé le nid, couve seule ses 6 à 12 œufs et élève seule ses jeunes qui la suivent dans l’eau peu après l’éclosion. Ils sont capables de voler à l’âge de 6 semaines environ.

Une stratégie alimentaire bien particulière :

Les Canards siffleurs, contrairement à la plupart des autres espèces de canards hivernant dans notre région, pâturent en troupes, à proximité de l’eau,  des plantes comme l’Agrostis des marais sur les zones qui se trouvent découvertes en été quand le niveau du lac du Der commence à baisser.  Le fait qu’ils soient en permanence sur les mêmes zones de nourrissage a pour effet d’augmenter la qualité nutritive des repousses.  Celle-ci étant toutefois faible, ils doivent passer entre 12 et 16 heures par jour à s’alimenter.

Le lac du Der, l’un des  principaux sites d’hivernage de cette espèce à l’intérieur des terres en France, en héberge habituellement environ un millier d’individus mais les effectifs peuvent fluctuer fortement en fonction des conditions climatiques.  Les premiers  arrivent dans notre région dès la fin de l’été.  Le retour vers les sites de reproduction  qui s’effectue par couples, ceux-ci se formant pendant l’hiver,  commence  fin janvier, les derniers s’attardant jusqu’en avril. C’est donc à partir de maintenant et jusqu’au début du printemps que l’on peut venir observer cette belle espèce sur le secteur du lac du Der.

Gérard Rolin

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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